{"id":38806,"date":"2026-06-10T14:00:11","date_gmt":"2026-06-10T12:00:11","guid":{"rendered":"https:\/\/www.artnroll.net\/home\/?p=38806"},"modified":"2026-06-10T14:08:10","modified_gmt":"2026-06-10T12:08:10","slug":"ballon-rond-et-musiques-fortes-dix-rencontres","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.artnroll.net\/home\/?p=38806","title":{"rendered":"Ballon rond et musiques fortes : dix rencontres"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">Deux univers diff\u00e9rents, diam\u00e9tralement oppos\u00e9s. Deux polyth\u00e9ismes modernes, deux colosses dogmatiques qui ne tol\u00e8rent, par essence, nulle contradiction, infid\u00e9lit\u00e9 ou coup de canif dans le contrat, de la part de leurs adeptes et acteurs. Exigeant tous deux une attention, voire une d\u00e9votion, totale, permanente et perp\u00e9tuelle. Deux Sisyphe, deux fortes t\u00eates qui n&rsquo;entreront vraisemblablement jamais en collision, y compris dans les pires cauchemars de Marco Materazzi. Des mentalit\u00e9s, des looks et des pratiques a priori diff\u00e9rents, rendant impossible toute entame de convergence&#8230; Et pourtant, n&rsquo;en d\u00e9plaise, d&rsquo;une part aux forts en EPS imperm\u00e9ables \u00e0 toute expression artistique, surtout si celle-ci s&rsquo;av\u00e8re c\u00e9r\u00e9brale et \/ ou contestataire et, d&rsquo;autre part, \u00e0 un quarteron d\u2019anti-foot primaires (ainsi qu\u2019\u00e0 leurs compagnons de route : rombi\u00e8res du rock, punks \u00e0 chiens h\u00e9mipl\u00e9giques, <em>gate keepers<\/em>, et assimil\u00e9s&#8230;), ces deux religions profanes se sont bel et bien rencontr\u00e9es, \u00e0 dix reprises au minimum, et parfois m\u00eame sur le territoire fran\u00e7ais&#8230; \u00c0 l&rsquo;heure o\u00f9 sonnent, comme toutes les quatre ann\u00e9es, les mercantiles (et souvent niaises) cloches de la grand-messe universelle footbalistique (cette \u00e9dition \u00e9tant d&rsquo;ailleurs, pour des raisons plus qu\u2019\u00e9videntes, une des plus vilipend\u00e9es depuis l&rsquo;initiale, organis\u00e9e en 1930 en Uruguay), nous nous sommes amus\u00e9s \u00e0 s\u00e9lectionner pour vous les dix rencontres les plus m\u00e9morables, improbables et attachantes entre ces deux p\u00f4les antagonistes, une petite pinc\u00e9e de photos et de vid\u00e9os (bien souvent cultes) \u00e0 l&rsquo;appui&#8230; Dans ce contexte, on constate au passage que le maillot constituerait le signe d&rsquo;appartenance le plus apparent, le plus pros\u00e9lyte, \u00e0 un des deux dogmes en question&#8230;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ol style=\"text-align: justify;\" start=\"10\">\n<li><strong> Architects, 2024-2025<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-38809 alignleft\" src=\"https:\/\/www.artnroll.net\/home\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/493479697_1238965711567039_5134378394034312548_n-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/www.artnroll.net\/home\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/493479697_1238965711567039_5134378394034312548_n-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.artnroll.net\/home\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/493479697_1238965711567039_5134378394034312548_n-600x400.jpg 600w, https:\/\/www.artnroll.net\/home\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/493479697_1238965711567039_5134378394034312548_n-768x512.jpg 768w, https:\/\/www.artnroll.net\/home\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/493479697_1238965711567039_5134378394034312548_n-1536x1024.jpg 1536w, https:\/\/www.artnroll.net\/home\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/493479697_1238965711567039_5134378394034312548_n-200x133.jpg 200w, https:\/\/www.artnroll.net\/home\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/493479697_1238965711567039_5134378394034312548_n.jpg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/>Ici, le num\u00e9ro 10 ne d\u00e9signe pas le meneur de jeu, mais plut\u00f4t celui qui figure en derni\u00e8re position. Avec les honneurs toutefois. En effet, les jeunes metalcoreux (redondance) d&rsquo;Architects repr\u00e9sentent les derniers rejetons de la nation qui a invent\u00e9 la discipline reine vers 1860 (et le rock quelque part finalement, un si\u00e8cle plus tard&#8230;) L&rsquo;amateur de sonorit\u00e9s m\u00e9talliques contemporaines et de ballon rond n&rsquo;aura gu\u00e8re loup\u00e9 que, lors des r\u00e9centes tourn\u00e9es mondiales des originaires de Brighton, le chanteur Sam Carter portait chaque soir le maillot du lieu o\u00f9 ils se produisaient. Dont celui de la France (NB\u00a0: photo prise lors de leur passage du 10 mars 2025 au Z\u00e9nith de Lille, par notre ami Moris DC), des USA ou de l&rsquo;Allemagne. En signe d\u2019amiti\u00e9 avec le public, de connivence ou de s\u00e9duction, c\u2019est selon. Pour des citoyens d\u2019une nation qui, hors clubs, n&rsquo;a rien gagn\u00e9 depuis 1966, c&rsquo;est tout \u00e0 fait remarquable de loyaut\u00e9 et de passion.<\/p>\n<ol style=\"text-align: justify;\" start=\"9\">\n<li><strong> Ozzy Osbourne, 2025 <\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nettement moins distingu\u00e9, et sacr\u00e9ment plus opportuniste, tr\u00e8s probablement une id\u00e9e de la veuve du chanteur qui nous a quitt\u00e9s le 22 juillet 2025\u00a0: celle consistant \u00e0 commercialiser (en \u00e9dition limit\u00e9e) de rutilants maillots de l&rsquo;\u00e9quipe d&rsquo;Aston Villa aux couleurs d&rsquo;Ozzy Osbourne (\u00e0 moins que ce ne soit l&rsquo;inverse), quelques semaines seulement avant la grand-messe d\u00e9finitive du 5 juillet au stade de Birmingham. Un coup purement commercial s&rsquo;il en est, d\u00e9nu\u00e9 de tout louable fondement. Pour information : Geezer Butler, le bassiste de Black Sabbath, communique depuis des lustres et de fa\u00e7on r\u00e9guli\u00e8re sur les RS (souvent le samedi) sur sa passion sinc\u00e8re, d\u00e9sint\u00e9ress\u00e9e et authentique pour Aston Villa.<\/p>\n<ol style=\"text-align: justify;\" start=\"8\">\n<li><strong> Hellfest, 2019 <\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans une veine parente, le FC Nantes a fait floquer, \u00e0 partir de la saison 2019-2020, des maillots avec le logo du c\u00e9l\u00e8bre parc d&rsquo;attractions de Clisson dessus. Ultra Vomit, les r\u00e9gionaux de l&rsquo;\u00e9tape (le chanteur-guitariste Nicolas Patra alias \u00ab Fetus \u00bb n&rsquo;ayant jamais cach\u00e9 son assiduit\u00e9 pour le club de Coco Suaudeau, ainsi que la n\u00e9cessit\u00e9 pour lui d&rsquo;\u00eatre abonn\u00e9 \u00e0 Canal +), l&rsquo;avaient \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque adopt\u00e9, et particip\u00e9 de bon c\u0153ur \u00e0 la vid\u00e9o promotionnelle. La collaboration entre les deux entit\u00e9s a depuis \u00e9t\u00e9 renouvel\u00e9e (maillots, \u00e9charpes, casquettes, t-shirts&#8230;), et un \u00ab Salon Hellfest \u00bb enchante m\u00eame dor\u00e9navant les VIP du Stade de la Beaujoire (\u00ab D\u2019une capacit\u00e9 de 90 personnes, la prestation r\u00e9ceptive est propos\u00e9e en 3 temps (avant match, mi-temps, et apr\u00e8s match), sur une base de cocktail dinatoire + champagne. Vous rejoignez vos places \u00e0 proximit\u00e9 en tribune Pr\u00e9sidentielle pour suivre la rencontre et partager l\u2019ambiance du Stade \u00bb nous dit le site Internet du club lig\u00e9rien). Pourquoi pas ? Cela mettra, je l\u2019esp\u00e8re, un peu de baume au c\u0153ur des supporters des n\u00e9o-rel\u00e9gu\u00e9s. J&rsquo;ai pu observer, enfin, que nombre de festivaliers portaient, au cours des quatre derniers crus du Hellfest, des maillots du FC Nantes, sans pour autant se couvrir de ridicule&#8230;<\/p>\n<ol style=\"text-align: justify;\" start=\"7\">\n<li><strong> Slomosa, 2024<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bien plus dans l&rsquo;esprit, et compl\u00e8tement WTF : Benjamin Berdous, le guitariste-chanteur des stoners norv\u00e9giens de Slomosa arbore, quand \u00e7a lui pla\u00eet (NB : dans la vid\u00e9o ci-dessous, au Rock in Bourlon 2024), un maillot blanc de l&rsquo;\u00e9quipe de France de l&rsquo;Euro 2000 floqu\u00e9 \u00ab Marcel Desailly \u00bb&#8230; J\u2019ai eu l&rsquo;opportunit\u00e9 d&rsquo;avoir en interview les trois autres membres du combo desert rock le plus excitant de la d\u00e9cennie, mais jamais le juv\u00e9nile porteur du <em>jersey<\/em> sc\u00e9nique le plus d\u00e9cal\u00e9 de l&rsquo;histoire du rock\u00a0: par voie de cons\u00e9quence, je ne dispose d&rsquo;aucune explication cr\u00e9dible ou de premi\u00e8re main \u00e0 vous donner quant au pourquoi de cet OVNI vestimentaire et conceptuel&#8230; R\u00e9sultat fortement jouissif en tous cas !<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" title=\"SLOMOSA - Live at Rock in Bourlon 2024\" width=\"940\" height=\"529\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/udsiGL-IxP0?feature=oembed&#038;wmode=opaque\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n<ol style=\"text-align: justify;\" start=\"6\">\n<li><strong> Def Leppard, 1983<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-38810 alignleft\" src=\"https:\/\/www.artnroll.net\/home\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/tumblr_bb4f1e52735ddd031d90667fdf9739b3_c22ab4e0_1280-300x196.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"196\" srcset=\"https:\/\/www.artnroll.net\/home\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/tumblr_bb4f1e52735ddd031d90667fdf9739b3_c22ab4e0_1280-300x196.jpg 300w, https:\/\/www.artnroll.net\/home\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/tumblr_bb4f1e52735ddd031d90667fdf9739b3_c22ab4e0_1280-600x392.jpg 600w, https:\/\/www.artnroll.net\/home\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/tumblr_bb4f1e52735ddd031d90667fdf9739b3_c22ab4e0_1280-768x502.jpg 768w, https:\/\/www.artnroll.net\/home\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/tumblr_bb4f1e52735ddd031d90667fdf9739b3_c22ab4e0_1280-200x131.jpg 200w, https:\/\/www.artnroll.net\/home\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/tumblr_bb4f1e52735ddd031d90667fdf9739b3_c22ab4e0_1280.jpg 850w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/>Les groupes ne faisant aucun myst\u00e8re de leur passion pour le football sont bien souvent anglais, et syst\u00e9matiquement honnis par l&rsquo;intelligentsia rock occidentale. Ainsi de Def Leppard, notamment aux moments de leur prime jeunesse&#8230; L&rsquo;<em>Union Jack<\/em> sied comme un gant de velours \u00e0 nombre de groupes britanniques (Who, Pistols\u2026), le football nettement moins (qui plus est, quand on sait que quatre s\u00e9lections de football sont abrit\u00e9es sous l&rsquo;Union Jack). Depuis leurs d\u00e9buts, les gars de Sheffield (leur club de c\u0153ur par ailleurs) arborent les deux avec panache, comme vous le pouvez le voir ici, shorts \u00e9chancr\u00e9s \u00e0 l&rsquo;appui, en 1983&#8230;<\/p>\n<ol style=\"text-align: justify;\" start=\"5\">\n<li><strong> Iron Maiden, 1975-?<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce qui vient d&rsquo;\u00eatre \u00e9crit supra vaut, pardi, pour la Vierge de fer, institution britannique fond\u00e9e en d\u00e9cembre 1975 ; surtout pour son l\u00e9gendaire quatre-cordiste Steve Harris (ici en photo dans le journal <em>L\u2019Equipe<\/em> en compagnie du joueur de West Ham Pablo Zabaleta), lequel avait failli passer pro \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de quatorze ans \u00e0 : West Ham&#8230; Entre sa basse Precision blanche, frapp\u00e9e de l&rsquo;\u00e9cusson dudit club londonien (NB : treize clubs professionnels \u00e9voluent au sein de la capitale anglaise), les ballons de foot et les cages de but dans leurs clips (\u00ab Wasted Years \u00bb, \u00ab Holy Smoke \u00bb\u2026), le ballon qui figure sur le blason du groupe, les <em>jerseys<\/em> Iron Maiden bleus et grenats vendus \u00e0 tire-larigot et \u00e0 prix d&rsquo;or sur leur site Internet et sur les<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-38811 alignright\" src=\"https:\/\/www.artnroll.net\/home\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/telechargement-300x200.png\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/www.artnroll.net\/home\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/telechargement-300x200.png 300w, https:\/\/www.artnroll.net\/home\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/telechargement-600x400.png 600w, https:\/\/www.artnroll.net\/home\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/telechargement-768x512.png 768w, https:\/\/www.artnroll.net\/home\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/telechargement-200x133.png 200w, https:\/\/www.artnroll.net\/home\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/telechargement.png 828w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/>\u00e9tals de leurs concerts, des chansons et m\u00eame un album entier consacr\u00e9 au foot, les chants style supporters (\u00e0 la limite du kitsch) incrust\u00e9s dans certains morceaux (\u00ab Chains of Misery \u00bb), les rencontres de foot disput\u00e9es entre musiciens (dont une de gagn\u00e9e \u00ab\u00a0au mental\u00a0\u00bb face au Secteur \u00c4, et un nul contre Scorpions), ce qui reste de Paul Gascoigne invit\u00e9 sur la totalit\u00e9 de la tourn\u00e9e 2008 (afin qu&rsquo;il ne commette pas de nouveaux exc\u00e8s tout seul : <em>spoiler<\/em>, ce fut un ratage), j&rsquo;en passe et des meilleures, c&rsquo;est tout un article tr\u00e8s bien renseign\u00e9 et d\u00e9taill\u00e9 qu&rsquo;il faudrait, afin de faire ad\u00e9quatement honneur \u00e0 la liaison ind\u00e9fectible qui unit Iron Maiden au football (anglais). En toute logique, Steve Harris avait \u00e9t\u00e9 interview\u00e9 par <em>So Foot<\/em> dans les ann\u00e9es 2000 (interview d&rsquo;ailleurs compil\u00e9e dans leur hors-s\u00e9rie \u00ab\u00a0Best of Culture\u00a0\u00bb de 2014). R\u00e9sultat : d&rsquo;humbles d\u00e9clarations, bien plus riches, avis\u00e9es et int\u00e9ressantes que celles, par exemple, du fatigu\u00e9 Tommy Lee dans le m\u00eame magazine \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque&#8230;<\/p>\n<ol style=\"text-align: justify;\" start=\"4\">\n<li><strong> AC\/DC, 1978 <\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p style=\"text-align: justify;\">Non loin dans la <em>vibe<\/em>. Mais en davantage celtisant et vibrionnant : l&rsquo;AC\/DC \u00e9poque Bon Scott, qui c\u00e9l\u00e8bre dignement la qualification de l&rsquo;\u00c9cosse lors de la (controvers\u00e9e) coupe du monde 1978 en Argentine, la quatri\u00e8me participation de la <em>Scotland national football team<\/em>. Celle-ci ach\u00e8vera son parcours (comme d&rsquo;accoutum\u00e9e) en phase de poules. Cette chaleureuse et cultissime sc\u00e8ne prend place le 28 avril 1978 sur celle de l&rsquo;Apollo Theatre de Glasgow. C&rsquo;\u00e9tait la huiti\u00e8me venue d&rsquo;AC\/DC sur les terres d&rsquo;origine de ses musiciens (\u00e0 l&rsquo;exception du bassiste cockney Cliff Williams). La ferveur qui rassemble le combo et son public est perceptible, puisque l&rsquo;\u00c9cosse a termin\u00e9 en octobre en t\u00eate du groupe 7 (devant la\u00a0Tch\u00e9coslovaquie\u00a0et le\u00a0Pays de Galles).\u00a0Pour l&rsquo;heure, AC\/DC vient d&rsquo;ex\u00e9cuter dix morceaux, dix classiques au berceau, dont cinq issus de <em>Let There Be Rock<\/em> enfant\u00e9 l&rsquo;ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente. En hommage \u00e0 leur M\u00e8re patrie, les cinq amis reviennent pour un rappel. Ils jouent, tous, en <em>jersey<\/em> bleu marine de la s\u00e9lection nationale, l&rsquo;instrumental celtique \u00ab Flying Thing \u00bb, encha\u00een\u00e9 sur l\u2019haletant \u00ab Rocker \u00bb. M\u00eame si l&rsquo;on sait que Malcolm Young \u00e9tait le v\u00e9ritable, ind\u00e9niable, ind\u00e9crottable supporter de la s\u00e9lection aux onze chardons, gageons qu&rsquo;Angus se trouvera ces jours prochains devant son grand \u00e9cran, afin d&rsquo;assister aux trois premiers (?) matchs de la neuvi\u00e8me participation des \u00c9cossais \u00e0 une phase finale de la Coupe du monde. Nous avons v\u00e9rifi\u00e9 (puis rev\u00e9rifi\u00e9) : les 14, 20 et 25 juin, jours de matchs \u00e9cossais, AC\/DC ne donnera pas de concert (ceux-ci ne reprendront que le 11 juillet \u00e0 Charlotte, aux \u00c9tats-Unis). Quoi qu&rsquo;il en soit, chaque fan d&rsquo;AC\/DC, y compris celui que le football indiff\u00e8re ou r\u00e9vulse, conna\u00eet ou reconna\u00eet cette savoureuse, excitante et \u00e9mouvante s\u00e9quence que voici&#8230;<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" title=\"AC\/DC - Fling Thing\/Rocker (Apollo Theatre, Glasgow, April 1978)\" width=\"940\" height=\"705\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/ViWarIZKAs8?feature=oembed&#038;wmode=opaque\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n<ol style=\"text-align: justify;\" start=\"3\">\n<li><strong> Sepultura, 1996 <\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p style=\"text-align: justify;\">Impensable que le Br\u00e9sil ne figure pas dans cette liste. Depuis la seconde moiti\u00e9 des ann\u00e9es quatre-vingt, la sc\u00e8ne metal br\u00e9silienne (notamment celle de S\u00e3o Paulo, une v\u00e9ritable plaque tournante \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle continentale) est devenue incontournable \u00e0 l&rsquo;image (ou presque) de ce que repr\u00e9sente la Sele\u00e7\u00e3o au niveau du football universel. L&rsquo;auteur de ces lignes se souvient, avec tant d&rsquo;amusement que d&rsquo;\u00e9motion, avoir clapp\u00e9 en rythme en octobre 2016 pour Palmeiras, <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-38812 alignleft\" src=\"https:\/\/www.artnroll.net\/home\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/15-DSC_7649-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/www.artnroll.net\/home\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/15-DSC_7649-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.artnroll.net\/home\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/15-DSC_7649-600x400.jpg 600w, https:\/\/www.artnroll.net\/home\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/15-DSC_7649-768x512.jpg 768w, https:\/\/www.artnroll.net\/home\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/15-DSC_7649-200x133.jpg 200w, https:\/\/www.artnroll.net\/home\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/15-DSC_7649.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/>avec la p\u00e9tulante chanteuse-bassiste Fernanda Lira, dans le restaurant de la Maroquinerie ; puis avoir subi, dans celui du Petit bain en mars 2018, le courroux \u00e0 peine r\u00e9fr\u00e9n\u00e9 de son ex-alter ego guitaristique, la blonde Prika Amaral, apr\u00e8s avoir \u00e9mis devant celle-ci l&rsquo;hypoth\u00e8se d&rsquo;une cinqui\u00e8me \u00e9toile sur le maillot des Allemands (au final, c&rsquo;est la France qui l&rsquo;a eue, na !) Bien avant cela, le Paris branchouille avait \u00e9t\u00e9 en 1996 le th\u00e9\u00e2tre d&rsquo;une m\u00e9morable rencontre entre le metal et le football br\u00e9silien. C&rsquo;\u00e9tait le 29 mai 1996. La veille, Sepultura venait de remporter un triomphe historique au Z\u00e9nith de Paris. L&rsquo;album <em>Roots<\/em> \u00e9tait sorti trois mois auparavant : s&rsquo;il n&rsquo;avait pas encore totalement transfigur\u00e9 le metal des ann\u00e9es 1990, c&rsquo;\u00e9tait d\u00e9j\u00e0 un des blockbusters rock et metal de l&rsquo;ann\u00e9e. Sur le plateau du regrett\u00e9 <em>Nulle part ailleurs<\/em>, alors anim\u00e9 par le tout autant regrett\u00e9 Philippe Gildas, les conqu\u00e9rants Sepultura s&rsquo;appr\u00eataient \u00e0 restituer au public hexagonal les futurs classiques \u00ab Roots Bloody Roots \u00bb et \u00ab Ratamahatta \u00bb, les deux premiers simples du nouveau disque. Ils essuient pour l&rsquo;heure les blagues pas dr\u00f4les du dispensable Bruno Gaccio, que ni eux ni le public (ce soir, majoritairement compos\u00e9 de metalleux) ne peuvent comprendre. Max Cavalera a rev\u00eatu, pour son deuxi\u00e8me passage sur Canal +, un maillot orange de l&rsquo;\u00e9quipe des Pays-Bas, et Andreas Kisser un blanc de celui de Palmeiras 1993-1995. Le niveau humain s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve, et l&rsquo;atmosph\u00e8re devient d&rsquo;un seul coup plus respirable, \u00e0 la diffusion d&rsquo;une br\u00e8ve mais chaleureuse allocution en br\u00e9silien du l\u00e9gendaire Rai, lequel officiait alors au poste de num\u00e9ro 10 du Paris Saint-Germain (club alors pr\u00e9sid\u00e9 par Michel Denisot, et contr\u00f4l\u00e9 par la seule cha\u00eene crypt\u00e9e de l&rsquo;\u00e9poque). Le petit fr\u00e8re de Socrates, l&rsquo;homme fort du foot br\u00e9silien et parisien, avait en conclusion souhait\u00e9 offrir un maillot rouge et bleu 2XL d\u00e9dicac\u00e9 \u00e0 Sepultura, que leur avait imm\u00e9diatement tendu la pr\u00e9sentatrice Val\u00e9rie Payet. C&rsquo;\u00e9tait le guitariste Andreas Kisser qui s&rsquo;en \u00e9tait saisi. Nous le savons, Max Cavalera a port\u00e9, porte et portera encore nombre de maillots de football (sa passion, \u00ab Umbabarauma \u00bb, une de ses compositions f\u00e9tiches avec Soulfly, est un hymne \u00e0 ce sport) : il y en poss\u00e8de plusieurs milliers, et avait d\u00e9clar\u00e9 il y a quatre ans \u00e0 <em>So Foot<\/em> que celui de Lyon, faisait partie de ses favoris&#8230; Cette soir\u00e9e de mai 1996, c&rsquo;est le tout-puissant Andreas Kisser qui portera fi\u00e8rement quai de Javel le maillot \u00ab Hechter \u00bb floqu\u00e9 Opel, en lieu et place du Palmeiras 1993-1995, qu&rsquo;il vient d&rsquo;\u00f4ter. Il nous d\u00e9livrera, Jackson en pognes et intensit\u00e9 requise, les deux morceaux d&rsquo;anthologie, le second en compagnie du monstrueux percussionniste de Salvador de Bahia Carlinho Brown&#8230; S&rsquo;il fallait encore d\u00e9montrer les liens entre le Br\u00e9sil et le club de la capitale fran\u00e7aise&#8230;<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" title=\"Sepultura @ NPA - Ratamahatta &amp; Roots Bloody Roots Live (5\/5)\" width=\"940\" height=\"705\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/j_FnUUCX-eg?feature=oembed&#038;wmode=opaque\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n<ol style=\"text-align: justify;\" start=\"2\">\n<li><strong> Queen, 1981 <\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p style=\"text-align: justify;\">Am\u00e9rique du Sud toujours, encore un cran au-dessus d&rsquo;un point de vue historiographique. Nous ne sommes qu&rsquo;\u00e0 quelques mois de l&rsquo;invasion de l&rsquo;archipel des Malouines par le g\u00e9n\u00e9ral-pr\u00e9sident Leopoldo Galtieri, et par l\u00e0 m\u00eame du d\u00e9but de la guerre entre l&rsquo;Argentine et la Grande-Bretagne. De f\u00e9vrier \u00e0 ao\u00fbt 1981, Queen s&rsquo;est produit \u00e0 cinq reprises en Argentine, dont trois fois \u00e0 Buenos Aires. C&rsquo;est dans la capitale du pays d&rsquo;Evita qu&rsquo;un clich\u00e9 des plus saisissants de l&rsquo;histoire <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-38816 alignright\" src=\"https:\/\/www.artnroll.net\/home\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/e4c0bdcc21892034c9443d426d562ffcbba13298-300x180.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"180\" srcset=\"https:\/\/www.artnroll.net\/home\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/e4c0bdcc21892034c9443d426d562ffcbba13298-300x180.jpg 300w, https:\/\/www.artnroll.net\/home\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/e4c0bdcc21892034c9443d426d562ffcbba13298-600x360.jpg 600w, https:\/\/www.artnroll.net\/home\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/e4c0bdcc21892034c9443d426d562ffcbba13298-768x461.jpg 768w, https:\/\/www.artnroll.net\/home\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/e4c0bdcc21892034c9443d426d562ffcbba13298-1536x922.jpg 1536w, https:\/\/www.artnroll.net\/home\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/e4c0bdcc21892034c9443d426d562ffcbba13298-200x120.jpg 200w, https:\/\/www.artnroll.net\/home\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/e4c0bdcc21892034c9443d426d562ffcbba13298.jpg 1900w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/>du rock a \u00e9t\u00e9 pris le 8 mars. En main des baguettes donn\u00e9es par Roger Taylor, un jeunot Diego Armando Maradona porte un t-shirt \u00ab all over \u00bb de l&rsquo;<em>Union Jack<\/em>. \u00c0 c\u00f4t\u00e9 de lui, Freddie Mercury est moul\u00e9 dans le maillot pastel de l&rsquo;<em>Albiceleste<\/em>. C&rsquo;\u00e9tait une d\u00e9cision pr\u00e9m\u00e9dit\u00e9e de part et d&rsquo;autre : le chanteur voulait rendre hommage \u00e0 la star sportive \u00e9mergente, qui \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque jouait encore au club local mais populaire de Boca Juniors, le footballeur \u00e0 un monticule musical exceptionnellement de passage chez lui. Freddie se pr\u00e9sente \u00e0 l&rsquo;objectif les bras \u00e9cart\u00e9s comme pour c\u00e9l\u00e9brer cet \u00e9change de maillots, et semble nous dire de fa\u00e7on limite provocante : \u00ab Tadaaaaaaaaa c&rsquo;est nous !!! \u00bb Diego sera quelques heures plus tard invit\u00e9 par Queen \u00e0 fouler les planches du V\u00e9lez Sarsfield Stadium (sur \u00ab Another One Bites the Dust \u00bb). Tout ceci vaudra \u00e0 l&rsquo;imp\u00e9tueux joueur de vingt-et-un an de rudes (mais \u00e9ph\u00e9m\u00e8res) critiques dans son pays. Freddie, Diego : deux ic\u00f4nes ultimes des ann\u00e9es 1980, deux monstres sacr\u00e9s en leurs genres, immortalis\u00e9s goguenards, partageurs, respectueux, intemporels.<\/p>\n<ol style=\"text-align: justify;\">\n<li><strong> AC\/DC, 2001<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce classement est d\u00e9finitivement subjectif, car l&rsquo;auteur de cette pochade \u00e9tait (effectivement) pr\u00e9sent pour cette derni\u00e8re rencontre. C&rsquo;\u00e9tait au Stade de France, le vendredi 22 juin 2001. Ann\u00e9e impaire donc sans un quelconque Euro ou Coupe du monde (masculine), ou truc de foot international \u00e0 c\u00e9l\u00e9brer&#8230; \u00c9paul\u00e9 par Offspring en premi\u00e8re partie, AC\/DC venait d&rsquo;achever son grandiloquent show de la tourn\u00e9e <em>Stiff Upper Lip<\/em> par l&rsquo;immarcescible et d\u00e9tonnant \u00ab For Those About to Rock (We Salute You) \u00bb. Sa seizi\u00e8me prestation \u00e0 Paris depuis 1976. C&rsquo;\u00e9tait sans conteste une tr\u00e8s copieuse setlist, articul\u00e9e principalement autour de <em>Let There Be Rock<\/em> et de <em>Back In Black<\/em> (quatre et six extraits, respectivement). Nous sommes aux alentours de vingt-deux heures vingt, des dizaines de milliers de spectateurs d\u00e9laissent paisiblement leurs inconfortables si\u00e8ges en plastoc, tournent baskets et talons, \u00e9crasent cigarettes et gobelets, et s&rsquo;appr\u00eatent \u00e0 regagner leur voiture pour les uns et les RER B et D pour les autres, lorsque quelques lourds mais d\u00e9licats accords graves sont \u00e9gren\u00e9s dans le ciel s\u00e9quano-dyonisien&#8230; Une suite connue, mais inattendue&#8230; \u00c0 la stup\u00e9faction g\u00e9n\u00e9rale (puisque quiconque sait pertinemment qu&rsquo;AC\/DC n&rsquo;accorde jamais \u00f4 grand jamais de rappel, que pass\u00e9 l&rsquo;ultime coup de canon de \u00ab For Those&#8230; \u00bb la f\u00eate est finie et qu&rsquo;il vaut mieux se carapater au plus vite avec femme, pote et enfants) la musique reprend&#8230; Exceptionnellement, le temps suspend son vol \u00e0 la nuit tombante : \u00ab Ride On \u00bb, le poignant classique de 1976, est jou\u00e9 pour la premi\u00e8re fois en concert, AC\/DC est revenu \u00e0 l&rsquo;unisson sur l&rsquo;estrade et son promontoire pour moins de sept minutes. Qui plus est (presque) enti\u00e8rement v\u00eatu de maillots aux couleurs de l&rsquo;\u00e9quipe qui a triomph\u00e9 en 1998 et en 2000. C&rsquo;est un hommage \u00e0 Zidane. Mais, pour qui comprend la l\u00e9gende, c&rsquo;est d&rsquo;abord un salut adress\u00e9 \u00e0 l&rsquo;intemporel Bon Scott, le d\u00e9funt chanteur, qui avait jamm\u00e9 en studio sur ce blues, peu avant son tr\u00e9pas en f\u00e9vrier 1980 (en compagnie de notre Bernie Bonvoisin national, certainement pr\u00e9sent cette nuit\u00e9e en ce stade avec Nono). Vingt-cinq ans apr\u00e8s, je ne r\u00e9alise toujours pas cette triple entorse protocolaire (<em>duration<\/em>, <em>setlist<\/em>, <em>outfit<\/em>), de la part d&rsquo;un groupe d\u00e9sormais aussi pr\u00e9visible et calibr\u00e9 qu&rsquo;AC\/DC&#8230; Contrairement aux quatre autres stars, le regrett\u00e9 guitariste Malcolm Young est le seul ce soir \u00e0 demeurer en d\u00e9bardeur, se refusant \u00e0 enfiler la tunique (nouvellement) \u00e9toil\u00e9e des bleus. Je suppose que la porter eut \u00e9t\u00e9, \u00e0 ses yeux bleus per\u00e7ants, synonyme de trahison envers son \u00e9quipe d&rsquo;\u00c9cosse bien-aim\u00e9e&#8230;<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" title=\"AC\/DC - Ride On (Stade De France, Paris, June 2001)\" width=\"940\" height=\"705\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/kk7aJxagVPA?feature=oembed&#038;wmode=opaque\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Cr\u00e9dits photos : Moris DC (Architects, 2025), Ross Halfin (Def Leppard, 1983), L\u2019Equipe (Iron Maiden, 2019), Immortaliza (Nervosa, 2016), Neal Preston (Queen, 1981).<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Cr\u00e9dits vid\u00e9os : Rock in Bourlon (Slomosa, 2024), AC\/DC (AC\/DC, 1978 ; AC\/DC, 2001).<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Photo de couverture : So Foot, interview de Steve Harris, 2014.<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Deux univers diff\u00e9rents, diam\u00e9tralement oppos\u00e9s. Deux polyth\u00e9ismes modernes, deux colosses dogmatiques qui ne tol\u00e8rent, par essence, nulle contradiction, infid\u00e9lit\u00e9 ou coup de canif dans le contrat, de la part de leurs adeptes et acteurs. Exigeant tous deux une attention, voire une d\u00e9votion, totale, permanente et perp\u00e9tuelle. Deux Sisyphe, deux fortes t\u00eates qui n&rsquo;entreront vraisemblablement jamais en collision, y compris dans les pires cauchemars de Marco Materazzi. Des mentalit\u00e9s, des looks et des pratiques a priori diff\u00e9rents, rendant impossible toute entame de convergence&#8230; Et pourtant, n&rsquo;en d\u00e9plaise, d&rsquo;une part aux forts en EPS imperm\u00e9ables \u00e0 toute expression artistique, surtout si celle-ci [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":23,"featured_media":38807,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_mi_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[1480,9],"tags":[2559,2249,545],"class_list":["post-38806","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-a-la-une","category-art-zone","tag-football","tag-hard-rock","tag-metal"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v23.9 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>Ballon rond et musiques fortes : dix rencontres - 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