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Architects – All our gods have abandoned us

dimanche/06/11/2016
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architects

 

Groupe: Architects
Album: All our gods have abandoned us
Label: Epitaph
Date de sortie: mai 2016
Note: 18/20

C’est une chronique un peu spéciale que je m’apprête à écrire et je me dois de commencer par une mise en situation.
En effet, ce disque est sorti il y a déjà quelques mois (mai 2016) et aurait dû avoir sa chronique beaucoup plus tôt, accompagnée d’une interview et probablement d’un live report tous 2 recueillis pendant le dernier Hellfest.
« Aurait dû » malheureusement, car Architects, en pleine tournée promo cet été, a du annuler l’ensemble de sa tournée sans réel explication.
Et c’est seulement il y a quelques semaines que la triste nouvelle est tombée : Tom Searle, guitariste du groupe et frère jumeau du batteur Dan nous a quitté à seulement 28 ans, après 3 ans de bataille contre un cancer qui l’aura finalement emporté.
Cette triste nouvelle en tête, ma vision de l’album a changé, ou plutôt, certaines interrogations se sont soudainement éclairées.
Nous voici donc déjà face au 7eme album des britanniques « All our gods have abandoned us »‘ sorti chez Epitaph, UNFD et New Damage.. Le groupe, formé en 2004, n’a jamais levé le pied et s’est progressivement forgé un son et une identité suffisamment forte pour parcourir le monde au cours de nombreuses tournées.
Niveau style, le groupe a commencé sa carrière avec un mélange de hardcore et de metal furieux et assez technique (limite mathcore) dans ses premiers albums, style qui s’est vu, au fil des sorties, mêlé de mélodies chargées en émotions, de passage post-rock et d’arrangements électroniques.
Cette transition s’est d’ailleurs beaucoup ressentie sur les 3 derniers albums, affirmant définitivement le style si particulier du groupe.
L’album est en effet un concentré de ce que le groupe fait de mieux : rythmique moderne syncopée et groovy (ne me forcez pas à dire « djent »… Bon voilà, c’est dit), alternance de chant hurlé et mélodique, voir carrément de notes hurlées, nappes de claviers et passages planant électro, sans oublier les messages engagés typique du groupe (gros supporter de l’association sea shepherd au passage).
Le groupe maitrise son sujet et il est difficile de ne pas hocher la tête et de taper du pied en rythme tout au long de l’écoute. Aucun morceau ne semble superflus et l’album s’écoute d’une traite, sans quasi aucun sentiment de longueur.
En parlant des éléments qui m’avaient interpelé, le thème de l’album me semblait d’ailleurs cette fois fortement tourné vers le thème de la mort et de l’abandon, avec des titres comme Nihilist, Deathwish, Gone with the Wind, All Love Is Lost et le finalement très évocateur Memento Mori (« souviens toi que tu vas mourir » pour ceux qui ont séché les cours de latin).
Ne nous méprenons pas, le groupe a toujours eu des textes dénonciateurs de la laideur du monde et des manipulations médiatiques, mêlé a une certaine mélancolie sans pour autant tomber dans le larmoyant. Mais il est difficile d’ignorer cette tristesse ambiante au vu des circonstances dans lesquelles ce disque a été créé.
La seule reproche que je pourrais faire à ce disque serait finalement son manque d’évolution par rapport au précédent disque, mais ce serait gâcher son plaisir tant l’album est efficace de A à Z. D’autant que le groupe arrive quand même à surprendre avec son morceau final, long et progressif, avec un passage en blast et des orchestrations très élaborées.
Un excellent disque à conseiller, même pour ceux qui veulent découvrir le groupe.
J’espère de tout cœur que l’aventure Architects se remettra de cette tragédie et que le groupe reviendra plus fort, car je suis persuadé qu’ils encore beaucoup de choses à dire.
RIP Tom et merci pour ton œuvre.

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