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Interview The Flying Bricks

vendredi/10/06/2022
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Art’N Roll : Peux-tu me présenter The Flying Bricks et me parler des influences du groupe ?

Benoit :  On s’est rencontré en 2011 quand on était au lycée avec Alphonse et Arthur. On faisait de la musique pour le kiff, dans les bars, fêtes de la musique. Et en 2017 on est parti jouer en Ukraine. De là, on s’est dit qu’on allait essayer de sortir un truc. On a sorti un premier EP en 2018, on a un peu tourné en France et après il y a eu le covid. Nous sommes en 2022 et on vient de sortir un nouvel EP. On a un bassiste qui est arrivé juste avant la crise du covid, qui s’appelle Numa. Concernant les influences, de manière générale on aime bien Royal Blood, un groupe allemand qui s’appelle Blackout Problems.

ANR : Vous avez sorti « Fake Empire » et le covid est arrivé, comment l’avez-vous vécu en tant que groupe ?

Benoit : On a fait une tournée en janvier 2000, qui s’était bien passée dans l’est de la France. On voulait lancer une tournée dans le sud et le covid est arrivé.

C’était bizarre car chacun était chez soi, on a essayé de faire des réunions par visio mais c’est complétement différent de ce que l’on connait. Chacun composait un peu dans son coin et ensuite on essayait de restructurer le projet pour le prochain EP. Il faut savoir que l’on devant enregistrer « Chimeric » au moment du premier confinement. Donc ça n’a pas été dur pour nous personnellement car la situation était assez stable mais d’un point de vue opérationnel c’était assez compliqué car on ne savait pas où on allait.

ANR : Chimeric » a été écrit avant la crise covid, vu que l’enregistrement a été repoussé, en avez-vous profité pour changer beaucoup de choses sur l’EP ?

Benoit : Le fait que ça ai été repoussé, avec le recul je pense que ça n’a pas été plus mal. On a pu améliorer les chansons et les textes, modifier quelques structures.

ANR : Du coup, même si cela te fait revenir à il y a deux ans, dans quel état d’esprit étais-tu lors de l’écriture de « Chimeric « ?  

Benoit : Déjà, l’EP je ne l’ai pas écrit d’une traite. J’écrivais souvent a des moments très distincts. Quand je travaille un morceau, généralement je me mets dessus deux à trois jours d’affilés, j’enregistre tout à la maison et ensuite je fais écouter au reste du groupe pour qu’il me fasse un retour. Pour parler de l’état d’esprit, j’aime travailler plusieurs heures d’affilées, m’enfermer dans mon studio avec thé ou café selon l’état de fatigue. Parfois, j’écoute des artistes qui parle de leur travail, c’est quelque chose que j’aime beaucoup faire.

ANR : De quoi parle cet EP, j’ai l’impression que tu abordes plusieurs thématiques ?

Benoit : L’EP s’appelle « Chimeric », en français ça se traduit par aller à la poursuite d ses rêves, l’idée des chimères est d’avoir un but inatteignable, un fantasme, des fantômes. Mais en même temps dans la littérature, Hugo, Beaumarchais disaient que le but d’un être humain était d’avoir des chimères, avec un but pour nous lever le matin.

On a d’ailleurs beaucoup réécrit les paroles pendant la période covid. On attaque sur « Sleepy Hollow » qui nous fait nous interroger sur ce qu’on ferait si le monde s’effondrait, on parle d’une société libérale qui écrase les pauvres gens, donc qu’est ce que l’on ferait si on arrivait au bout de ce système.

Concernant les autres chansons, on s’interroge sur la poursuite d’un idéal qui va aussi un peu dans ce questionnement que nous avons en période de création artistique car on cherche un idéal artistique.

ANR : On vous a découvert avec « Fake Empire » et on vous retrouve avec « Chimeric », car pour moi chimérique ça veut dire « sans rapport à la réalité » ; on est sur un thème dominant qui est la superficialité, es-tu d’accord moi ?

Benoit : Oui je suis assez d’accord. Aujourd’hui nous sommes dans une société qui vend du rêve, qui crée beaucoup de besoin qui ne sont pas forcément nécessaires. On essaie de mettre en avant ça justement. « Fake Empire » c’était vraiment une critique de tout ça alors que « Chimeric » c’est plus à la recherche d’une échappatoire, l’espoir.

ANR : On a pu découvrir le clip de « Chimeric » et vous vous apprêtez à en sortir un autre, que peux tu me dire à ce sujet ?  

https://www.youtube.com/watch?v=KhKOkTBzSKI

Benoit : Le premier clip on l’a tournée avec EQUINOK FILMS, des gens qui sont plutôt branchés court métrage. Le clip de « Chimeric » on n’apparait pas en tant que groupe en tant que tel. Là, on tourne avec un autre gars et on va sortir le clip d’« Underclub » en Juillet. A la fin de l’été on sortira celui de « Sleepy Hollow » qui lui sera plutôt une agglomération d’images d’archives.

ANR : Quels sont les projets à venir pour le groupe ?

Benoit : L’idée est de faire la release party le 10 septembre à la Boule Noire afin de lancer officiellement cet EP. On a prévu une petit warm up cet été en Mayenne, vers Le Mans, et des dates à Bordeaux, Nantes. Et ensuite c’est de booker pleins de dates et de jouer un maximum.

ANR : As-tu d’autres activités artistiques que la musique ?

Benoit : Je travaille un peu dans le théâtre dans le domaine de la musique, je bosse beaucoup pour des compagnies de théâtre et j’en ai joué également en tant que musiciens. Sur scène c’est totalement différent, tu joues un rôle de musicien sur scène et tu dois incarner un personnage. Cette expérience est arrivée juste après le Covid. Aujourd’hui ça m’aide et j’essaie de m’en servir pour la préparation de nos spectacles.

ANR : Un mot de la fin ?

Benoit : Allez voir des concerts dans les cafés du coin, sur les petites scènes indépendantes à côté de chez vous. Vous pouvez avoir parfois de bonnes surprises.

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