Metallica – Hardwired … to Self Destruct

mardi/22/11/2016
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Groupe: Metallica
Album: Hardwired … to Self Destruct
Label: Blackened Recordings
Date de sortie: le 18 novembre 2015
Note: 16/20
Hardwired… to Self Destruct marque le retour très attendu du supergroupe Metallica, dont le dernier album date de 2008 avec la sortie de « Death Magnetic ». Le groupe n’est pas resté inactif pour autant, on les a retrouvés en studio avec Lou Reed pour le projet Lulu, au cinéma avec « Through the Never ». Ils ont également été introduits au Rock & Roll Hall Of Fame, lancé le festival Orion et joué en Antarctique !

La sortie de ce nouvel opus a été accompagnée de multiples annonces de la part du groupe qui déclarait qu’il serait du même acabit que « Master of Puppets » et que Lars et James avaient retrouvé une symbiose dans leur processus créatif. Effectivement, le duo a composé l’ensemble des titres, mis à part « ManUNkind » sur lequel Trujillo est crédité. La patte de Kirk manque sur certains titres comme « Hardwired » où l’on aurait aimé des solos plus longs, mais globalement ces retrouvailles professionnelles sont plutôt une bonne nouvelle pour le groupe!

L’album, ou plutôt le double album est produit par Greg Fidelman, qui avait préalablement travaillé sur « Death Magnetic » et Lulu. A noter que c’est le premier disque à sortir sur leur label indépendant, Blackened Recordings. On débute par « Hardwired », le premier single, à l’arrière-goût d’« Holier Than Thou » (Black Album). Seul morceau court de l’album on retrouve un style épuré, rapide, sauvage, un vrai coup de poing. Plus on l’écoute, plus on l’aime, « St Anger » semble n’être qu’un mauvais souvenir!

Vient ensuite « Atlas, Rise ! », des airs de Master of Puppets, un James Hetfield au top du chant : du pur Metallica. On peut imaginer les fans en concert reprenant les solos et riffs ce qui était plus difficilement imaginable sur les morceaux de « Death Magnetic »… « Atlas, Rise » nous replonge dans les meilleures années de Metallica. « Now we’re dead » présente un côté Thin Lizzy, avec un refrain un peu groovy qui tranche bien avec les deux premiers titres. Décidemment, Metallica nous surprend par la qualité de ce dernier opus. On continue avec « Moth in flames » qui renoue avec la grande tradition des morceaux à la Metallica : des riffs puissants, une batterie ultra présente, un titre qui devrait pouvoir toucher un large public. On passera sur les deux prochain extraits…

Le deuxième disque s’ouvre sur « Confusion », tempo modéré, du groove, des gros riffs et des solos comme on aime de Kirk Hammett mais le tout ne fonctionne pas si bien que ça. On alterne entre des morceaux très réussis comme « Here Comes Revenge » ou « ManUNkind » avec des déceptions comme « Am I savage » ou « Murder One ». Ce dernier est un morceau dédié à Lemmy (sa tête d’amplificateur portait cette inscription) que l’on aurait souhaité plus travaillé, plus rapide et surtout plus percutant. Hardwired… to Self Destruct se conclut par le détonnant « Spit out the bone», sûrement le meilleur morceau ! Pendant 7 min on en prend plein la tête, on retrouve le groupe dans un vrai registre Trash sur un tempo ultra rapide. Un morceau qui rassure quant à la capacité de Metallica de créer des titres dans la plus pure lignée de ce qui les a révélés.

Après l’écoute de ce dernier Opus, en tant que fan, on est assez rassuré sur la cohésion du groupe et son envie de continuer à faire de la musique. Ce qui transparaît de l’album, mais également des différentes interviews et making-of, c’est l’envie de livrer un CD du même niveau que « Ride of the Lightning » ou « Master of Puppets » même si le résultat n’est pas toujours à la hauteur. Les titres sont parfois un peu longs, quelques morceaux ne présentent aucun réel intérêt et l’album ne devrait pas permettre de conquérir de nouveaux fans. Les aficionados du groupe diront qu’ils n’ont pas ressenti autant d’émotions depuis le Black Album car dans l’ensemble, Metallica nous présente une œuvre aiguisée, aux riffs marquants avec morceaux que l’on a hâte de découvrir sur scène le 27 septembre à Bercy.

Si vous ne souhaitez pas écouter tout l’album pour vous faire un avis, essayez au moins « Spit Out the Bone », « Hardwired », et « Atlas, Rise »

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