Dead Daisies – Make some noise

dimanche/14/08/2016
921 Views

DD

 

Groupe: THE DEAD DAISIES

Titre: MAKE SOME NOISE

Label: Spitfire Music / SPV

Sortie le: 05/08/2016

Note: 15/20

 

Formé en 2012, THE DEAD DAISIES, c’est des noms et des CV : David Lowy (RED PHOENIX, MINK), John Corabi (MÖTLEY CRÜE, RATT), Marco Mendoza (WHITESNAKE, THIN LIZZY), Brian Tichy (OZZY OSBOURNE, FOREIGNER) et le nouveau venu Doug Aldrich (WHITESNAKE, DIO) aujourd’hui. Jon Stevens (INXS), Richard Fortus, Franck FERRER et Dizzy Reed (GUNS’N’ROSES), Darryl Jones et Bernard Fowler (THE ROLLING STONES), Charley Drayton (KEITH RICHARDS X-PENSIVE WINOS, THE B52’S, FIONA APPLE), John Tempesta (EXODUS, TESTAMENT, WHITE ZOMBIE, HELMET, THE CULT), hier. Excusez du peu. Ce qui a Ipso Facto inscrit le combo dans la catégorie « Collectif », « Projet » ou « Supergroupe », lors de la critique de ses deux premiers efforts : « The Dead Daisies » (2013) et « Revolución » (2015).

Néanmoins, il semblerait bien que ce « Make Some Noise », conçu à Nashville entre deux tournées mondiales marathon, soit l’album de la reconnaissance de THE DEAD DAISIES en tant que groupe à part entière, et non plus comme juxtaposition de très fortes personnalités musicales, voire de requins de studio. Tout d’abord, et fort logiquement, parce qu’afficher au compteur la bagatelle de 165 concerts entre janvier 2013 et 2016 (oui, j’ai pris le temps de compter, ça valait le coup), plus une tournée européenne 2016 qui vient de s’achever, une tournée US avec KISS en cours, et que 61 dates sont programmées jusqu’à fin décembre (oui, j’ai également compté, dont trois en France, ce qui leur fera au total trois passages à Paris en un an…), contribue à solidifier les liens, tant humains qu’artistiques. Un morceau comme « Mainline » est taillé pour la scène. Idem pour le très classique « Long Way to Go », le premier simple de ce disque, ou pour l’éminemment QUEENesque « Make Some Noise ».

Ensuite, parce que nos solides gaillards partagent, outre des CV bien fournis, une passion pour les mêmes groupes de légendes (THE Beatles, Deep Purple, Grand Funk Railroad, Lynyrd Skynyrd, Ted Nugent, Cream, THIN LIZZY, THE ROLLING Stones ou encore KISS), et que cela aide pour trouver une unité, une personnalité. La leur est définitivement Classic Rock, Big Rock, Rock sudiste. Pour preuve, les deux reprises figurant sur ce « Make Some Noise » sont jouées, réarrangées et réappropriées avec une passion non feinte : « Fortunate Son » de Creedance Clearwater Revival (1969) et « Join Together » des WHO (1973). Le choix de ces deux hymnes n’est pas anodin : pour le premier, une des ritournelles les plus Rock et les plus populaires du très ricain CREEDANCE ; et pour le second, tout bonnement un des morceaux les plus Folk Rock de la bande à Pete Townsend, lourde ballade presque Américaine, et une invitation à venir faire la fête avec les musiciens.

De plus, parce que la prod’, confiée par nos cinq passionnés au compositeur Californien Marti Harold Frederiksen (Aerosmith, Def Leppard, Mötley Crüe, OZZY OSBOURNE Buckcherry) contribue à leur donner une vraie unité de ton. L’entêtante basse (« We All Fall Down ») de Marco Mendoza est mise en avant sur toutes les compos (a priori, le natif de San Diego a eu un rôle moteur dans l’écriture), les solos de Doug Aldrich sont précis et lumineux, et la batterie technique de Brian Tichy est on ne peut mieux restituée. Les clins d’œil aux glorieux anciens sont partout présents, et ce, sans tomber dans le piège photocopie. Un gros son, parfait pour cet été 2016. Marco Mendoza ne cache déjà plus son enthousiasme latin, quant à retourner au plus vite en studio avec leur nouveau producteur. Par moments (« Song and Prayer »), la voix de John Corabi sonne très Sammy HAGAR, ce qui ne rebutera pas les fans de Hard FM bien charpenté. Et ce serait (emploi du conditionnel, car à débattre) là que résiderait la seule réserve vis-à-vis de « Make Some Noise », lequel sonne peut-être trop académique par moments. Soit un disque de très bons élèves du Rock, alors que la voix d’un cancre comme celle de Vince Neil, ou celle d’un sauvage tel David Lee Roth à ses débuts, aurait peut-être apporté un peu plus de piment à ce chili…

Quoi qu’il en soit, les amateurs de Rock US seront ravis de se procurer cette riche galette, puis de (re)croiser sous peu la route des DEAD DAISIES, groupe avant tout Live. Anecdote papier : le journal au service du Rock depuis 1966, a écrit que leur concert en première partie de KISS en juin 2015 fut meilleur que celui du Big Bisou en personne… Petit détail qui ne trompe pas : le site Internet de nos pâquerettes itinérantes possède une touche « Notifiy me when the Dead Daisies Comes to Town ». En conclusion, un disque chaleureux à déconseiller aux fans transis de TINDERSTICKS ou de PAVEMENT (décidément, que d’énumérations de noms de groupes dans cette chro…).

Leave A Comment