interview de < Primal Age>

vendredi/11/06/2021
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Rencontre avec Dimitri parolier et bassiste de Primal Age.

Interview réalisé le 7/06/2021 au black dog 

Merci à Roger weisser/Replica promotion 

Art’N Roll : Comment ça va, avec la fin de cette sale période du Covid qui devrait se terminer bientôt ? 

Dimitri : C’est ce qu’on attend avec impatience. Il est vraiment temps qu’on en sorte, parce qu’on en peut plus. On attend, on a envie de jouer, on a envie de voir du monde. Là, on défend un nouvel album et on a vraiment envie de faire péter tout ça sur scène.   

Art’N Roll :  ce nouvel album c’est le quatrième ? 

Dimitri : Ouais, pour l’album, ça doit être ça. Après il y a plusieurs Lcd, des petits albums aussi, mais on n’est pas des gros producteurs. On fait les choses à notre moment, à notre rythme, quand on a la matière. Quand on sent qu’on peut aller en studio, on y va.

Art’N Roll : Et la raison de la sortie au mois de juin ?

Dimitri : Pourquoi le mois de juin ? On a retardé un petit peu. Initialement on voulait le sortir au printemps pour pouvoir bénéficier de toute la période estivale pour faire la promo et puis on a enregistré, ça va faire un an maintenant. Donc, on s’est dit on ne va pas le garder sous le coude indéfiniment, tant pis on le sort. En même temps, c’est peut-être pas plus mal, parce que là on sait que tous les groupes… il doit y avoir trois ou quatre albums dans les pattes-là et qu’il va y avoir embouteillages chez les labels submergés de demandes. Donc, on se dit pourquoi pas le sortir maintenant. C’est cool quoi.  Et on espère que ça repartira aussi très vite. 

Art’N Roll : Est-il exact que tu avais déjà écrit les paroles – tu es le parolier du groupe – tu les avais écrites bien avant la pandémie ? 

Dimitri : Ça remonte à quatre ans. Les textes sont prêts depuis quatre ans. 

Art’N Roll : . Donc, tu as attendu pour sortir ces textes ? 

Dimitri : Les textes étaient prêts, mais après il y avait la musique à faire, donc on a amorcé les tous premiers morceaux il y a trois quatre ans aussi. Je suis le seul ancien musicien du groupe et Didier est au chant, donc j’avais amené tous les premiers morceaux parce que on a deux guitaristes, Flo et Ben, ça se passe bien sur la route, ils jouent super bien les morceaux, mais quand il a fallu composer, qu’est-ce que ça allait donner ? On ne savait pas ? Donc, je me sentais un petit peu responsable au niveau de l’identité musicale du groupe, j’ai amené ça et par bonheur ça a fait tilt auprès de Flo qui lui a une capacité beaucoup plus large que moi au niveau de la composition, il peut s’adapter à différents types de metal, ce qu’il a déjà fait dans plusieurs groupes. Il a écouté et il a dit : « voilà ça me donne des idées aussi » et ce qu’il a amené était hyper complémentaire. Quand j’ai écouté ses morceaux je me suis dit : « c’est cool ». Voilà on avait chacun la matière pour un demi-album. On a mis tout ça bout à bout.

Art’N Roll : Vous l’avez enregistré dans votre Normandie natale ? 

Dimitri : Oui on a été au Swan Sound Studio avec Doudou ( guillaume Doussaud) et c’est le batteur qui a fait cet album, Rudy, qui n’est pas notre batteur. C’est lui qui nous a sortis un petit peu de l’ornière avec les soucis de batteur qu’on avait. C’était déjà le quinzième album qu’il enregistrait là-bas. Donc, on savait où on allait. Il nous avait dit : « le mec il bosse comme-ci, comme-ça. Voilà c’est à la maison, je sais comment il bosse ». Donc on y allait en confiance. En même temps, on savait que le gars bosse en collaboration avec Alan Douches pour le master. 

Art’N Roll : Envoyé à New York?  

Dimitri : Oui, c’est ça et avec lequel on avait déjà fait un album par le passé : A hell romance. On s’est dit, c’est quelqu’un avec qui on veut retravailler pour le master. Il faut savoir que l’ingé son bosse déjà en direct avec lui. On savait qui allait faire le mix et que le mec allait pouvoir exploiter le master. Ça c’est un point hyper important. Parce que des fois, c’est pas toujours le cas.  

Art’N Roll : Quel est la  raison d avoir pris deux  batteur pour l’enregistrement ? 

Dimitri : La raison pour le batteur, comment te dire ça ? Pour résumer, le batteur initial c’était Stéphane, et donc Rudy – qui joue dans Explicit Silence – ne joue pas avec nous, mais c’est le seul batteur à qui il n’a pas fallu expliquer tout ce qu’on attendait. On ne parle pas assez et les phases de compositions ont toujours été compliquées à ce niveau-là. Alors, peut-être qu’on a des exigences, mais pour nous la batterie, quand on fait les morceaux, on sait comment elle doit sonner et ça peut faire que tes morceaux sont regonflés ou alors ils vont tomber complètement à plat. Avec les batteurs qu’on avait en route, ça ne prenait pas et puis on avait plus les moyens techniques de programmer les batteries, moi j’avais plus le temps non plus. Et puis, au bout d’un moment t’en as marre d’expliquer aux mecs comment taper sur leur instrument pour le faire sonner. Quand Rudy a vu qu’on était complètement en carafe, il a dit : « il y a moyen d’écouter un morceau ? » On lui en balance un et l’après-midi il te renvoie tout. Et là tu fais : « Génial ! mais c’est ça ! Tu ne veux pas faire le reste ? » et il a torché ça à une vitesse et on a quasiment rien eu à lui dire. Là, on s’est dit ok, on parle la même langue, on se comprend musicalement, ça c’est hyper important. C’est là que tout s’est accéléré et que la magie a opéré et qu’en studio on a tout rentré et on a fait une session d’une main de maître.  

Art’N Roll : Donc vous l’avez fait mixer par Alan Douches à New York et vous avez sorti un superbe vinyle. Vous attendiez ou pas le format vinyle ? 

Dimitri : Le format vinyle oui, ça reste hyper important. Quand tu l’as dans les mains ça a quand même une autre gueule ! On a tous connu ça par le passé et le CD on a jamais complètement… c’est pas la même chose, c’est plus froid, même au niveau du visuel, tu peux davantage l’exploiter, sur un vinyle, il y a plus de place. 

Art’N Roll : On sent que vous êtes fiers. Sur Facebook on voit un petit extrait de la fabrication du vinyle. 

Dimitri : Oui on est hyper contents de l’avoir. Les deux sont importants quoi. En plus on sentait que le label avait vraiment un intérêt à bosser avec nous et il nous a dit : « si vous avez des demandes particulières ? » On va se faire plaisir, on voudrait-ci et on voudrait-ça et il a dit oui à tout ! Donc si on a moyen d’avoir un bel objet… 

Art’N Roll : Vous êtes passés sur un nouveau label parce que l’ancien a fermé ? 

Dimitri : Oui, on a bossé avec Dead Light pendant dix ans. On ne remerciera jamais assez Alex parce que vraiment, faire un label aujourd’hui c’est un truc de passionné, avec cette musique-là il n’y a pas grand-chose à gagner. Et puis je pense qu’il a dû se faire casser les couilles par un million de groupes qui voulaient signer chez lui. Donc, oui, il nous a énormément soutenus. Après quand il a dit : « j’arrête-là » on ne va pas lui mettre le couteau sous la gorge. C’était l’occasion de découvrir de nouveaux horizons, donc on a fait une sélection de quarante-cinq labels. Il y en a douze qui ont adhéré, d’autres non, pour des histoires de timing, ils étaient déjà bookés sur un an et demi, deux ans. D’autres qui disaient non parce qu’ils disaient que c’est pas tellement le créneau dans lequel je signe en ce moment. What the Fuck Records, c’est un label hollandais, le gars nous connaît depuis le début et quand on lui a proposé à lui, parmi les autres, il a vraiment sauté sur la table en disant : « Je veux bosser avec vous ! je vous suis depuis le début ». Là, quand tu sens que toi tu fais une demande, mais que le label en retour te dit, moi j’ai envie de vous avoir. Tu te dis bon je pense qu’on va pouvoir bosser ensemble. C’est pas seulement nous qui voulions signer sur un label c’est aussi eux… Voilà, pour le coup, on a aussi beaucoup joué en France et dernièrement, ça fait un moment qu’on a pas tourné, Belgique ça fait longtemps qu’on n’a pas fait de concerts là-bas. L’Allemagne, c’est pareil ça fait longtemps qu’on n’y est pas allés, la Hollande aussi. Peut-être qu’on va être amenés à ressortir un petit peu ? 

Art’N Roll :  En parlant de ce nouvel album, la raison de ce choix de ce  discours qui a été prononcé en 1992, pour le climat au Brésil ?  

Dimitri : Oui, on a tenu à préciser ça auprès des différents médias, parce qu’on commençait à avoir des retours comme quoi c’était un discours de Greta Thunberg, mais non ce n’est pas Greta. 

Art’N Roll : Quelle est la raison de cette erreur en fait … ? 

Dimitri : Parce que je pense que tout le monde connaît Greta Thunberg actuellement et voilà on voit qui c’est et comme c’est à peu près dans… 

Art’N Roll : le même genre…  

Dimitri : Oui, tout le monde a cru que c’était elle, mais non, c’était pas ça ! Cette idée-là en fait, elle n’est pas venue de nous. À l’époque, j’avais seulement fait deux morceaux. À ce moment-là, un bon pote à nous Sylvain, qui était batteur  et  guitariste dans Absu un groupe qu’on avait en commun aussi, un side project qui nous a accompagnés sur la tournée au Japon et qui est venu aussi jouer au Brésil avec nous. Il me dit : « Alors ça en est où ? » Je lui dis : « ça n’avance pas. »  Il y a moyen que tu m’envoies un morceau ? » Alors, je lui balance et il me met une batterie dessus. Je lui dis : « ben voilà ! » Je ne savais pas où on allait sur le coup » et il avait mis ce speech en intro et on a gardé l’idée. On s’est dit : « c’est cool » pour le coup, je vais l’utiliser avec un morceau que j’ai qui va bien coller avec. 

Art’N Roll : On le retrouve au niveau des textes, une ressemblance avec entre guillemets  le début de Hell Awaits de Slayer avec ce coup de batterie dès le départ. Est-ce que c’est voulu ? Est-ce que vous êtes très proche de ce groupe ? 

Dimitri : Oui. Déjà. Et lui, quand il a écouté le premier riff il m’a dit « ça c’est du Slayer ! » « Ouais, tu vas pas cracher dessus, si tu me dis que ça sonne comme du Slayer, je prends ! » Le tout premier riff d’intro, c’est le tout premier que j’avais sorti chez moi, donc c’est bien qu’il démarre l’album finalement.

Art’N Roll : On pense aussi à Crow-Mags qui est un groupe punk. Surtout sur un morceau Who dares win. 

Dimitri : C’est drôle parce que sur ce morceau-là, pour moi, c’est un morceau que j’ai fait, ça me faisait plus penser à du Municipal waste quand je l’ai composé et puis on là maintenant et je sais plus, ce qu’on m’a sorti ? Mais bon, un groupe très différent. 

Art’N Roll : Ça ne vous dérange pas qu’on vous dise ça ? 

Dimitri : Non, je sais pas, c’est comme une peinture, chacun apprécie, du moment qu’il aime ce qu’il entend. Après, ça fait penser à ça et à ça. Il y a une partie assez thrash, alors ils vont dire que c’est du punk, il y en a qui vont dire c’est du vieux thrash. 

Art’N Roll : Vous avez toujours privilégié la qualité à la quantité, sur tous vos albums. Parce que l’album est assez court il dure 34 minutes. 

Dimitri : Oui. Il y avait même un autre morceau, un dixième morceau qui était initialement prévu et qui était prêt, mais sur ce morceau-là on n’était pas unanimes, on était deux contre deux.  Deux qui voulaient le mettre et deux qui avaient un doute. Ok, on ne s’est pas pris la tête : poubelle ! direct ! 

Art’N Roll : Direct ! Vous ne le ressortirez pas ?  

Dimitri : Je sais pas, on en sait rien. Mais, tous ceux qu’on a là, il n’y a que des bons. C’est homogène, chaque morceau à sa place, on ne met aucun morceau dont on ne soit pas fiers, aucun morceau de remplissage. On privilégie la qualité, on ne sort pas un album tous les deux ans, parce que tu ne peux pas avoir l’inspiration pour sortir des purs titres tous les deux ans, ce n’est pas possible. Ou alors t’es un super génie. Je ne sais pas quel groupe fait ça, mais généralement les groupes qui sont comme nous, qui ont une durée de vie de 28 – 30 ans, certains font 20 albums ; mais chaque fois tu as trois supers morceaux et puis il y a du remplissage derrière ou alors c’est des albums qui tournent en boucle. Qui tournent en rond, les deux trois premiers sont supers et puis derrière on réchauffe la gamelle. Et puis, ils en font un autre et un autre, et tu dis : « tiens t’as écouté, ils en ont sorti un. » « Ah ouais, quoi ! » tu ne sais même pas si tu as envie de l’écouter, parce que tu sais d’avance. À la première note, tu reconnais le groupe direct, mais… En même temps, c’est le privilège qu’on a en tant qu’amateurs. Il y a des désavantages, mais il y a aussi ce gros avantage, personne ne nous pousse au cul, on est pas obligés de faire album-tournée, album-tournée, donc on sort quand on a envie, quand on a la matière. 

Art’N Roll : Vous avez la chance, par exemple, d’être connus au Japon, parce que vous avez un ami là-bas qui vous fait tourner. Vous comptez y retourner ?  

Dimitri : Avant d’y aller ça faisait quinze ans qu’on était distribués là-bas. Oui, oui on compte y retourner, carrément. Perso, pour moi c’était un rêve quand j’ai commencé la musique, mais jamais je n’avais pensé que ça se réaliserait. Maintenant ça s’est fait !

Art’N Roll : Pourtant ce n’est pas dans leur culture le metal core ?   

Dimitri : Si quand même. J’ai l’impression de toute façon qu’au Japon toutes les musiques marchent. Ils sont un peu fans de tout.  Quoi que tu joues, ça va le faire.  C’est un public qui est connaisseur. Qui est hyper fervent et ce qui nous a surpris là-bas, c’est quelquefois de jouer avec quinze groupes et dès le premier c’est blindé et ils soutiennent tous les groupes. Tu fais ça chez nous, les gens vont commencer à arriver pour voir les quatre derniers. Les groupes qui ouvrent ils vont jouer devant vingt personnes. Là, ce n’était pas le cas du tout. On a eu du mal a rentrer franchement, on a hésité « on retourne chez nous ? » ça va être dur l’atterrissage. On serait bien restés plus longtemps et on y retournera avec grand plaisir. 

Art’N Roll : D’ailleurs vous avez fait une vidéo ? 

Dimitri : Oui un petit souvenir.  

Art’N Roll : Et pour le Mexique vous avez préféré ne pas en faire ? Vous avez un trop mauvais souvenir ?  

Dimitri : Alors, ce n’est pas qu’on a préféré ne pas en faire!

Art’N Roll : Est-ce qu’on aura un jour le droit de le voir ?  

Dimitri : Ce n’est pas ça, c’est qu’on a aucune image, on est parti à quatre, personne pour nous accompagner donc on était sur scène et on ne pouvait pas filmer en même temps. On a eu tellement de recommandations vu les coins pourris dans lesquels on allait, on a préféré ne pas emmener de matos. On y allait en mode clochards ! Moi je n’avais même pas pris mon téléphone, on devait avoir un téléphone pour tout le groupe. Je gardais tous les billets d’avion et les passeports dans une pochette sous mon t-shirt dans le dos. Fallait pas qu’il nous arrive une couille et qu’on perde quoique soit. Parce que là on allait dans des coins où ce n’était même pas recommandé d’aller. On a commencé dans le nord, première ville Monterey, une semaine avant j’avais vu un message de l’ambassade de France « ne vous rendez dans cette ville sous aucun prétexte ! » J’appelle Didier : « le nom de cette ville ça me dit quelque chose, quand même. Il me dit : « oui c’est la ville par laquelle on commence la tournée ». Ah oui heeeuuuu ! 

On a vécu plein de péripéties. Déjà on s’est fait arrêter par l’armée sur l’autoroute en montant là-haut. Les gars ils ont halluciné : « Vous allez où ? » « On va à Monterey » « Quoi faire ? » « De la musique » « Ah oui ? ». Ça débloque. C’est des villes où il n’y a aucun touriste qui y va ! C’est comme quand tu dis je suis allé au Mexique « Ah ouais, je connais, j’y suis allé aussi. » « T’es allé où ? » « À Cancun ». Oui, mais va demander aux Mexicains, Cancun c’est pas le Mexique. Pour eux Cancun égal Miami. Par contre le Mexique profond c’est autrement plus roots, plus glauque, c’est ultra pauvre, ça craint dans pas mal d’endroits quand même. 

Art’N Roll : Et là, vous partez sur plusieurs projets ? Cette année  ca va être compliqué ?

Dimitri : Des envies on en a plein, mais surtout il y a pépère qui prend 53 ans(Didier) aujourd’hui, qui voulait prendre sa retraite, déjà il a fallu lui mettre des coups de pied au cul pour qu’il ne la prenne pas ! On voudrait retourner au Japon, on avait des touches pour aller en Russie. Moi j’adorerais personnellement, ce sont des origines donc j’aimerais aller jouer là-bas. On a eu des touches pour aller à Cuba, il y a l’Indonésie qui nous avait signés en version cassette sur le précédent disque. Il y a tellement d’endroits à faire ou a refaire. 

Art’N Roll : Aimeriez vous aller aux etats unis ,on sent chez certains groupes une jalousie du succès de Gojira ? 

Dimitri : Je sais que Didier serait fan de jouer aux États-Unis, personnellement je pense qu’un groupe comme nous n’a rien à y faire. Je ne pense pas que les « Ricains » soient  super ouverts, ils exportent beaucoup, mais je ne pense pas qu’en tant que groupe français. Oui Gojira a fait son chemin, mais ils sont sur une autre planète et puis maintenant ils sont là-bas, ce n’est plus un groupe français. Non je pense qu’on n’a rien à y faire, on ferait des plans merdiques si on y allait. À la rigueur au Canada, on avait vu une proposition de tournée au Canada. Alors le Canada pourquoi pas, mais les États-Unis je ne pense pas. 

Art’N Roll : .Tu as une autre passion pour la cuisine, tu es végétarien ou végan ?  

Didier : C’est pas une passion. Ma passion c’est le sport. 

Art’N Roll : La cuisine, on m’a dit que tu es un fin cuisinier ? 

Dimitri : Oui. Effectivement je cuisine beaucoup. Non, mais, ma passion c’est le sport, les sports de combat. C’est mon boulot aussi à côté et je bosse là-dedans depuis plus de 20 ans. Je suis éducateur sportif, préparateur physique, je m’occupe de tout ça, ce qui me maintient en forme. 

Art’N Roll : Il faut être en forme de toute façon pour monter sur scène.  

Dimitri : C’est mieux. Surtout quand tu fais de la musique assez énergique. On voit par rapport aux dinosaures du metal. C’est des légendes alors tu les vois toujours avec plaisir, mais pour certains, ça commence à tirer sur la gueule, ça devient dur. , tu vois Agnostic Front  je pense que Roger devrait faire une pause, ça va pas lui faire de mal.  Je ne sais si c’est un groupe qu’on reverra, ils commencent à être un petit peu usés. On ne sait pas trop ce que ça va donner. Didier dit souvent qu’il est trop vieux, mais c’est juste le chiffre qui augmente, mais quand tu le vois sur scène ou en studio, ce qu’il arrive à envoyer. Là, il a rentré l’album en une journée après tu vas dire que tu es trop vieux, même l’ingé son il était là « ouaaaaaah ». Arrête de dire que tu es trop vieux ! Là je suis sûr on va le lâcher sur scène. 

Art’N Roll : On attend que ça !  

Dimitri : Nous aussi ! Je pense qu’il va tout péter ! 

Art’N Roll : Je te laisse le dernier mot sur cet album, vos attentes ?   

Dimitri : Nos attentes c’est jouer, jouer, qu’on nous lâche les couilles avec les histoires sanitaires, il faut vraiment que ça reparte, parce qu’au tout début on en a profité du confinement, on était contents on a pu peaufiner l’album, là, ça devient vraiment beaucoup trop long et puis on n’envisage pas des concerts assis ou avec des personnes parquées avec des plots tous les quatre mètres. Ça marche pour certaines musiques, mais si on en arrive là, ça va être dur ! 

Art’N Roll : Super. Merci à toi, merci Dimitri. 

Dimitri : Merci à toi.

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