Interview de Dead Tree Seeds

mercredi/07/07/2021
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Art’N Roll: Pouvez-vous commencer par une rapide présentation du groupe ?

François : Moi c’est François je suis guitariste dans le groupe et le dernier arrivé.

Aurélien : Moi c’est Aurélien aussi guitariste et je suis arrivée fin 2014 dans le groupe.
Pour présenter le groupe, Dead Tree Seeds est un groupe de Thrash, metal oldschool. À la base, il y avait un groupe qui s’appelait Triakanthos qui a splitté et il ne restait plus que deux membres, Alex à la batterie et Nico a la guitare et ils ont décidé de fonder un nouveau groupe.

François : Triakanthos c’est le nom d’un arbre. Comme l’arbre est mort, ils sont partis sur les graines de l’arbre mort d’où le nom Dead Tree Seeds.

Aurélien : Tout cela a eu lieu en 2010 et il y a eu un album « Seed of Thrash » qui est sorti en 2013 et voici le second « Push The Button ».

ANR : Comment arrive-t-on à se trouver sa propre identité quand on fait du Thrash sachant que c’est un mouvement bien ancré depuis des années avec un public de puristes ?

François : On en joue depuis que l’on est ados donc a grandi avec tous les plans de Megadeth, Slayer, Metallica et au bout d’un moment on se fait notre patte a nous.

Aurélien : On écoute pas forcément que ça non plus du coup notre musique c’est un mélange de toutes nos influences. Tu peux avoir un riff d’intro qui fait penser à Megadeth, un break qui va faire penser a Slayer, mais ça reste un mélange de tout ça.

ANR : Que pouvez-vous me dire sur cette pochette de l’album ?

François : Je crois que c’est une allégorie de Trump. À une époque Trump avait dit « si avec la Corée du Nord ça ne va pas, j’appuie sur le bouton et il n’y aura plus de Corée du Nord ». À un moment donné, on peut se poser la question, à quel moment un homme peut péter un câble et arriver à la destruction d’un pays mais ça va au-delà car derrière cet homme, il y a une espèce d’ombre, une éminence grise, une sorte de world company qui contrôle tout ça.
Est ce que ce qui nous gouverne, nous gouverne réellement ?

Du coup, est ce que « Push The Button », c’est la voix de l’éminence grise ou autre chose. C’est la question que l’on se pose.

ANR : Les paroles sont écrites par votre chanteur mais pouvez vous me dire un peu de quoi parle les morceaux ?

Aurélien : « Thru God For Vengeance » ça parle de fanatisme religieux, du terrorisme. « Wailing Wall », c’est le mur des lamentations donc pareil ça parle des conflits, de quelqu’un qui naît sur une terre qui est en guerre.

François : « Fangs Of The White Wolf » ça part de la ruée vers l’or du Klondike avec Jack London. C’est en lisant Croc-Blanc qu’il a justement écrit les paroles.

Aurélien : Ensuite « Enemies of Rome » c’est un peu plus historique, ce sont des esclaves qui se rebellent.

François : Après nous sommes dans les codes du Thrash Metal qui est une musique engagée et on n’a absolument pas la prétention de dire que l’on invente quelque chose, on fait du Thrash et c’est ce que l’on aime et c’est clairement revendiqué que c’est Old School. C’est vrai que les codes existent, on les aime et on les voulait dans le disque. Plutôt que d’appeler l’album avec un nom qui représenterait un concept.

ANR : Sur « No Time To Complain » votre musique est un petit peu moins speed, on y sent plus de lourdeur, est-ce quelque chose de naturel où plutôt réflechi ?

Aurélien : Pour ce morceau c’était réfléchi. Autant certains morceaux, c’est composé au feeling, mais pas celui ci.
Après si sur tout l’album il n’y a que des morceaux rapides qui tabassent ça peut être répétitif d’où l’idée de faire une intro un son clair qui démarre un lentement.

ANR : Et comment cela se passe la composition entre vous deux ?

François : Pour cet album-là étant donné que je suis arrivé en Septembre 2019, l’album était déjà fait.
Mais on a déjà un EP en préparation qui va sortir en Février et on a une dizaine de morceaux pour un troisième album.

Aurélien : Pour la compo il va composer une chanson, je vais en faire de même. Parfois, tu peux bloquer sur un passage et tu l’envoies a l’autre pour qu’il envoie ses idées, mais souvent, on essaie de rendre quelque chose de complet.

François : Le Thrash c’est une musique d’assemblage et beaucoup de groupes doivent fonctionner comme ça. Ca t’arrive de trouver un riff qui est super mais tu n’arrives pas à l’enchainer donc tu vas le garder en réserve et six mois après ça va être l’illumination et tu vas pouvoir l’exploiter.

ANR : Au milieu de l’album on retrouve « The Way To Eternity », morceau instrumental qui sonne plus Heavy que Thrash, pourquoi ?

Aurélien : A la base j’ai trouvé l’arpège. Je me suis dit que je pouvais le garder pour une intro ou pour un interlude puis j’ai trouvé une suite et j’ai commencé à improviser un solo dessus et en tant que gratteux j’aime bien l’instrumental oldschool. Et je me suis dit pourquoi pas comme Testament sur « The New Order » faire pareil, un petit interlude.
Je trouve que ça fait une petite pause au milieu de l’album. Comme s’il y avait une face A et une face B.

ANR : Quels sont les projets du groupe hormis l’EP que vous avez déjà annoncé ?

Aurélien : Tourner pour défendre l’album. Mais en attendant de reprendre, on bosse sur des compos.
Les grandes lignes sont l’EP en Février 2022 et ensuite un album.

ANR : Pour finir, avez-vous d’autres activités artistiques que la musique ?

François : Oui ! Je pratique l’illusionnisme depuis 20 ans. C’est de l’illusionnisme de proximité donc le close up, le mentalisme.

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