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Interview avec Vincent et Etienne du groupe AqME

vendredi/13/10/2017
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Quelques jours après la sortie de leur huitième album, intitulé AqME, Vincent Peignart-Mancini (Chant) et Etienne Sarthou (Batterie) ont répondu aux questions d’Art N Roll pour présenter le projet. Vous pourrez les retrouver le 4 Novembre à La Maroquinerie avec Headcharger!

 

Art N Roll: Avant d’entrer dans le vif du sujet je pense qu’il faut que vous nous racontiez comment vous avez vécu le Download ? Est-ce qu’il y avait une forme de déception dans le fait d’être sur la petite scène ? Qu’avez-vous ressenti en voyant autant de monde affluer ?
Vincent : Aucune déception, au contraire il y avait même un petit côté « on vous avait prévenu que ce serait mortel ». On jouait à un bon horaire, le deuxième jour du festival, on ne pouvait pas mieux tomber. J’ai passé la tête à travers la loge juste avant le concert, et en me voyant les gens se sont mis à crier. Je me suis dit que ça allait être incroyable.
Etienne : On est juste content de participer à ce genre d’évènements. Bien sûr on aurait préféré jouer sur la grande scène, mais il vaut mieux jouer sur la petite, et la blinder au point que des gens viennent nous dire qu’ils n’ont pas pu nous voir parce qu’il y avait trop de monde. Sur une petite scène, tu n’as rien à perdre et tout à gagner.

 

ANR: Vincent, dès le début du concert tu étais déjà dans la foule. Comment est-ce que tu envisages ton rôle de chanteur/frontman ?
Vincent : Comme un mec qui fait ce qui l’éclate et qui vient le partager avec beaucoup de gens. La partie la plus dure c’est de composer, trouver les bons mots. Quand tu arrives au bout du truc et que tu viens partager, c’est là que se trouve la véritable satisfaction. Un concert c’est beaucoup de travail en amont et que du bonheur dans l’instant. Heureusement, car quand tu vois tous les efforts que ça nécessite, les transports, les problèmes de camion (rires), il faut que ce soit le meilleur moment de la journée.
Etienne : Vincent nous facilite la tâche en étant quelqu’un qui va vers les autres, qui engage le public à le suivre. Pour les 3 autres c’est plus facile, on a moins à faire.
Vincent : Je n’ai jamais eu de groupe avant, où j’étais tout seul à parler., Charlotte dit quelques mots, Julien est perdu dans ses cheveux, ça me convient parfaitement, je suis manager de foule ! (rires)

 

ANR : Quand le concert a commencé il y avait pas mal de problèmes de son, on ne t’entendait pas chanter…
Vincent : Qui a fait le son ? parce qu’il est viré (rires)
Etienne : On a eu de gros gros soucis sur scène…

 

ANR : Ce que je voulais dire, c’est que ton implication sur scène fait vite oublier tout ça, et on ne retient que ton énergie.
Vincent : On n’est pas là pour faire nos princesses, on prend ce qu’il y a. C’est sûr que pour nous c’était désagréable, mais l’important c’est d’emporter les gens avec toi.
Etienne : En 15 ans c’était la première fois qu’on rencontrait autant de problèmes sur scène. On avait l’impression qu’on nous sabotait le travail. On naviguait au radar. Notre musique n’est pas faite pour des concerts en plein air, l’ambiance est super, mais il vaut mieux aller dans des salles pour écouter de la musique. Et surtout à La Maroquinerie le 4 novembre. (rires)

 

Faire un album éponyme au bout du huitième, c’est à la fois un manque d’inspiration et une inspiration de génie.

ANR : Pouvez-vous nous expliquer le choix du nom de l’album. C’est un message très fort de sortir un disque éponyme, comment s’est passé le processus de décision ?
Etienne : Ce n’était pas prévu, c’est une solution qui s’est imposée au fil du temps. On a travaillé avec le photographe Yann Orhan, qui met toujours une photo de l’artiste qu’il photographie en avant sur la pochette. On avait déjà évoqué la possibilité de faire un album éponyme, on l’a même fait pour chaque nouvel album. Pendant la séance photo Charlotte est revenue à la charge, le label aussi, et quand on s’est remis au cœur du disque, notamment avec les paroles on a vu que ça tombait sous le sens.
Vincent : Un peu comme une coïncidence forcée.
Etienne : Faire un album éponyme au bout du huitième, c’est à la fois un manque d’inspiration et une inspiration de génie.
Vincent : Après 5 ans de line-up stable, c’est aussi une volonté de s’affirmer pour AqME. L’album s’appelle AqME parce que c’est juste nous.

 

ANR : C’est un album très réussi, et sûrement plus accessible, voire même capable de séduire un public plus large
Vincent : On essaie de passer sur NRJ, je ne te le cache pas (rires)
ANR : RTL 2 est partenaire du Hellfest, si vous voulez frapper à leur porte (rires)
Vincent : Ah ouais ? Attention, Patrick Bruel est annoncé au prochain Hellfest (rires)
Etienne : Ils ne passent pas un artiste de moins de 50 ans
Vincent : Et quand-est-ce que tu as 50 ans toi ? (rires)

 

ANR : 8eme album studio, en 17 ans de carrière, ça commence à faire ! Etienne, tu as composé la grosse majorité des titres, comment est-ce que tu travailles ? Est-ce que cette manière de travailler a évolué ?
Etienne : Ma façon de travailler n’a pas évoluée, mais ma volonté de faire quelque chose change avec chaque album. Je bosse quand j’ai des idées, quand je reviens de concert, je ne m’arrête jamais d’écrire. Dès la fin de « Dévisager Dieu », j’avais commencé à écrire des morceaux qui sont sur l’album comme « Rien ne nous arrêtera ». Quand Charlotte est revenue (de congé maternité ndlr) j’ai pris plus de confiance et j’ai écrit « une promesse » et « Enfant du ciel ». Pour cet album, on a pris notre temps, c’est dur de se renouveler, d’avoir de nouvelles choses à dire Il y a des albums plus faciles à faire, celui-ci était difficile. Je n’avais pas d’idée préconçue si ce n’est que je savais que je voulais un côté très Heavy, donner une couleur Metal et mélanger tout ce qu’on sait faire

 

ANR : Et comment les autres viennent s’imbriquer dans ce processus créatif ?
Vincent : Je te fais un schéma directeur. Etienne arrive et dit « j’ai un nouveau morceau ». On s’assoit avec Julien et on le regarde, il nous demande ce qu’on en pense et le rejoue une seconde fois. Ensuite, et je ne sais pas comment il fait ça, Julien arrive juste en regardant les doigts d’Etienne à jouer le morceau comme s’il l’avait écrit. La partie instrumentale est calée en 1 ou 2 répètes, puis on met 1 an à sortir le morceau parce qu’il me faut du temps pour la voix et les textes.
Etienne : Il y a quelques exceptions. Par exemple, sur « Tant d’années » c’est Vincent qui a modifié la structure. Ce qui est le couplet était juste un thème par-dessus le refrain, mais Vincent m’a convaincu de changer et le résultat est juste magique. Mais généralement j’arrive avec des morceaux terminés.
Vincent : Oui, et Julien et moi on se greffe autour. Moi pour la Voix et Julien pour les arrangements. On ne peut pas avoir Charlotte tout le temps parce qu’elle habite loin, on en profite quand elle est là pour avancer. Quand la basse arrive, ça sonne bien gros et c’est génial.

 

ANR : Et toi Vincent, comment tu travailles-tu les lignes de chant et les paroles ?
Vincent : Je les travaille en même temps. J’essaie de faire un travail de qualité, pas de quantité. Quand je bloque je vais faire autre chose, mais dès que j’ai une idée j’ouvre l’ordinateur et je sais que ça va être la bonne ligne de chant. Le premier truc que j’enregistre, c’est celui que je vais faire, sinon je trouve qu’il n’y a plus la spontanéité.

 

J’ai écrit des titres qui appelaient une palette d’émotions plus large que les albums précédents.

ANR : Lors de notre dernière interview on avait parlé de tes textes sur « Dévisager Dieu » et du fait que tu mettais une certaine distance, notamment en employant peu le « je ». Comment as-tu abordé l’écriture pour ce nouvel album ? Es-tu satisfait de ce que tu as produit ?
Vincent : Les premiers textes que j’ai écrits étaient généralistes, quand j’ai commencé à partager les textes avec les autres Etienne m’a dit que j’étais négatif et que ça ne me ressemblait pas. Il m’a dit que je pouvais soit redresser la barre pour être positif, soit embrasser ce côté noir, mais en étant plus introspectif. J’ai cogité et décidé de parler de moi et des histoires douloureuses que je pouvais vivre à ce moment-là. Je trouve que les paroles collent à l’atmosphère des morceaux.
Etienne : J’ai écrit des titres qui appelaient une palette d’émotions plus large que les albums précédents. J’avais clairement des choses à sortir, des envies de questionnements, de réflexions sur moi-même et il fallait que ça se ressente aussi dans les paroles. Je trouve que le Bal des enragés l’a marqué, surtout quand je l’ai vu interpréter « Tostaky » et « Smells like Teen Spirit ». J’ai trouvé qu’il y avait une puissance, quelque chose d’extraordinaire et j’ai dit à Vincent qu’il fallait réussir à retrouver cette dimension émotionnelle dans l’album.

 

ANR : Dans ma chronique j’évoque le fait que j’ai trouvé « si loin » vraiment touchant, et cela tenait aussi aux paroles. J’ai trouvé qu’il y avait moins de pudeur, un passage comme « l’héritage de nos caresses faites par erreur » est à la fois poétique et violent.
Vincent : Ah oui, c’est un morceau très très personnel. C’est sur des morceaux comme ça que je me suis mis en danger. J’y suis allé en me disant que j’avais besoin de le faire, sans penser à ce que les gens pourraient dire.
Etienne : Les textes qui me touchent le plus sont ceux des morceaux les plus calmes. Savoir se livrer de cette manière, avec peu de pudeur, est une preuve de courage et de grande maturité. Je pense qu’on sera toujours en opposition avec une partie de la scène Metal de ce point de vue là.

 

ANR : Les émotions qui ressortent au niveau du chant sont très justes. Un morceau comme « Enfant du ciel » en est un bel exemple. Les nuances de ta voix qui vont jusqu’au cri ont une raison d’être.
Vincent : La technique je l’ai, je prends des cours de chant, mais l’important c’est d’être sincère devant le micro. J’ai plus de maturité maintenant qu’il y a quatre ans, et des morceaux comme « Enfant du ciel » ou « Se souvenir » sont des morceaux qui resteront à jamais dans ma tête. Ce sont des morceaux que je ne pourrais peut-être jamais refaire dans ma vie.

 

A part sur « Sombres Efforts » on n’avait jamais mis autant de sentiments profonds, autant de nous aussi

ANR : Si on regarde les différentes chroniques faites sur votre album, on s’aperçoit vite que les personnes ne sont pas touchées par les mêmes morceaux, ce qui est vraiment intéressant.
Etienne : Oui c’est vrai, c’est aussi le cas pour les gens qui nous écrivent sur Facebook. Certains préfèrent les morceaux plus calmes, d’autres le côté plus Metal. C’est un album qui a plusieurs facettes, c’est ce qui a toujours caractérisé AqME. Je trouve que c’est notre album le plus émouvant. A part sur « Sombres Efforts » on n’avait jamais mis autant de sentiments profonds, autant de nous aussi.
Vincent : Sur cet album on s’est dit qu’on devait faire ce qu’on aime, sans limites.

 

ANR : Vincent, tu as enregistré les prises vocales d’une traite, comment est-ce que cela a influencé ta préparation ? Est-ce que tu sens une différence dans l’émotion que ta voix dégage ?
Vincent : On a l’habitude de travailler ensemble, que ce soit sur The Butcher’s Rodeo ou AqME, mais là on voulait un résultat un peu différent. Je devais faire une prise d’échauffement et Etienne m’a poussé à chanter le morceau en entier en me disant, si ça déraille, si c’est faux ce n’est pas grave. On a fait 2 prises de plus et on a gardé la première. Ensuite, on s’est laissé le droit de faire plein de production sur la voix pour donner plus de relief, avec des doubles voix, des harmonies.

 

Cette intro donne toute la couleur de l’album. C’est profond, c’est grave, c’est beau et en même temps on sait qu’il y a quelque chose qui ne va pas.

ANR : Tout ça se retrouve dans l’intro, au-delà de la guitare de Julien qui est sublime, la batterie qui arrive comme un battement de cœur, ton chant avec cette double voix est parfait.
Vincent : L’intro pour moi est révélatrice de ce que nous voulons être, et c’est pour ça que ça s’appelle « Ensemble ». La mélancolie qui se dégage de ce morceau et la manière dont ça s’est fait nous représentent bien. Julien est arrivé avec cette guitare, Etienne a mis la pulsion et le montage qui vont bien, et moi j’ai posé le chant et le texte la veille d’enregistrer. J’arrive chez moi, j’ouvre mon Mac et je chante un truc en yaourt que j’envoie à Etienne. Il me dit ok et le lendemain j’enregistre. C’est ça la spontanéité !
Etienne : Cette intro donne toute la couleur de l’album. C’est profond, c’est grave, c’est beau et en même temps on sait qu’il y a quelque chose qui ne va pas.
Vincent : Je suis fier du travail sur ce morceau, et j’ai l’impression de m’être dépassé, d’être allé là où ne m’attendait pas forcément. Je me souviens avoir mis le morceau dans le bus avec The Butcher’s et les mecs m’ont dit « Mais tu veux nous faire pleurer ou quoi ? ». Je n’aurais jamais pu provoquer ce type de réactions il y a quelques années. Et Etienne a été décisif au niveau de la production, il a fait les choix qui ont permis de faire un album comme ça, et un morceau comme ça.

 

ANR : Vous avez commencé à jouer les nouveaux morceaux sur scène, comment sont-ils accueillis ?
Vincent : C’était stressant, on a juste envie de bien faire, et de faire passer en live ce qu’on a fait sur CD. Quand on a fait la balance on a trouvé ça énorme. Sur scène j’ai pris le temps de regarder un peu les gens. Même avec les nouveaux morceaux j’ai senti qu’il y avait un côté attentif et que ça bougeait de la tête.
Etienne : J’ai senti exactement ce que je voulais ressentir. Avoir ce côté écrasant tout en gardant un côté aérien. J’avais presque l’impression d’être dans Cannibal Corpse, mais avec un mec qui chante avec une voix hyper ouverte. L’album nous fait passer par des méandres et nous avons trouvé une setlist qui arrive à reproduire ces méandres.

 

ANR : Justement, comment construisez-vous la setlist pour cette nouvelle tournée ?
Vincent : C’est Etienne qui s’en charge, c’est lui qui a du recul. Il nous envoie un mail le matin avant la première répète avec une idée de setlist en disant « ça me fait chier ». Il arrive en répète avec son caractère têtu et dit « on fait la setlist, on y va on chronomètre », alors que ça faisait 3 semaines qu’on avait pas répété. On enchaîne pendant 1h30 et il dit « c’est génial cette setlist ». Et moi je me disais que c’était nul, en plus je lui en voulais parce qu’il avait mis le morceau que je ne voulais pas en fin de set. Mais il avait raison, c’était la bonne setlist.
Etienne : Au début je voulais mettre « Enfant du ciel » à la toute fin…
Vincent : … oui mais ce n’était pas possible. Je ne devrais pas dire ça parce que j’ai un super prof de chant, mais bon de toute façon on a une meilleure fin.

 

C’est comme « Passenger » dans « White Pony », quand Chino chante le morceau sans Maynard, le morceau reste mortel, parce que c’est un super morceau

ANR : Dans cet album on retrouve un duo avec Reuno de Lofofora sur le titre « Rien ne nous arrêtera ». Vincent, tu as rencontré Reuno avec le Bal des Enragés, mais comment as-tu eu l’idée de ce duo ? Comment s’est passée la collaboration ?
Vincent : J’ai eu du mal à écrire les paroles, mais quand je l’ai fait j’ai parlé à Etienne du fait que j’entendais Reuno. Il m’a dit de l’appeler le soir-même. Et toutes les 5 min il me demandait « Tu l’as appelé ? » (rires)
Etienne : Il avait peur de l’appeler !
Vincent : Oui, et pourtant quand je l’ai fait je me suis dit que j’aurais dû le faire tout de suite. La manière qu’il a eu de me répondre vaut toute les gentillesses du monde. Je l’ai appelé en lui disant que j’avais un morceau où je l’entendais chanter. Il m’a dit que demandé comme ça il ne pouvait pas refuser. C’était important pour moi qu’il mette la main à la pâte sur les paroles, et il l’a fait. Je suis vraiment content du résultat. Ce type est un amour. Quand tu es malade avant de monter sur scène il vient et te dit « non mais ça va pas, regarde ce que tu as devant toi, tu as juste à y aller, à leur faire plaisir et à donner tout ce que tu as ». Et il a raison.
Pour la petite anecdote, samedi y’a des mecs qui sont venus me dire « mais tu vas chanter « Rien ne nous arrêtera » tout seul, mais comment tu vas faire ? Tu vas fumer des clopes ? ». Je lui ai répond que ce n’était pas ça le but, et je leur ai proposé de venir chanter avec moi, mais ils sont partis.
Etienne : C’est comme « Passenger » dans « White Pony », quand Chino chante le morceau sans Maynard, le morceau reste mortel, parce que c’est un super morceau.

 

ANR : Vincent, tu gères une équipe d’une vingtaine de personnes dans ta vie professionnelle, tu tournes beaucoup avec the Butcher’s Rodeo, avec AqME, on t’a vu faire une apparition sur le dernier titre de Stinky. Comment est-ce que tu arrives à avoir un équilibre de vie et où puises-tu ton énergie ?
Vincent : Je ne me pose pas la question. Tous les matins je me lève et je vais faire ce qu’il faut faire. J’ai pas envie de me faire renverser par un bus et me dire que je n’ai pas rempli ma vie. J’ai la chance d’avoir des amis, une femme en or et d’avoir été éduqué comme ça. Ce que je fais, je le fais beaucoup pour les autres, je ne sais pas dire non.
Etienne : Il faut avouer que tu as un petit problème d’hyperactivité à gérer aussi. C’est une énorme qualité, mais c’est aussi épuisant. Il y a aussi une grosse peur du vide dans cette recherche constante d’activité. Cet album parle aussi de la peur du vide avec toutes ces ambiances.
Vincent : L’année du Bal a été très dure physiquement et psychologiquement. J’étais tiraillé de tous les côtés. J’ai enregistré 2 disques, 1 DVD, une tournée à Cuba, etc. L’épuisement m’a permis d’écrire des choses que je n’aurais pas pu écrire autrement.

 

ANR : La Tournée est lancée, vous serez le 4 novembre à La Maroquinerie avec Headcharger, on a hâte de vous voir en live !
Vincent : Merci ! On est content, on a une quinzaine de dates en vue, et d’autres que l’on va bientôt annoncer. Ça fait plaisir de partir sur la route, surtout après le set que l’on a fait samedi dernier. On est dans le kiff, on n’est pas dans l’écriture de morceaux ou l’enregistrement.
Etienne : Je n’ai pas écrit depuis des mois !

 

ANR : Un dernier mot pour conclure ?
Vincent : Pour les sceptiques qui ont l’occasion de nous lire, mais qui n’auront pas le courage de nous écouter, allez-y ! Prenez un téléphone, mettez-vous dans un coin et prenez le temps d’écouter les albums. Et venez au concert !

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