HOT on the rocks!

Interview du groupe Hell Of A Ride

vendredi/31/07/2020
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Djej a accepté de répondre à nos questions et de nous en dire plus sur le dernier album de Hell Of A Ride. 

Art’N Roll : Hell Of A Ride a dix ans d’existence, que peux tu me dire sur ce chemin parcouru ?

Djej : On va dire que ça a vraiment décollé en 2011 donc ça fera dix ans en 2021. A l’époque, Laurent, Nore et moi on jouait dans d’autres formations qui se sont arrêtées. On se connaissait tous via nos groupes, par exemple Nore et son groupe avait le même manager que mon groupe et Laurent répétait dans le même studio que nous.  Nos groupes se sont quasiment arrêtés en même temps ce qui fait qu’un soir on s’est retrouvés dans un bar en évoquant l’envie de monter un projet commun sans vraiment savoir ou on voulait aller.

Et un soir au bar, on a rencontré un mec un peu buriné qui a commencé à nous raconter sa vie. Et en fait, cette rencontre a été complètement dingue car ça a été la base de l’histoire que l’on a voulu raconter avec HOAR. On raconte ce personnage qui vit un peu à travers nous, c’est une épopée rock, notre musique c’est la BO de son périple mouvementé.

ANR : Ce personnage se surnomme Mad Dog, peux-tu me le présenter plus en détail ?

Djej : L’EP « Fast As Lightning » c’est le départ de l’histoire du personnage ou il se fait voler sa caisse. On a sorti une version numérique de l’EP en 2011 et la version physique est sortie en 2013 avec une partie live acoustique. Effectivement, le premier clip de « Fast As Lightning » raconte le début de cette histoire avec le personnage qui apporte sa voix sur le premier titre, il raconte qui il est.

C’est le mec buriné par la vie qui a vécu, qui en a marre et le vol de sa voiture va le faire renaitre de ses cendres ce qui fait échos avec le logo depuis le début du groupe et il va se mettre à la poursuite des nanas qui lui ont volés sa caisse. L’histoire continue après sur l’album « Bête Noire », c’est son journal de bord que l’on retrouve dans le booklet du cd et qui se poursuit toujours sur le dernier album.

 ANR : Ce dernier album s’intitule « Nine Of Cups » Mad Dog est toujours là et a récupéré sa voiture et il parait moins déprimé ?

Djej : On le quitte sur « Bête Noire », on ne sait pas s’il est vivant ou s’il est mort. Ça se termine sur « Rain Of Fuel » et Mad Dog a en quelque sorte disparu.

On le retrouve dans les lymbes ou dans une espèce de coma, il est passé dans les sept cercles de l’enfer, ce qui met en avant un coté un peu plus mythologique par rapport à son histoire.

On essaie donc de le sortir un peu de ces lymbes pour arriver a ce coté aussi mythologique. On vient de sortir un clip ou ça parle de Mad Dog mais c’est un autre personnage qui intervient, il y a un rapport avec l’enfer de Dante. Les thèmes principaux c’est le libre arbitre, le destin, la détermination, l’échec, l’abandon et le rapprochement. C’est l’énergie que l’on voulait transmettre dans cet album.

ANR : Votre concept est super bien foutu, est-ce un travail collégial ?

 Djej : La base de la rencontre avec ce mec et de l’histoire c’est moi qui l’ai lancé, pour l’histoire c’est pas mal moi aussi.

Mais sinon, on essaie aussi de raconter nos vies à travers ce personnage que l’on a créé après cette rencontre. C’est lui à travers nous et vice versa.

ANR : Tu me disais que sur le dernier album « Bête Noire » amenait doucement à cet album, cette fois ci l’album se termine avec « Hysteria » et The Fire », que cela nous annonce-t-il ?

Djej : On est déjà partis sur de nouvelles compos. Les thèmes sont très importants dans ce que l’on veut raconter donc oui je pense que l’on va continuer à raconter son histoire.

ANR : Musicalement on a assisté à un virage un peu plus moderne, qu’est qui vous a fait évoluer dans ce sens ?

Djej : Tous à l’unanimité, même si on a nos influences, il y a eu le dernier album de Bring Me The Horizon. Alors, sans aller à franchir un gap aussi fort qu’eux, on a eu envie de bosser sur de nouvelles sonorités. On avait envie de tester d’autres trucs et dans le processus de composition on en a parlé avec Charles par rapport aux thèmes que l’on souhaitait aborder et on en est venu à envisager des collaborations avec d’autres mecs pour apporter cette couleur moderne avec des morceaux plus différents.

ANR : Charles Kallaghan Massabo votre producteur avec qui vous bossez depuis le début, est-il le cinquième membre du groupe ?

Djej : Oui car on développe avec lui HOAR. On kiffe son taf depuis le début. C’est un vrai producteur au sens large du terme. Ce n’est pas le mec qui va pousser deux boutons et s’en foutre. C’est un mec qui va totalement s’investir dans la production de ton album et proposer des choses, qui va amener des idées de compos ou nous dire quand c’est de la merde.

ANR : Vous êtes cinq mais c’est bien de voir que vous ne restez pas entre vous et que vous n’hésitez à intégrer des gens pour créer.

Djej : Oui c’est ça, c’est le plaisir de collaborer avec des artistes qui ne sont pas nécessairement de la scène metal rock. C’est bien par rapport à la sensibilité et à ce que l’on veut raconter et ce que l’on veut transmettre. Je ne sais pas comment ça va se passer par la suite mais on avait envie de sortir des sentiers battus.

ANR : Le visuel est vraiment canon, très abouti comme tout le reste. Que peux tu me dire à ce sujet ?

Djej : On a la chance dans le groupe d’avoir plusieurs personnes qui ont des métiers qui ont des facilités par rapport à ça. Par exemple, moi ça fait 25 ans que je fais du dessin animé. Lone et Nore sont graphistes. Pour le clip de « Aphrodisiac Cadillac » Nore est allé voir des tutos de motion design pour faire comme un tatouage pour les paroles défilent sur la peau de notre ami Joris qui a tourné pour le clip. On essaie vraiment de faire un max de truc par nous-même, on se fait un point d’honneur à toujours proposer quelque chose de visuellement de qualité.

ANR : Même si la situation est compliquée, quels sont les projets à venir ?

 Djej : On avait déjà des projets avant le Covid, on s’était déjà fait un planning de sorties donc malheureusement tout s’est arrêté.

Ça fait presque deux ans que l‘on fait une cover de Bruno Mars en live qu’on reprend à la sauce HOAR donc on voulait sortir une nouvelle cover et sortir un single avant l’été. Donc tout est en stand-by mais dès que possible on va rapidement se remettre au travail. Mais on a tout de même continué à produire des trucs, perso j’aime bien enregistrer sur mon téléphone, les autres ont également continués de leur cotés. Thibaut en a profité pour terminer le studio, c’est d’ailleurs lui qui a masterisé l’album. On va enfin avoir notre studio.

ANR : Un mot de la fin ?

 

Djej : Prenez soin de vous ! Et notre leitmotiv depuis le début « Never Give Up Never Surrender » !

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