Live Report Motocultor 2026 – Du Jeudi 13 au Dimanche 16 Août 2026

mercredi/09/09/2026
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MOTOCULTOR FESTIVAL 2026 

Quatre jours de découvertes, de poussière, de passion mais surtout de métal à Carhaix 

Il y a des festivals que l’on vient simplement voir. Et puis il y a ceux que l’on vit. Pour ma part, je faisais cette année mon « dépucelage » de Motocultor 😉 et je n’ai absolument pas été déçue de découvrir un univers à taille humaine, plein de joie et de générosité ! 

Même si certains estiment que Le Motocultor Festival appartient incontestablement à la seconde catégorie, durant quatre jours, du 13 au 16 août 2026, le site de Carhaix-Kerampuilh s’est transformé en une immense terre de métal où se sont cotoyées légendes internationales, groupes confirmés, jeunes formations prometteuses et un public venu en masse pour des grands moments de partages et de concerts.

Le festival a une nouvelle fois misé, pour sa 17e édition, sur une programmation particulièrement ambitieuse tout autant que variée. Plus de 110 groupes se sont succédé sur les quatre scènes, offrant un véritable panorama de la scène métal ou autres genres tout aussi appréciés par le public. 

Quasiment tous les styles étaient représentés : heavy, thrash, death, black, metalcore, doom, industriel, progressif, power metal, rock alternatif ou encore metal symphonique : chacun pouvait y trouver son compte, parfois même en faisant quelques mètres pour changer d’endroit et se retrouver alors dans un univers tout à fait différent. 

Cette édition a permis à environ 61 000 spectateurs durant les quatre jours de démontrer que le Motocultor confirme également son statut d’évènement majeur du métal en France. 

Mais cette édition 2026 restera aussi dans les mémoires pour une autre raison : la chaleur et la poussière, qui ont accompagné les festivaliers presque sans relâche. 

 

JEUDI 13 AOÛT 

Une entrée en matière sous une chaleur écrasante 

Dès l’ouverture des portes, le ton est donné. Le soleil est omniprésent et les températures dépassent rapidement les 30 degrés. Sur le site, les premiers festivaliers prennent leurs marques, découvrent les scènes et commencent leur marathon musical. 

Pour ma part, je cherche désespérément mon collègue photographe au travers de la poussière et du public car de lui également dépend cet article que nous écrivons pour vous ce jour 😊 Il est donc plus qu’indispensable ! 

Le jeudi offre une programmation particulièrement dense pour lui comme pour moi avec notamment Kittie, Death Angel, Godsmack, Primus, Municipal Waste, Oomph!, Brieg Guerveno et Pilori.  

Death Angel représente parfaitement la vieille école du thrash metal. Le groupe délivre une prestation énergique et directe, sans artifice inutile. La puissance des riffs et l’attitude scénique des musiciens rappellent pourquoi la formation demeure une référence du genre. Plus tard, Godsmack passe à une dimension supérieure. Avec une production beaucoup plus imposante, le groupe américain s’impose comme l’un des grands moments de la première journée. Le public répond présent et la Dave Mustage prend rapidement des airs de gigantesque arène grâce à cette véritable machine à déclencher les pogos. 

Et puis il y a Primus ! Ah ce groupe incontournable ! Comme il est difficile de classer le groupe dans une case. Avec Les Claypool à sa tête, Primus livre un concert totalement à part, mélangeant rock, metal, funk et expérimentation. Une prestation qui divise parfois, mais qui possède surtout cette qualité devenue rare : celle de ne pas être comme les autres, celle de se démarquer. 

Enfin les amateurs de metal industriel ont retrouvé Oomph!

Le groupe allemand a retourné le festival avec un mélange équilibré de morceaux classiques et récents et une mise en scène tout autant sombre que théâtrale, marquée notamment par une reprise de l’introduction de We Will Rock You sur le titre Labyrinth qui a immédiatement fait réagir la fosse. 

Une excellente première journée, donc ! La programmation est variée, les grosses formations répondent aux attentes et les découvertes sont déjà nombreuses. Malgré la poussière omniprésente et la météo écrasante, les esprits sont heureux ! Petit bémol pour les personnes véhiculées : retrouver leur voiture ! (Ceux qui l’ont vécu comprendront 😉 ) 

 

01 - Brieg Guerveno
02 - Brieg Guerveno
03 - Brieg Guerveno
04 - Brieg Guerveno

 

VENDREDI 14 AOÛT 

On retrouve nos marques! 

Je dois avouer que j’admire une grande qualité de ce festival Motocultor : le fait de ne pas se limiter aux seules têtes d’affiche et de donner la place à des formations plus modestes. 

En effet, mon petit collègue n’a pas chômé ! Alcest, Emperor, Paradise Lost, Mass Hysteria, Slaughter to Prevail, Lord of the Lost, Soen, Visions of Atlantis, Urne, Coroner, Iotunn, Cage Fight et Nawather ont bien occupé sa journée ainsi que la mienne en nous partageant sur les différentes scènes afin de capter le maximum de choses. 

Il est vrai que j’ai toujours remarqué que la journée du vendredi est probablement la journée où le festival prend toute sa dimension car elle propose plein de groupes d’horizons différents. Mais malgré tout, la cohésion entre tous donne une fluidité à l’ensemble. 

Emperor est bien évidemment l’un des rendez-vous incontournables pour les amateurs de black métal. L’atmosphère devient plus sombre et la puissance du groupe contraste fortement avec le soleil qui continue de frapper le site tandis que Paradise Lost apporte une autre facette du métal extrême, et que Mass Hysteria rappelle la place particulière occupée par les groupes français dans l’histoire du festival.  

Malgré la polémique Slaughter To Prevail , le public était au rendez-vous. Le quatuor de thrash metal suisse Coroner a captivé le public avec ses figures charismatiques et Alcest nous a offert un set envoûtant et délicat avec leur mélange de mélancolie et d’envolées intenses, sur un décor très zen.

La journée nous a également de découvrir des formations moins connues. La diversité est omniprésente, du deathcore à l’industriel, du métal progressif au symphonique, chaque changement de scène apporte son lot de surprises. C’est pour cela que le vendredi est une journée particulièrement réussi la plupart du temps sur le plan artistique. Elle est peut-être moins dominée par les grandes têtes d’affiche, mais elle est en revanche l’une des plus riches en découvertes. Et c’est là toute l’identité du Motocultor! 

 

 

SAMEDI 15 AOÛT 

On change de ton ! 

Après deux journées déjà bien remplies, on monte d’un cran avec une programmation riche en têtes d’affiches bien connues!  

On retrouve notamment Leprous, Eisbrecher, Perturbator, Nevermore, The Casualties, Nanowar of Steel et Within Temptation parmi tant d’autres. 

Ce qui donne à cette journée une dimension totalement éclectique!

Leprous offre une prestation technique et progressive, portée par une identité musicale immédiatement reconnaissable. Le groupe s’adresse autant aux amateurs de metal progressif qu’à ceux venus simplement chercher une expérience différente. Avec Perturbator, l’ambiance change radicalement. Les sonorités électroniques et industrielles apportent une atmosphère presque futuriste au festival. On ne présente plus les allemands Eisbrecher qui comme à leur habitude nous offre un show carré, sans fausses notes, tout en concluant sa prestation en faisant chanter La Marseillaise à tout le public du Motocultor.

Et puis vient le moment particulièrement attendu par leurs fans venus en nombre: Within Temptation. Le groupe néerlandais transforme son passage à Kerampuilh en véritable spectacle. La voix de Sharon den Adel, la mise en scène et les effets visuels donnent au concert une dimension beaucoup plus importante qu’une simple prestation de festival. Les morceaux emblématiques du groupe font immédiatement réagir le public. Lorsque résonnent Stand My Ground, What Have You Done, Ice Queen ou Mother Earth, le public chante à l’unisson. Bref fidèles à eux-mêmes, ils ont fait le job! 

Le contraste entre les différentes formations programmées durant la journée démontre une nouvelle fois la force du festival : passer d’un univers progressif à l’industriel, puis au metal symphonique, sans jamais donner l’impression d’une programmation incohérente. Et justement on le voit le contraste entre les précédents groupes cités et les Steve’n’Seagulls par exemple. Le public a pu danser et chanter sur des reprises de classiques rock et metal jouées à l’accordéon, au banjo et à la contrebasse. Un véritable ambiance de Saloon! 

C’est ainsi qu’on peut apprécier la qualité générale de la programmation qui mérite d’être soulignée. 

 

 

 

DIMANCHE 16 AOÛT 

Judas Priest pour une fin de festival en beauté 

Voilà c’est fini…. comme chantait un groupe français bien connu. 

Quatre jours de concerts, de marche, de poussière, de soleil et de nuits courtes mais il reste cette dernière journée et le programme du dimanche interdit toute baisse de régime pour ceux qui ont encore un peu de batterie. 

Comme nous l’avons fait depuis le départ, Jérôme et moi nous partageons les quatre scènes avec chacun nos chouchous ! Airbourne, Cryptopsy, Arch Enemy, Fit For An Autopsy, Kim Dracula, Nervosa, Shaârghot, Les Hommes Crabes et consorts et bien sûr Judas Priest qui clôturera ma journée personnellement. 

Airbourne fait ce qu’il sait faire de mieux : du rock’n’roll énergique, spectaculaire et sans concession. Le public participe frénétiquement, les pogos se multiplient et la crash barrière est plus qu’encombrée. Bravo à la sécurité qui n’a pas chômé! 

Les amateurs de metal extrême ne sont évidemment pas oubliés avec Cryptopsy, Vader et Fit For An Autopsy. De même que pour la scène cyberpunk et un groupe qu’on ne présente plus, Shaârghot, fidèle à sa réputation, la formation est montée sur scène entièrement recouverte de peinture noire proposant un déluge d’effets visuels sombres, des rythmiques explosives mêlant metal industriel lourd et beats électro punks. On a encore pris une grosse claque durant ce show!

Et avant de vous parler du grand rendez-vous de la soirée, je tiens à faire un petit clin d’oeil à un groupe dont le nom m’avait interpellée, moi grande fan de South Park : Les Hommes Crabes. Et bien je ne suis pas déçue ! le groupe de rock/post-grunge a délivré un concert puissant et joué une grosse partie de leur album Galak 51. Le public a pu apprécier leur univers singulier mêlant gros riffs saturés, amour des créatures de l’océan et second degré!  

Mais bon soyons honnête ! Toute la journée n’a fait que nous amener doucement vers un seul rendez-vous : Judas Priest. Voir une nouvelle fois cette légende du heavy metal fouler la scène du Motocultor constitue évidemment un événement. Le groupe apporte avec lui plusieurs décennies d’histoire du metal et une aura qui dépasse largement le cadre du festival avec un Rob Halford au top de sa forme pour son âge.  

La présence de Judas Priest donne à cette 17e édition une dimension particulière. Pour beaucoup de festivaliers, ce concert restera comme l’une des images fortes de cette édition 2026. 

La soirée se poursuit avec Arch Enemy, qui apporte une dernière décharge d’énergie avant la fin du festival.

Il est alors temps de plier bagage et de quitter ce lieu où le sentiment du devoir accompli et la nostalgie de laisser sur place les copains / amis sont bien présents. Il est toujours difficile de partir quand on a le sentiment d’avoir vécu quelque chose d’exceptionnel. 

Pour conclure le Motocultor Festival 2026 aura été pour moi une édition intense autant musicalement qu’humainement. 

Car au-delà des grandes scènes et des noms prestigieux, le Motocultor reste avant tout une histoire de public. Des milliers de personnes venues de toute la France et d’ailleurs, réunies pendant quatre jours autour d’une même passion. Des rencontres improvisées ou des retrouvailles chaleureuses, des découvertes musicales, des pogos, des éclats de rire, des déguisements, des kilomètres parcourus entre les scènes et cette étrange sensation de vivre pendant quelques jours dans une petite ville entièrement consacrée au métal. 

 

Alors je suis consciente que tout le monde n’aura pas trouvé cela parfait mais quel festival l’est?  En tous les cas il faut garder les bons souvenirs : une chanson, un groupe, une image, une rencontre…. 

Bref ! Vivement l’année prochaine! 

Merci à toute l’équipe du Motocultor pour sa bonne humeur, son travail colossal et bravo à tous les bénévoles ! 

 

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