HOT on the rocks!

Interview de Trank

samedi/02/07/2022
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De passage au hellfest ,j en profite pour aller

taper la causette avec Johann et David du groupe

TRANK .Mon gros coup de cœur post – covid de

l année 2020 et dont l album ‘ the ropes‘ à eu

d excellentes critiques ,fortement mérités !!

Merci à Roger de replica promotion.

            Art ‘N Roll : Comment ça va, depuis que je t’ai eu au téléphone au mois de janvier , Depuis la sortie de Monolith

Johann : Exactement. On avait bien discuté. Écoute ça va, impec ! On a pas mal de trucs sur lesquels on a bossé ces derniers temps, qui vont sortir dans les semaines qui viennent. Il y a quelques mois on a fait un live. C’est un live en studio, où on jouait tous ensemble dans la salle. Et, on a tourné en audio et vidéo, ça va sortir en clip. 

En tout cas, on va sortir un titre bientôt et ensuite le reste sortira régulièrement. Après, on a trois morceaux qui sont enregistrés, ou en tout cas, presque finis d’être enregistrés et déjà clipés, qui devraient aussi sortir dans les semaines qui arrivent. Donc, on essaye de s’occuper. 

David : On s’occupe un petit peu ! Oui. (Rires) 

Art ‘N Roll : Au niveau des concerts, ça a repris ? 

Johann : Les concerts, eux, ont repris. Nous, notre camarade Michel, notre chanteur a des soucis d’oreilles en ce moment, donc on a dû reporter certains trucs. Normalement, ça devrait se régler correctement d’ici la fin de l’été, mais pour l’instant, on a dû mettre quelques concerts entre parenthèses, mais ça va revenir. 

Ce qu’il faut savoir c’est que moins on joue, plus on est motivés pour jouer à nouveau. Après deux ans de confinement, plus deux trois mois d’arrêt pour des raisons médicales, je pense que là, après, quand ça va repartir, ça va repartir ! 

Art ‘N Roll : Le troisième album on s’attend à quoi ? 

Johann : Alors, bonne question, on s’attend à quoi ? 

Art ‘N Roll : À une suite ? 

David : Pas seulement une suite, non !

Johann : On essaye de continuer à évoluer et on ne se met pas de barrières. Comme on a beaucoup de mal, à définir notre style précisément, on en avait discuté, à mettre une étiquette dessus. On se dit que, en fait, ce n’est pas très grave et on continue à faire les morceaux qui nous plaisent. Non pas qu’on ait envie de faire de la polka ou du free-jazz, ce n’est pas le sujet. Mais, en tout cas, on essaye de se donner la possibilité d’aller dans une direction ou une autre. Finalement, ça nous va.  Autant que ce sont des morceaux qui marchent quand on les prend individuellement. Si on est contents nous du résultat, a priori – après, on ne sait jamais comment ça sera reçu – mais, en tout cas, on essaye de faire des trucs qui nous paraissent intéressants pour l’auditeur, quel que soit le style précis. 

Art ‘N Roll : The Monolith a été bien reçu, apparemment j’ai lu de très bonnes critiques?

Johann : Oui ! 

Art ‘N Roll : Ça doit faire plaisir, j’imagine ? 

Johann : C’est bien plus que ce à quoi on s’attendait. Non pas qu’on fasse de la musique en se disant que ça va être pourri, mais de voir que d’autres gens trouvent que finalement ce qu’on fait c’est pas mal, ça fait toujours plaisir ! 

En plus de ça, sur l’édition Monolith il y avait le CD original de l’album qui était paru un an avant et un CD bonus avec des remix. C’est vrai qu’en le faisant on s’est dit : “ Bon ! Pour nous ce sont des morceaux qui – selon nous – marchent. Mais le principe du remix c’est de faire un style plus électro, alors, est-ce que ça va parler aux gens ? ”  Et puis, finalement, on a eu de très bonnes critiques.  Donc, c’est très bien, ça veut dire aussi que, même si parfois on essaye de mettre des étiquettes sur les groupes, que les gens écoutent juste de la musique et qu’ils ne sont pas forcément fermés à d’autres trucs, et c’est bien ! 

David : C’est à double tranchant aussi de ne pas avoir d’étiquette. Nous, ça nous va bien parce que ça nous permet d’avoir un public plus large, mais après, professionnellement parlant, c’est autre chose. Avec les boîtes, les maisons de disques c’est beaucoup plus compliqué. Pendant l’année qui vient de passer, on a vu ça et c’est un peu plus compliqué. Justement, parce qu’on n’est pas dans une ligne metal, heavy metal ou prog ou pop, qu’il y a un peu de tout. 

Art ‘N Roll :  C’est pour ça que c’est intéressant, parce que vous avez votre propre style?

David : Au niveau professionnel c’est plus compliqué parce qu’il faut être dans une case. 

Art ‘N Roll : On est tout le temps en train de nous dire : quel style c’est ? On a beau chercher… C’est Trank ! 

David : Même nous on ne sait pas ! Voilà. C’est Trank ! 

Art ‘N Roll : Vos mélodies… 

David : Notre univers… 

Art ‘N Roll : Voilà, votre univers à vous. Comme je disais à Johann, c’est extraordinaire avec des morceaux superbes qui s’écoutent… 

Johann :   Merci beaucoup ! 

David : C’est cool. 

Art ‘N Roll : Le nombre de fois où j’ai écouté le dernier album, mais c’est inimaginable ! 

Johann :  Merci. 

David : Super, c’est gentil ça ! 

Art ‘N Roll : Et, j’attends vraiment le troisième avec impatience. 

Johann : Nous aussi ! 

David : On est dessus ! 

Johann : Oui. Et, ce qu’on essaye de faire, justement, c’est de se mettre toujours à la place de l’auditeur et de se demander : qu’est-ce que ça va lui évoquer ? Est-ce que ça va le booster ? Est-ce que c’est un truc plus pour se poser ? Je ne sais pas ?  Pour une introspection ? 

David : Est-ce que tu vas écouter ça quand tu es dans ta bagnole, en train de faire le ménage ? Quand tu prends ta douche ou en train de te faire cuire des pâtes ? Quand tu as envie d’être plus tranquille  

Johann : Tu peux écouter Trank toute la journée, en fait, c’est ça notre but ! 

David : Que tu ne sois pas soûlé au bout de trois chansons, parce que c’est toujours pareil. Voilà.   On essaye qu’il y ait beaucoup de choses. 

Art ‘N Roll : Là, on est au Hellfest, c’est votre première ? 

David : Oui. C’est la première au Hellfest. 

Johann : Dans l’audience, parce qu’on n’est pas encore sur scène. Mais, franchement, on est hyper impressionnés par la taille du truc ! Par l’organisation, la machine que c’est ! C’est hyper impressionnant. Et, en fait, ce qui est très drôle, c’est que tu retrouves une communauté, alors qu’il y a énormément de groupes qui jouent, qu’il y a un public immense. Des groupes dans des styles très différents, même si on dit que c’est quand même principalement du rock metal, il y a vraiment des trucs très différents. 

Mais, il y a cette espèce de bonne ambiance globale, où les gens sont tous là – on rigolait tout à l’heure avec David – tu as des gens qui sont habillés, si tu les vois dans la rue, ça fait peur ! Et puis en fait, tu les vois, qui courent après quelqu’un en disant : “ Attention tu as perdu un truc ! ” Ils sont tous gentils. C’est vrai que ça contraste énormément avec la perception que la population générale a de ce monde-là. Et c’est vrai que c’est très, très, agréable en fait. C’est cool ! 

David : Tout le monde est très gentil, très serviable. Bon, c’est un côté qu’on connaît, mais là, de les voir réunis avec autant de monde. Ça confirme que ce ne sont vraiment pas des monstres et on ne fait pas partie des monstres non plus. On peut faire du bruit avec des grosses guitares sans être des monstres. Au contraire ! Il y a vraiment une sympathie entre tout le monde, c’est super. Il y a une entraide. 

Art ‘N Roll : On espère un jour voir Trank au Hellfest ! 

Johann : Nous aussi ! 

David : On ne te cache pas que nous aussi on aimerait bien être sur une scène, au Hellfest ça serait…

Art ‘N Roll : Peut-être en 2023 ? 

David : Ce serait top ! 

Johann : Ce serait bien. C’est sûr que cette édition 2022 était une édition un peu compliquée. Alors c’est sur deux week-ends, donc deux fois plus de groupes. Mais, il y avait surtout des groupes qui étaient déjà programmés en 2020-2021, qui du coup ont dû… 

Art ‘N Roll : Ils auraient pu faire appel à vous avec tout ce qui a été annulé ? Le nombre de groupes français auxquels ils ont fait appel après les annulations ! 

Johann : Ouais, c’est vrai. Mais, tu sais… 

David : C’était un peu dans les tuyaux à un moment donné, mais… voilà

Art ‘N Roll : Quitte à jouer à dix heures du matin ce n’est pas grave. 

Johann : Oui, mais même à dix heures, nous ça nous va… On croise les doigts pour l’année prochaine.  

Art ‘N Roll : On croise les doigts pour 2023. 

David :  Oui. Exactement.

Art ‘N Roll :   La sortie de l’album ? On a une date ? 

Johann : On n’en sait rien. 

Art ‘N Roll : On ne dit rien pour l’instant ? 

Johann : Non, mais en fait…

Art ‘N Roll : Ni le titre ? 

David : Alors, là ! Encore moins.

Johann : Mais en fait, pour l’instant, il y a quatre morceaux qui sont finis. L’enregistrement est en passe d’être finalisé, ils vont sortir en single dans les mois qui viennent. Ensuite, on a une quinzaine de morceaux qui sont en chantier à des niveaux différents. Donc, il va falloir les finaliser et après se dire : “ Bon, qu’est-ce que qu’on met sur un album pour que ça soit cohérent et qu’on raconte quelque chose de sympa. ” Mais, pour l’instant, il y a encore un peu de boulot là-dessus.  Je pense que d’ici fin 2022 on aura les singles qui seront sortis, et puis, entre-temps, on aura fini les compos. De toute façon, on compose tout le temps, même si on vient de finir un album. Donc, finalement, on verra une fois qu’on a une quantité de morceaux qui nous va. 

David : On n’est pas sur une règle de travail en se disant : “ Là, il faut composer. ” On compose en permanence en fait. Dès qu’il y a des idées, on y va. David se lève au milieu de la nuit quand il a de l’inspiration pour composer des trucs. 

Art ‘N Roll : Tu lui envoies un petit morceau ... 

Johann : Oui. Il l’enregistre. 

David : Oui. Le lendemain, pas trop tôt. Je leur envoie les pistes qui sont faites, mais pas trop tôt, parce que sinon ça fait mal. 

Art ‘N Roll : Ça fait mal aux oreilles ? 

David : Au réveil “ Ouah ! Non. C’est de la merde ! ” (Rires) Non, non. Je leur envoie ça, ils prennent le temps d’écouter, on en parle. 

Art ‘N Roll : Le line-up n’a pas changé ? Ça va rester Michel, avec ses oreilles, ça va ? 

David : Non, il va se soigner. Ça va aller. 

Johann : Oui. Pour l’instant on continue comme ça. Et puis, voilà, on reste hyper curieux de voir ce que l’on peut produire tous ensemble. Parfois, Il y a des morceaux qui viennent de Julien, David ou de Michel, on se dit : “ Ce n’est pas du tout ce à quoi je m’attendais, mais en fait, il y a un truc vraiment sympa. ” On est curieux de voir ce qu’on va pouvoir trouver ensemble et puis essayer de faire quelque chose qui plaise. 

Art ‘N Roll :  On attend ça avec impatience. 

Johann : Nous aussi. 

David : On y travaille. Pas de problème. On bosse là-dessus. 

Art ‘N Roll : Ok. Tu veux ajouter un dernier mot ? Tu as un message à faire passer pour Art’ N Roll ? 

Johann : Le message c’est surtout à toi, parce que c’est vrai que ça fait quelques fois que tu nous parles et que tu nous chroniques et à chaque fois c’est toujours un plaisir, donc : merci énormément.

David : Tu nous suis. 

Johann : Oui. Mais indépendamment de ça. Ton activité c’est du temps passé, c’est de l’énergie pendant des week-ends comme ça tu es bien occupé. On dit toujours que les musiciens sont des passionnés, mais les fans de musique en général dans le milieu de la communication, le sont tout autant. Ça fait plaisir d’avoir des gens qui comprennent ce qu’on fait, qui sont contents, et, qu’on puisse se parler régulièrement. 

Art ‘N Roll : C’est sûr.  De toute façon on aura l’occasion de se revoir. Pour la fin de l’année ou le début de l’année prochaine. Et, ici, sous n’importe quelle mainstage !!

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