HOT on the rocks!

interview ‘waking the misery’

mardi/02/05/2023
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entretien par téléphone avec CARBO de waking the misery

à l occasion du nouvel album PHOENIX.

Merci à Elodie de aria promotion.

Art’N Roll :  Waking the Misery !

Carbo : C’est nous.

Art’N Roll : Avec un tout nouveau line-up pour un album qui sort le 24 avril ? 

Carbo : C’est ça. Tout est juste.

Art’N Roll : Pourquoi ce changement de line-up ? Vous avez fait une nouvelle formule ?

Carbo : Le changement de line-up est lié à des départs qu’il y a eu dans le groupe entre 2020 et 2021. Des musiciens sont partis pour d’autres projets et on est arrivés, Pouky et moi, courant 2021 – Pouky à la basse et moi au chant – pour compléter le nouveau line-up. On a pris le temps de se connaître, de composer et on est là, maintenant, avec Phoenix.

Art’N Roll : Donc, on dit metalcore, néo metal ? Moi je dirais rap metal ; on a du mal à s’y retrouver ?

Carbo : C’est vrai, on toujours du mal à s’y retrouver dans les catégorisations musicales, surtout quand les line-up changent et que les influences du groupe évoluent un peu. Pour le moment, la direction qu’on prend, je dirais que c’est entre le groove metal et le néo metal.

Art’N Roll : Toujours en autoproduction ?

Carbo : Oui. On est en autoproduction complète pour Phoenix. On a tout enregistré, tout mixé et masterisé dans le studio de Kris, notre batteur. Ça nous a permis d’avoir pas mal de temps pour travailler les prises, le mastering, etc. Ça a été un bon exercice pour nous pour fonder et souder le nouveau line-up de travailler ensemble en studio et c’est entièrement autoproduit.

Art’N Roll : Comment avez-vous procédé à l’enregistrement de ce nouvel opus ? 

Carbo :  on travaille vraiment collectivement pour le groupe maintenant sur la nouvelle formation. Tout ce qui est composition c’est un travail d’équipe qu’on fait en répètes et pas en studio d’enregistrement, mais vraiment en répètes. Chacun arrive avec ses idées de riffs, ses plans de morceaux, ses trucs et machins, on brainstorme tout ça ensemble et on compose en répètes. Ce qui fait que quand on est arrivés en studio, on a vraiment fait que des prises et de l’arrangement.

Art’N Roll : C’est un album de dix titres.

Carbo : Oui, c’est un album de dix titres.

Art’N Roll : Qui dure à peu près vingt-neuf minutes ?

Carbo : C’est ça.

Art’N Roll : C’est un peu un album coup de poing, qui passe comme une lettre à la poste je dirai. On écoute le premier morceau jusqu’au dixième morceau. C’est un peu la nouvelle tendance à l’heure actuelle de ce style d’album de metal. C’est du rentre-dedans tout de suite.

Carbo : Oui, on a fait le choix d’un format plutôt court où s’alternent des compos qui avaient été commencées à travailler et composer par l’ancien line-up, plus des compos qui sont exclusives du nouveau line-up. On a voulu garder un peu des deux. C’est pour ça qu’on a appelé l’album Phoenix, en symbole à la renaissance et au renouveau du groupe. On a gardé des compos des deux line-up justement pour faire un album transition, assez court, assez concis sur dix titres et sans répit.

Art’N Roll : Il y a des titres où l’on sent une certaine mélancolie de ta part, je pense surtout à  Prisoner, The Rising, Phoenix. Les deux derniers titres te sont chers par rapport à une personne et ce que tu as vécu cet été ?

Carbo : Oui, c’est ça ! Dans Waking, je me suis prêté à un jeu qui est assez nouveau pour moi, parce que dans les anciennes formations, quand j’écrivais des textes je ne traitais pas spécialement de sujets personnels. Dans Waking, je ne sais pas, j’ai ressenti le besoin d’aller un peu plus loin dans les textes et de me découvrir peut-être un peu plus. Donc, tous les textes que j’écris pour Waking the Misery sont des textes qui sont du vécu, des émotions, des choses que j’ai pu ou qu’on a pu vivre au niveau de groupe dans nos vies et c’est ce qui alimente la création des textes. Effectivement, The Rising et Prisoner qui sont des compos exclusives du nouveau line-up et qui sont vraiment dans la veine de ce qu’on va produire par la suite, sont des titres dans lesquels il y a beaucoup d’émotions personnelles qui s’expriment.

Art’N Roll : On le ressent tout le long de l’album malgré une certaine hargne. Quand on voit vos clips, comme Prisoner, qui donne plutôt la nausée et qui est bien filmé, enfin, c’est filmé d’une façon plutôt étrange?

Carbo : On bosse avec 4:3 Films qui fait de la réalisation de clips vidéo, qui a réalisé le clip de Las Plagas et le clip de Prisoner. Pour le clip de Las Plagas on a fait le choix d’un clip très scénarisé. Avec des acteurs, des figurants, du public, une histoire, un script avec un scénario vraiment écrit. Pour Prisoner l’exercice est vraiment différent, on voulait donner une autre énergie au morceau et Prisoner a été tourné en un plan séquence, donc, ça donne une dynamique assez particulière au clip avec une caméra qui bouge beaucoup. C’est un exercice qu’on voulait essayer, quand le réalisateur de 4:3 Films nous l’a proposé ça nous pas mal plu et donc on s’est prêté à ce jeu-là.

Art’N Roll : On a l’impression d’être entre le canon de fusil, dans le genre début de James Bond et sur la nouvelle attraction d’un parc  !

Carbo : Oui, oui. (Rires) C’est dynamique, la caméra ne s’arrête pas et bouge beaucoup. Pour nous, au niveau du tournage, ça a été assez exigeant, parce qu’il a fallu tourner tout le clip en une seule prise sans couac, mais ça donne une dynamique assez particulière à la vidéo.

Art’N Roll : Tout à fait. On parlait de Las Plagas, pour moi c’est le titre le plus heavy metal de votre album. Je ne sais pas si tu es de mon avis ? Avec son début, ses solos et les voix qui sont derrière, je ne dirai pas symphoniques mais presque…

Carbo : Effectivement, il y en a qui ressortent un peu dans cette compo, c’est un des premiers morceaux composés intégralement par le nouveau line-up. On a tous des influences très variées entre Pouky, Max et Kris il y a des choses qui ressortent parfois, qui sont les influences plus de l’un ou plus de l’autre, donc, oui, ça sonne plus heavy sur Las Plagas.

Art’N Roll :  Vous avez recomposé un titre Cheese Cake ? 

Carbo : Exactement, Cheese Cake c’est un morceau qui avait été finalisé et qui tournait avec l’ancien line-up, on a décidé de le garder mais en le retravaillant pour le mettre à notre sauce. On a changé l’accordage et on a gardé la structure du morceau qui n’a pas bougé. J’ai refait les lignes de chant et une partie des textes, mais on a décidé d’en faire une réédition pour le nouveau Waking the Misery.

Art’N Roll : La plupart des groupes à l’heure actuelle sortent des singles bien avant l’album. Là, vous avez déjà sorti quatre titres. Est-ce que c’est une nouvelle façon de vouloir faire découvrir le reste de l’album ? C’est dans l’air du temps aujourd’hui ?

Carbo : Oui. Clairement. C’est vrai que la musique aujourd’hui se consomme plus… et différemment, en tout cas pour les personnes qui écoutent. Le fait de sortir régulièrement des singles ça permet aussi pour les groupes d’avoir une actualité régulière et du contenu à proposer à leurs fans. Donc, oui, c’est dans l’air du temps. On a choisi de regrouper tout ça et de faire une sortie d’album avec Phoenix pour marquer le changement de groupe, pour proposer une galette finie et avoir un produit, un album, faire une release party et une tournée derrière qui suit. Mais, effectivement, à l’avenir, on réfléchit beaucoup à faire des sorties plus régulières au format single et clip, et regrouper tout ça au fur et à mesure sur des albums qui correspondent plus à des périodes du groupe plutôt qu’à un album vraiment défini.

Art’N Roll : Vous allez le sortir chez Season of Mist ?

Carbo : Oui.

Art’N Roll : Je ne sais pas si tu as entendu dire que Season of Mist est considéré comme un supermarché capitaliste de la production par certains managers, je ne sais pas si c’est ton avis ? Qu’est-ce que tu en penses ?

Carbo : Je n’ai pas d’avis sur le sujet. Je sais que pour nous, au niveau de la promotion, on a travaillé avec Aria Promotion qui nous a proposé de travailler avec Season of Mist. Nous, on a accepté parce que ça nous permettait d’avoir la distribution de notre CD en physique dans des grands points de revente. Je peux comprendre le discours pour le côté un peu supermarché des grosses plateformes comme ça, mais en même temps, c’est ce qui permet de rendre son album accessible facilement pour son public.

Art’N Roll :  Vous avez un side-project en prévision apparemment ? Cette année ?

Carbo : Oui.

Art’N Roll : Avec d’autres artistes ?

Carbo : Oui ! complètement. On a un side-project sur lequel on a déjà commencé à travailler et on a quelques compos. L’objectif c’est de proposer en digital sur les plateformes, une playlist sans fin qui sera alimentée de titres 100 % exclusifs – donc qui ne seront pas sur un album de Waking the Misery ou à venir – mais qui soit une compilation de morceaux qui seront faits en featuring avec des artistes d’univers divers et variés, des gens qu’on a pu rencontrer sur des plateaux, sur des festivals, dans des soirées et pour partager, le temps d’un morceau avec ces artistes-là.

Art’N Roll : Vous allez participer au Voices of Hell pour le Hellfest, qui est un grand concours, donc on est amenés à voter et j’espère qu’on va voter pour vous. Je suis le premier à l’avoir fait.

Carbo : Écoute, on te remercie du fond du cœur !

Art’N Roll : Le Hellfest pour toi ?

Carbo : Le Hellfest, c’est effectivement un rêve pour les groupes de jouer là-bas ! Jouer sur un festival de trois ou quatre jours, selon les années, avec des programmations qui sont du tonnerre et des scènes qui sont du tonnerre ! Le tremplin, il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus, donc on y participe en donnant toutes nos forces et tout ce qu’on peut pour y jouer. Eh, oui ! ce serait un gros kif pour nous de pouvoir participer au Hellfest !

Art’N Roll : Je l’espère. Quelle est ta position par rapport à ce festival avec tout ce dont on entend parler, avec ce groupe français Birds in a Row par exemple, qui a refusé de jouer cette année. Je ne sais si tu en a entendu parler ?

Carbo : Oui, j’en ai entendu parler. J’ai vu qu’ils avaient annulé leur passage au Hellfest. Ce que j’en pense ce n’est pas grand-chose. C’est leur droit d’être en désaccord avec l’organisation du Hellfest. Moi, en tant que public dans un premier temps, j’aime aller au Hellfest et je passe à chaque fois des super moments et je trouve que c’est important après ce qu’on a pu vivre ces dernières années de restriction et d’arrêt du milieu culturel. Ça reste important d’avoir des événements où on peut se retrouver comme ça. 

Il ne faut pas oublier qu’il n’y a pas que le Hellfest non plus en France. Il y a énormément de petits festivals qui se démènent, je pense à plein de festivals et notamment le Mennecy Métal Fest, où on a joué il y a deux ans, qui se démènent pour faire vivre la scène musicale. Il ne faut pas réduire la scène et les concerts métal au Hellfest. Il y a énormément d’assos qui se crèvent le cul tous les jours et qui méritent d’avoir du public, de la visibilité et de pouvoir continuer à faire ce qu’elles font.

Art’N Roll : On le souhaite pour l’avenir, bien sûr tu as tout à fait raison. On remarque que vous avez beaucoup de partenariats, par exemple avec Skull Strings, beaucoup de groupes prennent leurs marques avec, ce sont des guitares c’est ça ?

Carbo : Alors Skull Strings ce sont des cordes de guitares.

Carbo : Notre bassiste et notre guitariste ont leurs jeux de cordes signature chez Skull Strings. Ce sont des super produits qui sont fabriqués en France et une super équipe qui est vraiment à l’écoute des besoins des groupes, pour les cordes, notamment en termes de tirant, etc. On a la chance de pouvoir bosser avec eux pour nos jeux de cordes. On a aussi d’autres partenariats. C’est vraiment top d’avoir accès à du matos de qualité qui est fabriqué en France pas très loin de chez nous et qui nous permet de pouvoir aller toujours un peu plus loin en recherchant un son, un toucher, pour la guitare ou pour la batterie. On remercie vraiment tous ces endossements, tous ces sponsors qui nous soutiennent et qui nous permettent d’avoir du super matos pour jouer au quotidien.

Art’N Roll : Est-ce qu’à l’avenir tu aimerais intégrer un deuxième chanteur et un synthé ?

Carbo : Ce n’est pas au programme.

Art’N Roll : Je vois bien votre style avec… alors pour être tout à fait honnête avec toi, la première fois que j’ai écouté votre groupe, j’ai tout de suite pensé à des groupes de rap metal américains dans le style hollywood  undead ! je ne sais pas si c’est ton avis ?

Carbo : Oui, ça fait partie des influences et des groupes que moi j’écoute. Oui, on n’est pas fermés au sujet, après on n’y a pas encore réfléchi. Pour le moment on est plus dans l’optique d’intégrer un deuxième gratteux pour pouvoir avoir un son un peu différent et laisser à Max, notre guitariste, beaucoup plus de liberté sur les parties lead qu’il apprécie. Dans l’immédiat, le sujet des mois à venir, c’est la formation et l’intégration de notre deuxième guitariste et pour la suite on n’est pas fermés, toujours pour faire évoluer le son, de caster des nouveaux membres.

Art’N Roll : Alors, j’ai la pochette là, dans les mains, je la trouve très belle. On doit invoquer quelque chose on allume une allumette avec Waking the Misery, il y a un message derrière cette pochette ?

Carbo : Oui, oui, il y a un message. Tout ce qui est visuel, l’artwork de l’album a été intégralement réalisé par Kris notre batteur. On voulait un visuel simple, qui se lise facilement sur la jaquette, qui soit sans fioritures et en même temps qui soit un clin d’œil à tout ce qui a pu se passer et à tout ce qui se passe encore au sein du groupe. On trouvait que la nouvelle allumette craquée du paquet Waking the Misery c’était un symbole fort qui nous parlait, on a choisi de faire tout le visuel et l’artwork de l’album autour de ça.

Art’N Roll : En espérant que cet album va bien marcher, il sort donc le 24 avril.

Carbo : Le 21 !

Art’N Roll :  Une tournée qui s’annonce ? Et si tu as un dernier mot à ajouter pour défendre cet album ? 

Carbo : Eh bien, oui. On sera sur scène le 21 avril au Stock à Mennecy pour la release party de Phoenix. On sera entouré de nos copains de Dagara et de Onigami pour animer toute la soirée. Ça sera la première scène de la tournée de Phoenix qui va suivre derrière. On communiquera sur les réseaux du groupe sur les différentes dates qui vont intervenir sur l’année au moment opportun. On donne rendez-vous à tout notre public et à ceux qui ont envie de nous découvrir au Stock à Mennecy.

Art’N Roll : Écoute, je vous souhaite le meilleur pour l’avenir. 

Carbo : On te remercie. Merci pour ton temps.

Art’N Roll : Merci. Merci beaucoup.

Carbo : Je te remercie. Bye.

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