HOT on the rocks!
interview de 6.33 (mardi/11/01/2022)
interview de Exhorted (mardi/11/01/2022)
interview de Destinity (mardi/11/01/2022)
Interview de Dust In Mind (lundi/10/01/2022)

interview de Titan

lundi/10/01/2022
22 Views
Entretien avec Patrice et Pascal de Titan, avec un nouvel album totalement jouissif qui relance la scène ‘french heavy metal’ des années 80 avec un son moderne mais toujours dans le même esprit et certainement l’album metal de l’année .A vous procurer d’urgence !!!
Interview réalisé au Dr. Feelgood Rock Bar .
Merci à Roger de Replica Promotion.

Art’N Roll : Heureux de vous rencontrer  ! 

Patrice + Pascal : C’est partagé ! 

Art’N Roll : 35 ans après. Ah ! La, la ! ça ne nous rajeunit pas tout ça.

Patrice :  Non. Mais, bon ! On est toujours là. 

Art’N Roll : On est toujours là, ça fait plaisir. 

Patrice : (Rires) Tout à fait ! 

Art’N Roll :  on ressent un retour des années 80. De tous ces groupes qui reviennent sur le devant de la scène, : qu’est-ce que ça vous fait de revenir, l’émotion de revoir tous ces groupes qui reviennent ? 

Patrice :  Oui. Ça nous fait super plaisir ! Surtout ce qui fait très plaisir c’est de voir l’accueil qu’on reçoit. Parce qu’on se dit souvent, au bout de 30 ou 35 ans, les gens ils peuvent très bien t’avoir oublié et puis voilà, c’est fini. En fait, on se rend compte maintenant, qu’à l’époque ça a marqué quand même une génération. On ne s’en rendait pas du tout compte sur le moment quoi. Et c’est super ! C’est génial. Et de se retrouver… des fois on se retrouve à plusieurs groupes comme ça, de l’époque, ça fait un peu réunion d’anciens combattants. Mais c’est sympa, parce qu’on partage des anecdotes, des choses qu’on a faites à l’époque, c’est super, c’est génial ! 

Art’N Roll : Surtout pour nous, les anciens. Vous pensez que la nouvelle génération, les jeunes  vont s’intéresser  ?

Patrice : On a déjà vu ! ça nous est arrivé sur des concerts où on voyait des jeunes arriver pour faire signer des autographes, prendre des photos et tout ça. Et puis : « Ouais, trop bien ! J’ai grandi avec vous. Tout ça ! ». « Ah, bon ? »: Oui. Grâce aux pare « Ouais, ouais, parce que mes parents me faisaient écouter ! ».  Voilà ! et ça, c’est génial ! Trop bon ! 

Art’N Roll :  C’ est à l’ occasion d’ un festival que vous decidez de vous reformer ? 

Patrice : En fait, si tu veux, au début on n’avait pas l’intention de remonter Titan. On avait tous fait des parcours différents, dans différents groupes musicaux. Et puis, moi, j’avais dans l’idée, depuis un petit moment, de monter un tribute d’Accept,  Et donc, c’est ce qu’on a fait. On a fait deux concerts avec ce cover-là, et, je crois que c’est même au premier concert, il y a un gars qui est venu, qui nous dit : « Oh, la, la ! j’ai des potes, ils organisent un festival à Perpignan et ils adoreraient avoir Titan à l’affiche. » Nous on a dit : « on ne pensait pas remonter Titan, quoi ! » « Oui, mais bon ! vu comme vous jouez du Accept, vous êtes capables de refaire du Titan. » On s’est un peu pris au jeu et on lui dit : « Bon, laisse-nous un numéro, on ne va pas dire oui tout de suite. » On a dit :  « Allez, on prend 4 morceaux, on va répéter. » Et tout ça ! 

Et puis, on commence on fait la répète, un morceau, on se regarde. Bon… Un deuxième morceau… On s’est dit bon : « on a le numéro du gars ? On va lui dire que oui, on y va ! ». Et puis, on y a été, en se disant : « Bon, on en fait un et on verra comment ça se passe. » Parce que nous on ne savait pas trop comment on allait se sentir aussi 30, 35 ans après. On verra comment on est à jouer du Titan 30 ans après quoi ? Et puis, surtout, on va voir comment le public va réagir, parce que s’ils s’en foutent un peu – entre guillemets – bon, c’est pas la peine ! On a reçu une dose d’émotion, d’amour, quoi ! Mais alors, pouf ! C’était tellement énorme, qu’on a dit : « Bon, on ne peut pas en rester là, quoi ! ». Du coup, ça nous a reboosté et puis on est repartis. On a fait d’autres concerts et voilà, on a recommencé à composer et voilà. 

Art’N Roll : Et à partir de quel moment vous avez recommencé à composer ? 

Patrice : Oh ! assez vite. 

Pascal : Assez vite,  oui ! C’est venu très naturellement. En fait, en 2019, 2018 ? 

Patrice : Fin 2018, début 2019. 

Art’N Roll : Vous aviez déjà des morceaux en tête ? 

Pascal : On a commencé sans se poser la question : est-ce qu’il faut faire ? Non ! Voilà. 

Patrice : Non. Voilà. 

Pascal : Il y a un riff qui est arrivé, et machin, le truc et voilà.

Patrice : Et puis, un morceau, et puis, deux morceaux. Au fur et à mesure des concerts qu’on faisait, on les intégrait dans le répertoire et puis on se rendait compte qu’ils tenaient la route autant que les anciens morceaux. Puis, deux, trois, quatre, et pourquoi on ne fait pas carrément un album quoi ? Parce que, tout nouveau, avec tous ces morceaux-là, plus d’autres nouveaux ? C’est ce qu’on a fait ! Et tout ça s’est fait naturellement, sans aucun plan de truc. 

Art’N Roll : Ce concert que vous avez fait avec ADX, en janvier 2020. Et vous avez pratiquement volé la vedette?

Patrice : En plus, ce jour-là… On devait normalement jouer une heure et puis on nous a dit finalement : « Non ! il y a des problèmes de timing et tout, donc ¾ d’heure. » Quoi faire ? Parce qu’on avait prévu quand même deux ou trois morceaux de Killers dans le lot. Et puis, on a dit : « Bon, ok. On ne joue que du Titan. » Et on a joué que du Titan, et à la sortie on s’est dit bon… Enfin, on prenait un risque ? Oui et non parce qu’il y en a qui aiment Titan, mais il y en a beaucoup qui aiment aussi entendre les anciens morceaux de Killers chantés avec la voix de l’époque. Voilà ! Et, en fait, ce qu’on nous a dit à la sortie c’est : « on est venu voir Titan, on a eu du Titan, et putain, c’était énorme ! » (Rires) On nous a dit ça comme ça ! 

Art’N Roll : On va parler de cet album qui sort la semaine prochaine ? 

Pascal : Tout à fait, le 26. 

Art’N Roll : Et on va commencer par le premier morceau. Qui est assez sombre, au tout début… alors j’ai du mal à prononcer Palingenesia. On va mettre du temps à l’avoir, parce qu’il est assez sombre . un peu sur fond d’apocalypse. Quel  message que vous avez voulu partager  ? 

Patrice : En fait, cette intro-là on l’utilisait en concert … Bon, on l’a retravaillée, c’est Inaki, le batteur du groupe, qui l’a créée. Et si tu veux, il l’avait créée avec au départ, une première base comme ça pour l’intro de scène, une intro du concert. Et, donc, il l’a retravaillée et tout, et, on lui a dit : « carrément, pourquoi on l’a mettrait pas sur l’album ? » Et on l’a mise sur l’album et c’est vrai que bon, ça met dans l’ambiance! Et après tu as le morceau qui arrive derrière… 

Art’N Roll : On se demande à quoi on va s’attendre. Quand on l’écoute pour la première fois, 35 ans après du Titan, on se dit : « à quoi on va s’attendre ? » 

Patrice : Qu’est-ce qu’ils vont faire ? 

Art’N Roll : Qu’est-ce qu’il va arriver ? 

Patrice : Voilà ! (Rires) 

Art’N Roll :  Quel style ils vont donner ? 

Patrice : Ah ! Ouais ?   C’est du Titan. 

Art’N Roll :  du metal traditionnel, comme on aime. 

Patrice : Clairement. Carrément, oui, oui. Voilà !

Art’N Roll : Alors, les titres sont quand même d’actualité ?  Surtout les fous de Dieu, qui parle de l’emprise de la religion sous toutes ses formes ? 

Patrice : Oui. On a toujours fonctionné, au niveau des textes, en groupe, ça fait partie de notre ADN. En gros, quand on compose ou qu’on écrit, il se passe des choses autour de nous et, pour nous, c’est une source d’inspiration. On a envie d’en parler. Donc, du coup, les fous de Dieu oui ! On en entend tellement parler, en long, en large, en travers, des extrémistes, de ceci, de cela. Et donc, pour nous oui, on a fait un morceau là-dessus. C’est dans notre ADN, c’est ce que j’ai dit. Bon, tu as des groupes qui vont peut-être avoir un côté un peu médiéval, les histoires anciennes, les machins comme ça. Bon, ce qui est très respectable aussi.nous on est comme ça. C’était déjà à l’époque la même chose. Et ça n’a pas changé. 

Art’N Roll : Comme une chanson que vous avez dédié un peu aux migrants ? Sur cette crise européenne qu’on vit. Ça vous tenait à cœur d’en parler ? 

Patrice : Oui. Parce que quand tu vois les images… C’est désolant de voir, je ne sais pas moi, quand tu vois des images… alors ils ont finalement arrêté d’en mettre des images, mais, bon, on sait très bien que ça continue. Et, quand tu vois des corps échoués sur une plage, parce qu’ils sont tombés d’un bateau, ils se sont noyés en voulant traverser, enfin. Voilà… C’est injuste si tu veux. Souvent c’est ce que je dis, ce qui revient dans le truc, c’est qu’on est contre l’injustice et à partir du moment où il y a quelque chose qui nous choque et qui nous dérange, on en parle. 

Art’N Roll : Avez-vous l’impression d etre  la suite de Marche ou crève ? avec des titres comme Rage ou haine ? 

Patrice : Oui. Peut-être, oui. Parce que je pense aussi que, bon, Trust était maître en la matière par rapport à ça. 

Art’N Roll : Vous avez repris un peu le flambeau, on a l’impression ? 

Patrice : Ouais, peut-être parce que, j’écoute encore un peu de Trust et tout ça, mais ce n’est plus tout à fait pareil quand même, je trouve, personnellement.   Avec tout le respect que j’ai pour eux, voilà, parce que ça fait partie de ma culture musicale, ils ont bercé ma jeunesse.  Mais, c’est plus dans la veine, dans la lignée des premiers albums de Trust, oui. Au niveau des textes… 

Art’N Roll : Le dernier morceau ?  Tu prends une voix plus claire. 

Patrice : Oui. Tout à fait. Alors, c’était à la demande de Pat, le guitariste, qui avait amené la partie musicale. Et, quand il m’a fait écouter, d’ailleurs, on l’a fait comme ça, un peu différemment des autres. C’est-à-dire qu’il m’a dit : « Bon, j’ai un truc. Mais, euh, je voudrais qu’on travaille un peu tout les deux avant de le faire écouter aux autres, parce que ça n’a rien avoir avec les autres morceaux de l’album. » Je lui ai dit : « Bon, ben, ok. D’accord. » Il m’a fait écouter et quand j’ai entendu les arpèges comme ça, l’intro j’ai dit : « Ouah ! c’est hyper mélancolique. » Et, tout de suite, ça a fait remonter des trucs en moi, parce que j’ai perdu un garçon. J’ai perdu un fils en 2014 et tout de suite, j’ai dit il faut que j’écrive quelque chose là-dessus. Et, j’ai écrit, mais au départ, j’étais tellement – trop – impliqué, donc c’est difficile. Et, c’était beaucoup trop personnel, et ce n’était pas bien. Donc, on a retravaillé plusieurs fois le texte etc. Jusqu’à arriver à un moment donné où on était d’accord, et, je pense, toute personne qui a perdu quelqu’un de proche peut s’identifier et s’approprier le morceau.  Voilà, je pense que ça va toucher quelques personnes. 

Art’N Roll : Ce  titre que vous dédiez un peu aux fans du metal,  que vous avez souvent repris Résurrection ? 

Patrice : Si tu veux, le jour de notre retour sur scène a été tellement énorme. C’est ce que je te disais tout à l’heure, l’accueil qu’on a pu recevoir et tout ça, c’était tellement énorme, qu’il fallait qu’on en parle. C’est qui a fait le déclic, c’est ce qui a fait qu’on a repris la route, c’est ce qui a fait qu’on s’est remis à composer et donc on a voulu en parler. Ça raconte, vraiment, précisément ce jour-là quoi ! Et, c’est fait pour les fans, parce qu’il n’y aurait pas de fans, il n’y aurait pas de groupe. Il n’y aurait pas de groupe, il n’y aurait pas de fans. Voilà, c’est complètement imbriqué, et donc, c’est bien d’avoir un morceau pour les remercier parce que, voilà, c’est important. 

Art’N Roll : La reference à Accept plane tout le long de ce titre entre le gros riff de guitares et ce refrain qui fera malheur sur scène ; Tu es un grand fan de ce groupe avec le chanteur original Udo?

Patrice :  On ne s’en est jamais cachés, on a des influences. Tu retrouves du Accept. Il y a un côté Judas aussi un peu –Judas Priest – voilà. Toutes les influences, mais ça c’est normal. Mais, en même temps, si tu veux, c’est suggéré peut-être, mais c’est du Titan. Tu retrouves l’ADN en gros du groupe, avec un son différent, un peu plus moderne, qu’on voulait d’ailleurs comme ça, assumé. 

On est super contents du boulot qu’a fait l’ingé-son.  c’est quelqu’un qui est sur place, chez nous, qui n’est pas spécialisé du tout dans le metal. Mais, qui a beaucoup, beaucoup, de boulot, qui travaille sur différents styles. Et, c’est quelqu’un qui à chaque fois qu’il prend un projet, il y va à fond. Donc, il bataille, il bataille, jusqu’à ce que vraiment, ça soit, nickel comme il veut. Et, nous aussi, on savait ce qu’on voulait donc voilà. 

Pascal : Il était dans exactement le même état d’esprit que nous donc, c’était nickel. 

Patrice : On est arrivé à la fin, on a dit : « Bon ! c’est ça ! Tac ! » C’est exactement ça qu’on voulait quoi. Et c’est super. À la sortie, le son est super, tu retrouves, si tu veux, ce qu’on a ressenti, nous. Sur plusieurs concerts on nous disait : « Ouais, quand vous jouez, putain, y a un putain de son. Il y a l’énergie ! C’est puissant c’est fou ! »   C’est énorme. Tu prends : bah ! Comme ça ! Et nous, ce qu’on voulait, c’est qu’en écoutant l’album studio tu retrouves cette énergie et cette puissance. Et là, c’est vraiment exactement ça. 

Art’N Roll : Tu aurais envie de faire un album avec des reprises, éventuellement D’Accept?

Patrice :  Non, je ne pense pas qu’on ferait des reprises d’Accept sur un album, mais après, par contre, en jouer peut-être sur scène c’est possible oui ! 

Art’N Roll :On peut parler de Killers ? Est-ce qu’un jour vous auriez envie de rééditer les deux premiers albums ? Ou faire un projet avec Bruno éventuellement ? Parce que la hache de guerre est enterrée maintenant. 

Patrice : Oui, la hache de guerre est enterrée depuis longtemps, non, non, il n’y a pas de souci.  Après, je ne pense pas, tu vois. Parce que, ben, on a aussi l’envie – parce que maintenant qu’on a de la matière, je veux dire, un nouvel album, plus le premier qu’on avait fait – on a envie de défendre Titan. Et, même si je sais qu’il y a beaucoup de fans de Killers, qui adorent m’entendre chanter les premiers morceaux de Killers. Il y a Killers et il y a Titan. Tu veux écouter du Killers : ben, tu vas voir Killers, et, tu veux écouter du Titan : tu vas voir Titan. Après, qu’un jour il y ait une possibilité de faire quelque chose comme on l’a fait, vite fait, sur trois morceaux bousillés en 2018, c’était génial pour tous les gens qui étaient là, et même pour nous, on a passé un super moment. C’était super agréable. Et c’est venu de Bruno qui m’a appelé, il m’a dit : « écoute, j’ai vu les trucs, les mecs ils commencent à parler parce qu’on est les deux groupes sur l’affiche. Est-ce qu’on ne peut pas faire un truc ? » Je lui ai dit : « Oui, avec plaisir, mais moi je préférais que ça vienne de toi. Parce que je ne veux pas t’imposer un truc. Mais, oui ! Dans l’idée, je lui ai dit forcément. On est là, tous, ça vaut le coup de faire quelque chose. » Et ça s’est fait et c’était énorme !

Pascal : On a pu garder le secret jusqu’au bout. 

Patrice : Oui, jusqu’au bout on a gardé le secret. Donc, non, non, c’était génial ! Et puis, on s’est retrouvés, en plus – il a tenu à ça aussi – qu’à la fin, sur le dernier morceau, on se retrouve les deux groupes complets sur scène. Ça c’était génial ! Super ! 

Art’N Roll : Vous avez votre guitariste qui est parti ?  Pas envie de continuer l’aventure ? 

Patrice : Non. C’est ça. C’est lui qui a décidé. Il s’est longuement investi dans l’album et tout, vraiment à fond. Après, arrivé au moment, si tu veux, il va falloir aller faire du live etc. Il nous a dit : « Bon, moi j’ai plus trop l’envie, plus trop la pêche tout ça, pour partir, à droite, à gauche, faire du live. J’ai pas mal de projets aussi à côté. Enfin, donc, du coup, je préfère être franc et dire, j’arrête. » On lui a dit : « écoute, ok, on respecte. » De toute façon on ne va pas retenir quelqu’un contre sa volonté.   Ça s’est fait comme ça. Mais on est en très bons termes, il n’y a pas de problèmes, ni quoi que ce soit. 

Art’N Roll : Comment as- tu réussi à garder ta voix sur cet album ?   Tu as fait partie d’un projet pendant des années. Tu n’as jamais quitté la scène en fait. 

Patrice : Si, j’ai arrêté pendant 7, 8 ans et puis après j’ai été de nouveau chanteur dans un groupe de reprises. Chez nous au Pays basque pendant 20 ans. Et je pense que ça m’a permis aussi d’entretenir ma voix. Du coup, je ne l’ai pas perdue. 

Pascal : Au contraire ! 

Art’N Roll : Au contraire ! Elle est encore plus vivante qu’avant ! 

Patrice : Oui, oui, c’est clair. Après on a aussi, au niveau de la compo, on a fonctionné un peu différemment, parce qu’avant, si tu veux, c’était pareil, on amenait un riff de guitare un truc et on construisait le morceau comme ça. Mais, on ne bataillait pas trop sur la tonalité du morceau et du coup, moi, je m’adaptais et j’étais souvent un peu aigu pour moi. Du coup j’étais toujours dans les délires hééééééé (voix grésillante ?), un peu criard comme ça ! Et, là, par contre, on s’est dit : « attends, on va calculer, machin, truc, et ça permet, justement, d’amener des nuances. » Il y a des moments où je suis plus grave et par contre quand ça pète ! Aaah là, c’est deux fois plus puissant : ça explose ! (Rires)

Art’N Roll :  Pascal, tu es là depuis le début de Titan, depuis 35 ans ? 

Pascal : Si tu veux savoir mon histoire. J’ai fait partie de killers  Au tout début, en tant que batteur.  Avant le premier album. Et après, je suis rentré dans Titan, mais à la toute fin de Titan, en 88, 89, par-là. Et après, en fait, Titan partait… On peut dire que j’y étais un peu, mais pas dans la période des albums.  Donc, je ne me considère pas comme un membre fondateur, même si j’étais un petit peu dans les méandres. Pour le live, je les ai accompagnés, je faisais partie… Maintenant, ça y est. Depuis le retour de 2017, le line-up est constitué.

Art’N Roll :  Des projets de tournées ? Il y a un festival à Saintes,  près de la Rochelle ? 

Patrice : C’est la seule date, on va dire, officielle pour l’instant. Il y en a d’autres qui sont en pourparlers. Certains pourparlers bien avancés, d’autres un peu moins. Il y aura d’autres dates après, là, mais tant que ce n’est pas signé on ne peut rien annoncer.

Art’N Roll : J’imagine. Il vous tarde de remonter sur scène ?

Patrice : 2020. Ça fera deux ans ! On trépigne d’impatience depuis un bon moment. On répète. On y va.Et  Défendre l’album en plus. 

Art’N Roll : Où pourra t-on se le procurer  votre album ? Qu’est-ce que vous conseillez ? 

Patrice : Normalement, si tu veux, ce sera soit par Internet sur le site de Grumpy, du label.Après il sera distribué aussi chez certains disquaires, et  Sur le site du label. Directement. 

Art’N Roll : Les critiques sont excelentes , et on parle de l’ album de l anneè chez certains médias  ! 

Patrice : Ben ! écoute… ça fait plaisir !  C’est génial, si tu veux, parce que tant que l’album il n’est pas encore rendu public, ça reste dans la sphère privée, alors, bien sûr, tu as des échos des proches du groupe et tout : « Ah, putain ! c’est cool ! machin ! ». Mais, t’attends toujours ce moment-là, où tu vas l’envoyer, pas en pâture, mais voilà, aux gens « Allez-y ! » et puis, tu attends les retours. Mais je pense que, quand même, vu déjà les retours qu’on a au niveau de la presse, je pense qu’il va être très, très, apprécié. 

Art’N Roll :  Stan Decker à realisè votre cover  qui est tout à fait différent de ces oeuvres habituels … C’est vous qui lui avez donné votre idée ? 

Pascal : Oui. En fait, même s’il n’a pas trop l’habitude de ça, on a demandé à faire une collaboration.  En fait on avait déjà toute l’idée de la pochette et on voulait avoir sa patte au niveau du travail du dessin, de l’exécution du dessin. Pour lui, ça l’a un peu sorti de ses habitudes. Mais, c’était aussi intéressant pour lui d’être confronté à ça. Et, on a réussi à avoir ce qu’on voulait exactement.  À la fois c’est sobre, mais pof ! ça claque ! C’est sobre et ça claque en même temps.

Patrice : Et ça interroge aussi. Si les gens vont chercher un petit peu, il faut qu’ils cherchent. Palingenesia, si les gens ne vont pas chercher ce que ça veut dire, ils ne vont pas comprendre, forcément. Il faut qu’ils aillent chercher, gratter un peu. Et le reste c’est pareil. Bon, à part le logo Titan, qu’on a retravaillé. Mais le symbole, ce qu’il y a en-dessous, a aussi une signification. 

Pascal : Ça paraît simple, mais il faut se l’approprier, aller chercher un petit peu plus loin. C’est Titan et son histoire  C’est symbolique. 

Art’N Roll : Je vous laisse le dernier mot , un message à faire passer  ? 

Patrice :Qu’il nous tarde vraiment, vraiment, de retrouver nos fans sur scène ! Et puis, on espère que l’album leur plaira. 

Patrice + Pascal : Merci à toi. 

Leave A Comment