HOT on the rocks!

interview de heart attack

lundi/09/05/2022
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Rencontre avec Chris et Kevin de heart attack qui sort ‘Negative sun‘ le 10 juin chez atomic fire .

interview réalisé le 04 mai au black dog café.

Merci à Roger de replica promotion.

Art’N Roll :  Est-ce que tu peux présenter ton poste au sein de Heart Attack ? 

Chris : Je suis guitariste soliste, on va dire… C’est moi qui fais les solos (rires). 

 Kev, que tu as vu là-haut, est le chanteur et le guitariste rythmique. 

Art’N Roll : Déjà Heart Attack, il peut y avoir pas mal de jeux de mots avec ce nom-là. J’imagine que les chroniqueurs ont dû s’amuser. C’était voulu ce nom Heart Attack ? 

Chris : Oui ! Alors en fait Heart Attack ça vient de la chanson de Queen Sheer Heart Attack qui est un morceau que Queen avait fait un peu en réaction aux punks qui se moquaient d’eux à l’époque. Ils avaient montré qu’eux-aussi ils pouvaient faire un morceau punk. Donc, c’est un morceau qu’on aimait bien et on a gardé juste la fin : Heart Attack. On trouvait, à l’époque, que c’était catchy et sympa comme nom. 

Art’N Roll : On vous présente un peu comme un nouveau groupe de thrash metal alors que ça fait quand même depuis 2007 que vous êtes dans le circuit ? 

Chris : 2007, oui et non en fait. Parce que Kev a commencé en 2007, à l’époque c’était un groupe de lycée qui faisait des reprises de Metallica, Slayer, etc. La chose a commencé à devenir sérieuse quand on est arrivé Chris et moi, on est deux à s’appeler Chris, le batteur et moi. Là, on a commencé à composer, on a sorti notre premier album en 2013. C’est vraiment là que les choses ont commencé à être « sérieuses ». 

Art’N Roll : Premier album en 2013

Chris : Oui. 2013. À ce moment-là, on a pas mal tourné. On a fait, notamment, le Metal Corner au Hellfest et le Motocultor en 2015. On a fait pas mal de concerts en France. On a joué avec Loud Blast, Dagoba, etc. un peu tous les gros groupes français. Ensuite, on a sorti The Resilience en 2017.

Art’N Roll : Quatre ans après. 

Chris : Voilà. Qui nous a bien mis le pied à l’étrier, parce qu’on a commencé à tourner avec des groupes plus gros comme Sepultura, on a fait la première partie de Megadeth à Lyon. On a tourné avec Decapitated. On a fait plusieurs festivals en Europe du style Resurrection Fest en Galice, MetalDays en Slovénie, ce genre de trucs. Ça commençait à devenir quand même plus solide, jusqu’à la signature chez Atomic Fire, et, ce troisième album qui sort. 

Art’N Roll : Qui sort bientôt. Le 10 juin. J’imagine ce que ça doit vous faire d’être chez Atomic Fire ? Avec l’ancien directeur de Nuclear Blast.  Alors pourquoi Atomic Fire alors qu’on a quand même Nuclear Blast qui est toujours en place

Chris : Parce que c’est Atomic Fire qui nous a contacté pour venir chez eux. Ils ont entendu notre album, le nouveau, parce qu’on l’avait envoyé à plusieurs labels. Et, Markus Staiger est tombé sur notre album et il nous a contacté pour nous dire : « Je vous veux à tout prix ! » (Rires) Si c’est beau !

Art’N Roll : Ça doit être un honneur pour vous d’être chez eux

Chris : Oui. C’est un honneur. C’était très impressionnant au début, et au final, ça s’est fait très facilement parce qu’on s’est retrouvés dans une équipe où tout le monde a de l’expérience. Parce que la plupart sont des anciens de Nuclear Blast, donc ce sont des gens qui ont plusieurs dizaines d’années d’expérience, qui connaissent le métier, qui ont du savoir-faire, qui ont le réseau aussi, qui savent quoi nous dire et nous aiguiller, et, c’est un bonheur de bosser avec eux. 

Nous on essaye de leur rendre la pareille et de pousser aussi le plus possible, parce qu’eux croient en nous et c’est gratifiant. 

Art’N Roll : Vous avez un contrat, vous avez des obligations maintenant d’être chez eux ? 

Chris : Oui, oui. On est signé chez eux et on est un groupe Atomic Fire au même titre que les autres : Meshuggah . On fait partie de l’équipe. C’est assez dingue de se dire qu’on a des collègues pareils ! 

Art’N Roll : Avant d’attaquer ce nouvel album, vous avez sorti deux clips. Dont l’esthétique est palpable  ? 

Chris : Oui. Wings of Judgement et Septic Melody

Art’N Roll : Entre les arènes de Fréjus et l’opéra de Nice ? 

Chris : C’est ça. Voilà !

Art’N Roll : Alors, ça fait un contraste assez étrange avec votre style, parce que dans l’opéra de Nice, il y a cette danseuse et un danseur. C’était voulu ? C’était un choix de votre part ? 

Chris : Oui. Complètement ! En fait, le titre Wings of Judgement était assez grandiloquent, un peu majestueux par certains aspects, et, on voulait un lieu qui soit à la hauteur de cette sensation. Un lieu qui soit épique et on a eu l’occasion de tourner dans l’opéra de Nice. Ils nous ont accueillis à bras ouverts. 

Art’N Roll : Vous avez eu l’autorisation de tourner ?

Chris : Le directeur de l’opéra est hyper ouvert et toute l’équipe aussi. Ils nous ont accueillis comme des rois. Ils étaient hypers enthousiastes de faire autre chose dans l’opéra et, en plus, après les confinements il ne se passait rien, donc, ils étaient tous contents de travailler de voir du monde, d’entendre de la musique résonner dans l’opéra. C’était génial. 

Concernant ce contraste, on trouvait ça bien – bon, le monde de la culture va toujours mal – mais, pendant le confinement où tout était à l’arrêt, on voulait un peu rendre hommage à tout ce monde de la culture, quel que soit le domaine. C’est pour ça que c’est bien que dans un opéra on ait une danseuse classique, un groupe de métal, un danseur de breakdance, tout le monde réuni au même endroit. On trouvait ce contraste vachement sympa et, visuellement, c’est réussi, donc on est très, très, contents.

Art’N Roll : Il y a énormément de vues sur YouTube ! 

Chris : Oui. Il a cartonné sur YouTube, nous aussi on est contents, ça a l’air de plaire énormément donc, c’est top ! 

Art’N Roll : Il y a un troisième single qui va sortir, The Messenger

Chris : Oui. The Messenger.

Art’N Roll : Qui est annoncé pour le 13 mai ?

Chris : Oui. Et visuellement c’est encore un niveau au-dessus, donc on est vachement excités parce que c’est notre préféré des trois. Et, au sein Atomic Fire ça l’est aussi. On a vu comment Wings of Judgement a été accueilli, on espère que ça sera aussi bien accueilli, voire mieux. 

Le morceau est un peu différent, c’est un morceau plus lent, plus heavy, mais, toujours grandiloquent, et, visuellement le clip est top ! Même moi quand je le regarde, je me dis : « Wow ! c’est mon groupe qui fait ça ? »

Art’N Roll : On a hâte de le voir. 

Chris : Je me dis : « Wow ! mon groupe fait ça c’est top ! »

Art’N Roll : Cette nouvelle pochette avec ce nouveau personnage que l’on retrouve dans vos clips, qui est sur son trône. Tu peux me parler du visuel ? On dirait un peu Conan sur son trône. 

Chris : Oui. C’est ça ! (Rires) En fait, ce personnage représente un peu la deuxième personne qui est en chacun d’entre-nous. Ce côté noir qu’on a tous en nous, et, tout le thème de l’album est là-dessus. Cette noirceur et ce côté sombre contre lequel chacun d’entre-nous lutte, puisqu’on a tous un côté lumineux et très sombre. C’est aussi pourquoi il y a ce contraste entre le noir et blanc, il y a seulement deux couleurs : la lumière et l’obscurité.

Ce contraste est présent également dans le titre de l’album : Negative Sun. Donc, tout se joue là-dessus et tout l’album parle de ça. Du combat intérieur contre : soit la folie, soit le négativisme, soit le fait que si tu n’as plus rien à perdre tu peux vriller complètement et devenir quelqu’un de très dangereux, puisque tu n’as rien à perdre donc tu es dangereux. 

Tous les titres de l’album – ce n’est pas un concept album – mais ils portent un peu tous sur ce thème-là. Il y a ce fil rouge. Et comme ça a été composé pendant le confinement il y a beaucoup d’agressivité et de frustration à exprimer, donc, c’est un album qui n’est pas, très, très, positif. 

Art’N Roll : C’est ce qui ressort de toute façon chez tous les groupes qui ont vécu ce confinement, ce manque de concerts?

Chris : C’était une période anxiogène pour tout le monde sur le plan humain, sur le plan professionnel. C’était la première fois qu’on vivait ça, donc, on ne savait pas trop quelles allaient être les conséquences ? Combien de temps ça allait durer ? Est-ce que c’était la fin du monde ? Est-ce qu’on allait tous crever ? C’était assez bizarre. 

Art’N Roll : Ce nouvel album qui sort, au niveau son, il est beaucoup plus fort, beaucoup plus massif, c’est toujours Sébastien camhi aux commandes

Chris : Il est plus massif, oui. C’est toujours Sébastien et comme l’album est plus agressif, on voulait une prod qui soit agressive, puissante. Là, où The Resilience était assez lisse, on n’avait pas l’impression d’un groupe qui jouait ensemble, mais on entendait très bien toutes les pistes, donc, ça faisait un peu trop studio. Même si j’adore cet album et ce qu’on a fait dessus, mais, c’était très lisse, très bien produit, presque trop bien produit, trop gentil. Et, là, on voulait un truc que tu puisses mettre fort et te défoncer les oreilles. 

Art’N Roll : À l’écoute du premier titre, l’impression que j’ai eu c’est d’entendre Hell Awaits de Slayer, ce morceau tribal et ce début d’album, ce son massif de batterie.

Chris : Écoute, c’est une sacrée référence, donc, merci. On voulait quelque chose qui soit… On ne s’est pas imposé de limites. On l’avait peut-être fait sur les deux premiers albums où on avait cette étiquette trash. Là, on s’est dit : « on n’est pas un groupe de trash, on est un groupe de musique, donc, on fait ce qu’on veut ! » C’est pour ça que tu retrouves plein de choses, des synthés, des trucs un peu orchestraux,…

Art’N Roll : Des mélodies épiques...

Chris : Des mélodies, des longs solos… 

Art’N Roll : Des orchestrations aussi.

Chris : Oui. C’est ça. On s’est fait plaisir. 

Art’N Roll : Vous avez utilisé des samples ? 

Chris : C’est moi qui ai joué des synthés, j’ai pas mal de synthés. J’ai un Mellotron, c’est un vieux synthé des années 70, et, après j’ai aussi  des trucs orchestraux, alors c’est moi qui me charge de cette partie-là. On voulait vraiment se faire plaisir, faire tout ce qu’on avait envie de faire, y compris l’ajout de samples de chant mongols, bulgares ; on ne voulait s’imposer aucune limite et que ce soit cohérent artistiquement bien sûr. Mais, faire ce dont on avait envie, et ne pas se dire : « On est un groupe de thrash, ça, ça ne colle pas, le public thrash n’aime pas. Non ! Nous on s’en fout. On fait ce dont on a envie nous, et, si les gens suivent, c’est bien, nous on aura fait ce qu’on a voulu. »

Art’N Roll : Vous ne suivez pas un schéma ? 

Chris : Non. Et d’ailleurs, je ne pense pas qu’on soit vraiment un groupe de thrash, on n’est pas CrisiX ou Lazarus, ou Havok, on n’est pas un groupe de thrash pur. On est un cousin un peu éloigné, un cousin un peu bâtard de la famille. 

Art’N Roll : Avec toutes les mélodies qu’il y a dans cet album on reste assez scotchés sur les 9 titres ?

Chris : C’est cool. En fait, ça apporte de la variété, c’est ce qu’on voulait, que l’album ne soit pas linéaire. 

Art’N Roll : C’est vraiment le ressenti que j’ai eu personnellement.

Chris : Ça fait plaisir. 

Art’N Roll : En plus, ce sont des années d’expériences, vous avez quand même du vécu derrière ? 

Chris : C’est ça, oui. Ça commence à faire quelques années qu’on tourne et on s’est enrichis en tant que personnes, que musiciens, on a côtoyé plein de groupes qui nous ont inspiré, autant sur la scène extrême que sur une scène plus soft. Quand tu joues avec des mecs comme Benighted, tu prends aussi forcément ce qu’il y a prendre. Quand tu joues avec d’autres groupes, pareil, tu prends ce qu’il y a prendre et à chaque fois on s’est enrichis de tout ça. On s’est aussi plus ouverts à certains autres styles. Tout ça nourrit les influences de cet album. 

Art’N Roll : On a hâte qu’il sorte, bien sûr. La conception de l’album, ça a été fait pendant le confinement, vous avez mis combien de temps à peu près ? 

Chris : On a commencé à composer vraiment fin 2019. On avait des idées, des trucs enregistrés, pas vraiment de morceau entier. Et pendant le premier confinement, en mars 2020, là, on s’y est vraiment mis, parce qu’on avait que ça à faire aussi. On s’est retrouvés avec Kevin on a un home studio, parfois un peu à distance. On a composé les morceaux pendant cette période anxiogène. Ça nous a permis d’exprimer notre frustration et l’agressivité qu’on avait un peu contenues, et c’est là qu’est né l’album. 

Ensuite, on l’a enregistré à la sortie du confinement chez Sébastien. On a commencé en juin 2020 et le mixage s’est terminé en août. Là aussi, on a eu le temps de bien travailler. Voilà c’est ce qui a donné ce résultat. 

Art’N Roll :  Cette reprise de Phil Collins (Genesis) Jesus he knows me ?

Chris : Alors, dans le groupe c’est surtout moi qui suis fan de ce genre de chose, même si les autres aiment aussi, mais au départ, c’est surtout moi qui suis coupable. Comme l’album était, très, très, sombre et qu’on sortait d’une période un peu noire, on avait envie de faire quelque chose de plus léger et de s’amuser. On trouvait que ce titre s’y prêtait bien, donc on l’a adapté à la sauce Heart Attack. On l’a enregistré et ça a plu, le label a aimé et il a voulu qu’on le mette sur l’album en bonus track. Comme il ne colle pas vraiment au reste de l’ambiance de l’album, c’est un bonus track. 

Art’N Roll : C’est une bouffée d’air à la fin de l’album. 

Chris : Oui, c’est ce qu’on voit sur la vidéo, on s’amuse en studio, c’était vraiment une respiration, c’était du fun. 

Art’N Roll : Est-ce qu’il y a une tournée qui se prépare ? Je voulais parler aussi de la soirée au Michelet à Nantes ?

Chris : Oui. 

Art’N Roll : Cette fameuse salle mythique qui avait quinze ans d’existence et qui a fermé ces portes ?… 

Chris : Oui. Surtout pour les habitués qui étaient présents en fait, eux sont orphelins de cette salle, et toute la scène locale nantaise est orpheline de ce lieu. Les lieux comme ça, il y en a de moins en moins, quelles que soient les régions pour les groupes qui débutent, pour les petits jeunes, les groupes plus aguerris comme nous, mais aussi les groupes plus jeunes, c’est de plus en plus dur pour eux de trouver des salles. 

Nous on commence à avoir de moins en moins ce problème puisqu’on a plus d’expérience… Mais, un groupe qui commence maintenant… Je n’aimerais pas avoir quinze, seize, dix-sept ans maintenant et commencer, parce que c’est difficile de trouver des salles pour jouer, même des salles pour répéter. 

Art’N Roll : Vous étiez un des derniers groupes à jouer au Michelet ?

Chris : On a été le dernier groupe de metal… Le lendemain il y avait une soirée, je ne sais plus si c’était électro ou quoi que ce soit. Mais on a été le dernier groupe de metal avant la fermeture. D’ailleurs, c’était une super ambiance, c’était une super soirée. 

Art’N Roll :  Quand est t il du  Metal Thrash Alliance avec Deficiency et Destinity? 

Chris : On ne sait pas ! On aimerait bien nous. Parce que Deficiency sont un peu nos frères de l’Est, donc, on grandit ensemble. On s’entend toujours très bien et ce sont des amis. Donc, oui ! On aimerait au moins partager la scène, si ce n’est faire un Metal Thrash Alliance, un Hexagone Thrash Alliance, au moins, partager la scène ensemble encore une fois. Mais, après ?quelques dates. Alors, je ne peux pas te dire que ça se fera ou que ça ne se fera pas, mais, oui c’est un truc dont on parle régulièrement.  Il faut trouver les dates, les lieux, que tout le monde s’accorde ensemble. On va voir, mais ce n’est pas impossible. 

Art’N Roll : Les projets là, ce sont les festivals cet été ? 

Chris : On a le Sylak avec un très beau plateau. On est très contents d’en faire partie. On fait la release-party de notre album le 3 septembre à l’opéra de Nice, à l’endroit où on a tourné le clip de Wings of Judgement. Ça va être un très, très beau concert, dans un très beau lieu. Il va falloir vendre toutes les places ! (Rires)  Non, mais ça va être génial de jouer là-dedans. Comme on a gardé de très bons contacts avec les gens de l’opéra quand on leur a proposé ils ont été super enthousiastes. Ils ont dit « Ben, oui ! On va faire un concert de métal à l’opéra. » Il y aura d’autres groupes avec nous et je pense que ça va être une très, très, grosse soirée, on va vraiment se régaler ! 

Ensuite, il y a d’autres choses, mais ça discute. Pour l’instant il n’y a rien de signé. En ce moment c’est assez compliqué. Pour la fin de l’année et surtout pour 2023. Je pense qu’on va entendre parler de nous sur scène dans les mois et l’année qui viennent. 

Art’N Roll : Le fait que les fans, la plupart du public, achètent leurs places à la dernière minute ça va être compliqué?

Chris : C’est ça. On le voit avec tous les festivals en ce moment c’est l’hécatombe. Tous les festivals qui annulent parce qu’ils font 5 % de préventes.  Il y a eu tellement d’annulations et de reports que les gens, je pense, sont à la fois un peu échaudés, et, à la fois, ont perdu l’habitude de vivre des moments de convivialité je crois. C’est un moment où on ne se serre plus la main, on ne se fait plus la bise. Il est perdu ce truc d’être ensemble et Paradoxalement, ils vont être soixante mille à se réunir au Hellfest, ils vont dans les stades et tout ça, mais, dans ces petits endroits, peut-être un peu plus exiguës où il y a plus de promiscuité, j’ai l’impression que c’est plus difficile de faire bouger les gens. Après, ça reviendra sûrement. Peut-être que le Hellfest va donner le coup de fouet à tout le monde.  Tous ces gens-là vont se dire : « Allez c’est super les concerts. On y retourne ! » après pour le hellfest On avait fait le Metal Corner en 2015. On avait eu de la chance parce qu’on avait eu un très bon horaire, on jouait à 21h30 et la tente était blindée. On jouait le jeudi soir quand tous les festivaliers arrivent. Il y avait trois ou quatre mille personnes ! Donc, c’est un super souvenir, tout le monde était chaud, les gens n’étaient pas encore fatigués.  Ils étaient frais, pas encore bourrés… pas trop ! (Rires) Non, mais, c’est un super souvenir. C’était le premier gros concert qu’on a fait à l’époque c’était vraiment top ! 

Art’N Roll : Kevin, il paraît qu’il est spécialiste des cocktails à base de cranberry ? C’est toujours d’actualité ? 

Chris : Comment tu sais ? Tu veux qu’on lui demande ? 

Art’N Roll : Avec grand plaisir !  Il faut qu’il nous donne la recette.

Arrivé de Kevin après son interview au téléphone!!!

Art’N Roll : Salut Kevin.

Kevin : Enchanté

Chris : Une question très importante ! 

Art’N Roll : Tu es un spécialiste des cocktails de cranberry ? 

Kévin : Ah ! Comment tu sais ça ? 

Chris : Des cocktails russes ! 

Kevin : Si, si. Oui. Et il faut que j’explique le cocktail ? 

Art’N Roll : Pourquoi pas ? 

Kevin : Pourquoi vous parlez de ça (Rires) C’est une question ?  

Kevin : Le cocktail russe, c’est une histoire incroyable, mais, c’est vrai. C’est une descendante d’Anastasia, la princesse russe, qui m’a appris la recette de ce cocktail, mais c’est une recette secrète du coup.  C’est vrai que je l’ai fait lors des grands évènements et c’était mon anniversaire avec Stéphane de Loudblast à Antibes !!! C’est drôle. Je ne m’attendais pas à ça ! 

Art’N Roll : Un dernier mot, si vous avez un message à faire passer ? 

Kevin : On remercie toutes les personnes qui soutiennent la scène metal française. On remercie toutes les personnes comme toi, comme le Black Dog, comme Replica. Toutes les personnes qui soutiennent les groupes qui sont en développement, comme on appelle ça poliment, mais qui sont des petits groupes français qui se développent, tant bien que mal, dans l’adversité de la période. Je remercie toutes ces personnes-là et je remercie aussi le public qui se déplace nombreux. Il faut qu’ils continuent à se déplacer nombreux pour les concerts de métal en France. 

Chris : Il faut que le public reprenne l’habitude de venir au concert et de soutenir, pas que les groupes, mais aussi les organisations des festivals, ou tous les petits organes qui organisent les concerts, parce qu’en ce moment c’est assez compliqué. Donc, il faut vraiment que les gens reprennent l’habitude de revenir dans les concerts, c’est très bien d’aller au Hellfest, mais pas seulement au Hellfest. 

Art’N Roll : L’album sort le 10 juin., on se le procure ou ? 

Chris : Chez Atomic Fire, sur nos stands ou au Leclerc du coin. 

 

 

 

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