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Interview de Oscar, chanteur et Charry, guitariste du groupe The Hall Effect Juin 2012

mercredi/04/07/2012
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The Hall Effect - The Hall Effect

ANR: Félicitations pour cet album !

The Hall Effect : Merci !

ANR: il y a beaucoup d’efforts fournis au niveau de la musique, des paroles et des vidéos, pouvez-vous nous expliquer le processus de ce 2nd album ( « The Hall Effect » , même nom que le groupe)

Oscar : on a créé notre 1er album « Aim At Me » en 2006. On s’est remis à écrire de nouvelles chansons juste après la sortie de l’album. La 2ème écrite était « King » (8ème chanson de « The Hall Effect »). Du coup on a joué ces chansons pendant 3 ans. Au final nous avons écrit 23 chansons pour le 2nd album. Objectivement, on trouve qu’il manque un album entre le 1er et le 2ème.
En Colombie, nous sommes indépendants mais en Europe nous ne le sommes pas et grâce à Phil Manzanera (musicien et producteur Britannique) nous avons affiné nos choix des morceaux pour finaliser l’album.

ANR: Y a-t il l’histoire d’un morceau en particulier que vous souhaiterez partager avec nous ?

Oscar : en fait toutes les chansons ont quelque chose de spécial pour nous, il y avait à la base 23 chansons et on voulait faire un double album

ANR: Un double ? Déjà ?

Charry : en gros Phil Manzanera nous a bien fait comprendre qu’on pourrait se le permettre après avoir fait un album live mais nous n’en sommes vraiment pas là encore (rires)

ANR: Alors Phil est une sorte de mentor pour vous ?

Oscar : à 100% ! Il nous a tout donné pour cet album, il a respecté notre musique et il a sorti le meilleur en nous, c’est ce qu’un bon producteur doit faire.

ANR: Vous faite comment pour bien vous entendre musicalement surtout que les gens vous ont mis en contact pour monter ce groupe ?

Oscar : le destin a fait que l’on se croise et c’est intéressant ce qui se passe, puisque chacun de nous avons nos propres références / influences…

Charry : et personnalités…

Oscar : …et personnalités (merci..) et lorsqu’on s’est mis à jouer ensemble on a réalisé qu’on avait des objectifs en commun. Explorer ensemble la musique qu’on pouvait créer nous a ouvert un champ de possibilités. Avant que l’on se rencontre, nous avions tous jouer chacun de notre côté et pendant longtemps. Aujourd’hui même si l’on est tous différents, on s’entend bien, et on ne sait pas comment on y arrive… (rires).

Charry : On nous dit qu’on dégage quelque chose lors de nos lives. Cela vient du fait que chacun de nous apporte son originalité au groupe. Comme Douglas le bassiste avec son look (de Frank Zappa). Andres le batteur a qui par exemple les Anglais lui ont attribué le surnom de « The Killing Machine » (à sa manière de manipuler son instrument…), moi Charry le guitariste, je suis introvertie et quasiment en trans lorsque je joue et enfin Oscar le chanteur qui doit être constamment connecté avec le public.

ANR: Parlant des gens qui vous regardent jouer, qu’est ce que vous voulez leurs transmettre comme idées ou sentiments à travers ce 2ème album ?

Oscar : On voudrait partager la musique déjà. Il y a un retour constant entre les fans et le groupe et grâce à eux nous arrivons à vivre et à créer. De ces expériences nous écrivons nos chansons. On donne et on reçoit…

Charry : On partage notre musique avec le cœur. C’est aussi bizarre puisque personne ici ne pense qu’il pourrait avoir une scène rock respectable en Colombie. On essaie de montrer au monde une autre facette, positive, de notre pays, et ça c’est bien de pouvoir le vivre avec des producteurs, des fans et tout le monde.

ANR: Justement, l’Amérique Latine à une histoire particulière dans la musique rock métal, comment vous comptez la renforcer ?

Charry : Il y a beaucoup de groupes en Amérique Latine qui font d’énormes concerts. Pour le moment le public européen n’est pas très bien renseigné sur nous. Alors, on se sent comme des ambassadeurs de la musique rock de notre pays et on essaie justement de dépasser les frontières pour nous faire connaître. On a beaucoup de groupes de rock contrairement à ce qu’on pourrait croire.

Oscar : En plus d’être Colombiens, nous chantons en anglais, chose qui est mal perçue chez nous. Nous essayons de convaincre les autres groupes de rock Colombiens venir jouer ici en Europe et de suivre nos pas. On essaie de bosser ensemble comme un continent uni dans la musique.

ANR: Juste le rock underground voudrait rester fidèle à ses racines et à ses valeurs, ces groupes de rock voudrait peut-être éviter d’avoir leurs morceaux catalogués comme de la musique commerciale ?

Charry : en Colombie, ce n’est pas une option. Le rock chez nous est juste tout simplement underground.

Oscar : la musique commerciale commence dans le monde underground ensuite évolue vers le monde « mainstream » dépendant de si la musique est vraiment bien. Peut-être que les types de The Cure ou Nirvana ne voulaient pas tomber dans le « mainstream » mais leurs musiques était tellement bien , plus l’accumulation des shows et des évènements, qu’ils n’avaient plus trop le choix de rester underground. Et là t’as d’autres groupes qui copient et là c’est la m… Pour notre part on n’a jamais imaginé pouvoir enregistrer notre album à Londres ni venir à Paris. On a cherché à faire ce qu’on aime le plus et grâce aux bonnes conditions de travail nous avons atterris ici.

ANR: Pour finir, c’est quoi votre message pour nos lecteurs ?

Oscar (cette fois ci il nous parle en français, un bon français avec l’accent et tout…) : Nous voulons montrer un côté positif et différent de la Colombie. C’est dommage parce que tout le monde pense que ce pays représente la drogue et la guerre mais il y a aussi énormément de belles choses dans notre pays et on est uni.

ANR: Cool ! on vous souhaite le meilleur !

The Hall Effect : YYYYEEEEAAAHHHHHHHH

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