{"id":31300,"date":"2024-02-17T13:19:49","date_gmt":"2024-02-17T12:19:49","guid":{"rendered":"https:\/\/www.artnroll.net\/home\/?p=31300"},"modified":"2024-02-26T00:12:47","modified_gmt":"2024-02-25T23:12:47","slug":"lucifer-attic-the-night-eternal-au-petit-bain-le-16-fevrier-2024","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.artnroll.net\/home\/?p=31300","title":{"rendered":"Lucifer \u2013 Attic \u2013 The Night Eternal au Petit Bain le 16 f\u00e9vrier 2024"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify\">Lucifer. Vaste programme aurait dit un grand homme. D&rsquo;eux j&rsquo;avais appr\u00e9ci\u00e9 cette reprise de \u00ab\u00a0Dancing with Mr. D\u00a0\u00bb des Stones sur \u00ab\u00a0Lucifer II\u00a0\u00bb en 2018, <em>cover<\/em> figurant parmi des compos aux intitul\u00e9s \u00e9vocateurs tels \u00ab California Son \u00bb, \u00ab Dreamer \u00bb, \u00ab Phoenix \u00bb, ou encore \u00ab Before the Sun \u00bb. Reprise pas mal \u00e9cout\u00e9e il y a quatre ans (d\u00e9j\u00e0) lors du confinement. L&rsquo;original de \u00ab Dancing with Mr. D \u00bb est \u00e9galement un des deux moments au sein de leur \u00e9tendue carri\u00e8re o\u00f9 les Stones ont fait bisou-bisou de loin \u00e0 Lucifer, le v\u00e9ritable ; c&rsquo;\u00e9tait sur \u00ab Goats Heads Soup \u00bb en 1973, refermant une sulfureuse parenth\u00e8se ouverte cinq ans auparavant avec \u00ab Beggars Banquet \u00bb. 1968-1973 est d&rsquo;ailleurs la p\u00e9riode artistique et musicale de pr\u00e9dilection du groupe Lucifer, fond\u00e9 \u00e0 Berlin en 2014. Un rapprochement pouvant \u00e0 ce sujet \u00eatre op\u00e9r\u00e9 sans trop de peine avec les ant\u00e9diluviens Coven : musique proto-hard rock, th\u00e9matiques occultistes, colifichets divers et vari\u00e9s, cand\u00e9labres, la circonstance enfin que la chanteuse allemande Johanna Sadonis n&rsquo;est pas sans rappeler sa devanci\u00e8re <em>yankee<\/em> Jinx Dawson (chevelure Barbarella, sourcils \u00e9pil\u00e9s, regard mena\u00e7ant soulign\u00e9 de kohl, v\u00eatements sombres, d\u00e9gaine <em>greaser<\/em>&#8230;).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">En cette mi-f\u00e9vrier 2024 teint\u00e9e de gris, Brian Jones, Sharon Tate et Meredith Hunter ont tous trois quitt\u00e9 ce bas monde depuis cinquante-cinq ann\u00e9es ; j&rsquo;ai pour ma part ressorti ma veste trois-quarts en daim acquise dans un d\u00e9crochez-moi-\u00e7a \u00e0 Clignancourt au printemps 1992, sur laquelle est \u00e9pingl\u00e9 un badge Opeth d\u00e9nich\u00e9 sur <em>eBay <\/em>; et la p\u00e9niche associative du Petit Bain amarr\u00e9e (visiblement pour l&rsquo;\u00e9ternit\u00e9) en contrebas de la biblioth\u00e8que Mittrand s&rsquo;appr\u00eate gentiment \u00e0 r\u00e9aliser un copieux crochet temporel-culturel. Effectivement, la tourn\u00e9e \u00ab The Satanic Panic \u00bb fait escale ce soir du vendredi 16 dans la ville de Gong et des Charlots afin de d\u00e9fendre sc\u00e9niquement \u00ab Lucifer V \u00bb, le dernier (et cinqui\u00e8me en bonne logique) disque du combo germano-su\u00e9dois au nom explicite (paru le 26 du mois dernier). Dix-huit heures trente-cinq, une file d&rsquo;attente majoritairement masculine et v\u00eatue de noir avance mollement sur cette passerelle qui \u00e9met un incessant et d\u00e9sagr\u00e9able grognement m\u00e9tallique. Les tishs rev\u00eatus affichent tel un historique les pr\u00e9f\u00e9rences des participants : Jeff Beck, Black Sabbath, Hawkwind, Mot\u00f6rhead, Bathory, Coroner, Destruction, Sacred Reich, ADX, Blaze Bayley, Electric Wizard&#8230; Au rez-de-chauss\u00e9e du rafiot, j&rsquo;aper\u00e7ois Johanna (lunettes noires) et ses <em>boys<\/em> attabl\u00e9s au restaurant. Au sous-sol sur l&rsquo;\u00e9tal de <em>merch<\/em> est commercialis\u00e9 un nouveau mod\u00e8le de t-shirt Lucifer : une grosse bouche warholienne pourvue de canines de vampire qui d\u00e9gobille du sang avec inscrit \u00ab\u00a0Satanic Panic\u00a0\u00bb au-dessus&#8230; Les Stones de 1973 vous dis-je\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">\u00c0 dix-neuf heures moins cinq la sono brise le quasi-silence par les nappes de synth\u00e9 de \u00ab\u00a0Baba O&rsquo;Riley\u00a0\u00bb des Who puis le reste du l\u00e9gendaire morceau, suivi d&rsquo;\u00ab\u00a0Hate Street Dialogue\u00a0\u00bb de Rodriguez. De la fum\u00e9e est doucettement diffus\u00e9e sur sc\u00e8ne de derri\u00e8re l&rsquo;ampli droite. Il revient alors \u00e0 The Night Eternal d&rsquo;ouvrir le bal tragique. Cinq jeunes chevelus dont un bassiste moustachu torse-poil sous son cuir cintr\u00e9. Un hard rock \/ metal mill\u00e9sim\u00e9 fin des septante \u00e9maill\u00e9 d&rsquo;occultisme que n&rsquo;aurait pas reni\u00e9 le juv\u00e9nile Steve Harris, le chant du m\u00e9tisse Ricardo Baum, agripp\u00e9 \u00e0 son pied de micro comme si son existence en d\u00e9pendait, \u00e9tant toutefois tr\u00e8s nettement plus <em>doom<\/em> et plaintif que celui de Di&rsquo;Anno. Tout en manipulant consciencieusement sa console, la fille de la sono opine de la t\u00eate d\u00e8s le premier <em>break<\/em>. Convaincue, tout comme les convives de la barge qui ovationnent les allemands \u00e0 l&rsquo;issue du deuxi\u00e8me brulot. L&rsquo;\u00e9pique cavalcade \u00ab\u00a0Prince of Darkness\u00a0\u00bb qui s&rsquo;ensuit est pr\u00e9sent\u00e9e par Ricardo comme un hommage \u00e0 Ozzy. \u00ab\u00a0It&rsquo;s our First Time in Paris Tonight, We Fell in Love with the City\u00a0\u00bb nous confesse le chanteur. Des poings de connaisseurs se l\u00e8vent ici et l\u00e0 avant que ne soit annonc\u00e9 \u00ab\u00a0Elysion (Take me Over)\u00a0\u00bb, la cinqui\u00e8me ru\u00e9e, vite scand\u00e9e par une partie du m\u00e2le public. Les instrumentistes mobiles, soit deux Gibson (Flying V, Les Paul) et une Fender (Precision) vivent leurs notes comme aux beaux jours du rock&rsquo;n&rsquo;roll, le bassiste donnant des coups de menton dans le vide fa\u00e7on Ted Nugent 1978 (auquel il ressemble d&rsquo;ailleurs physiquement). Six morceaux au total. Ovation. Tr\u00e8s g\u00e9n\u00e9reuse entr\u00e9e en la m\u00e9ritante mati\u00e8re. Les quelques lumi\u00e8res orang\u00e9es du Petit bain se rallument sur \u00ab\u00a0Algiers\u00a0\u00bb d&rsquo;Afghan Wigs. Tandis que les <em>roadies<\/em> s&rsquo;activent et que les gars de The Night Eternal empruntent la trav\u00e9e gauche de la salle afin de laisser libre champ \u00e0 leurs successeurs, deux jeunes blackeuses, dont une blouson noir brod\u00e9 Mercyful Fate roul\u00e9 autour du bras, prennent leur mal en patience sur un t\u00e9n\u00e9breux extrait du \u00ab 666 \u00bb d&rsquo;Aphrodite&rsquo;s Child (oui, Demis Roussos et Vangelis&#8230;) puis sur \u00ab Tales of Brave Ulysses \u00bb de Cream&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Je pige pr\u00e9cis\u00e9ment le pourquoi d&rsquo;une d\u00e9l\u00e9gation BM aux abords de la sc\u00e8ne \u00e0 vingt heures moins dix lorsque vient le tour d&rsquo;Attic. Des effluves d&rsquo;encens r\u00e9veillent mes narines, et l&rsquo;on jurerait un d\u00e9but de <em>show<\/em> de Watain\u00a0! Bon sang, il y a des <em>corpsepaints<\/em>, un chant d&rsquo;outre-tombe suraigu vitup\u00e9r\u00e9 par un \u00e9mule de King Diamond v\u00eatu d&rsquo;une redingote en velours bordeaux, et tout le tralala !!! Nous sommes pass\u00e9s en m\u00eame pas vingt minutes de 1978 \u00e0 1984, un type de cavalcade rythmique en succ\u00e9dant de toutes fa\u00e7ons \u00e0 un autre, celui-ci cette fois surplomb\u00e9 d&rsquo;une voix de castra implorante. La p\u00e9niche est tout aussi r\u00e9ceptive que pr\u00e9c\u00e9demment, la chaleur ambiante monte d&rsquo;un cran en d\u00e9pit du glacial d\u00e9corum&#8230; En parlant de froidure, je d\u00e9cide de m&rsquo;en griller une dehors \u00e0 la nuit tomb\u00e9e sur le <em>Roof top<\/em> du bateau\u00a0; \u00e0 hauteur de la cantine j&rsquo;aper\u00e7ois le sosie de Ted Nugent qui se repait paisiblement d&rsquo;un burger maison (<em>vegan<\/em> probablement) et se d\u00e9salt\u00e8re d&rsquo;une petite tanche de Cristaline bien m\u00e9rit\u00e9s. Retour au sous-sol o\u00f9 de minimalistes lumi\u00e8res baignent le s\u00e9pulcral <em>quintet\u00a0<\/em>; lequel vient de publier un nouvel album intitul\u00e9 \u00ab\u00a0Return of the Witchfinder\u00a0\u00bb\u00a0; dont le morceau \u00e9ponyme (pr\u00e9sent\u00e9 pour la premi\u00e8re fois avant-hier soir \u00e0 Dijon) poss\u00e8de quelque chose d&rsquo;un Judas Priest cru et th\u00e9\u00e2tral, d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9. La Thunderbird IV (gaucher) jalonnant avec parcimonie les haletantes parties rythmiques des guitares de quelques graves notes. Lugubres. Beaucoup de chorus v\u00e9loces et f\u00e9roces, ce n&rsquo;est pas d&rsquo;une technicit\u00e9 dingue mais c&rsquo;est efficace. Criard. La bi\u00e8re ne coule gu\u00e8re \u00e0 flot et l&rsquo;assistance demeure attentive. Tiens, Nidhal Marzouk. Fin de la d\u00e9monstration <em>trve<\/em> \u00e0 vingt heures quarante sur les roulements du castafioresque \u00ab\u00a0The Headless Horseman\u00a0\u00bb, que je devine \u00eatre le classique de ces originaires de Gelsenkirchen. \u00ab\u00a0En plus, il n&rsquo;y avait pas de wah wah du tout\u00a0\u00bb constate un spectateur en regagnant l&rsquo;ext\u00e9rieur \u00e0 la pause. Bien vu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">On se pr\u00e9pare \u00e0 pr\u00e9sent \u00e0 effectuer un bond de quinze ans en arri\u00e8re de 1984 au sein de la chronologie hard rock. \u00ab Sleeping for Years \u00bb d&rsquo;Atomic Rooster est d&rsquo;ailleurs diffus\u00e9 dans l&rsquo;enceinte. Tandis qu&rsquo;est dress\u00e9 en arri\u00e8re de la sc\u00e8ne une b\u00e2che frapp\u00e9e du logo (blanc) de Lucifer, mon vieux briscard de Yves patiente sagement c\u00f4t\u00e9 trav\u00e9e droite, absorb\u00e9 tout qu&rsquo;il est par la lecture du polar m\u00e9di\u00e9val \u00ab Requiem \u00bb de Souli\u00e9. \u00ab C&rsquo;\u00e9tait une copie de Mercyful Fate le groupe pr\u00e9c\u00e9dent, mais une bonne copie \u00bb consid\u00e8re-t-il. Affirmatif. Les lumi\u00e8res prennent cong\u00e9 pour la troisi\u00e8me et ultime fois en ces vesp\u00e9rales r\u00e9jouissances, c\u00e9dant place \u00e0 l&rsquo;obscurit\u00e9. Les baffles crachent \u00e0 volume \u00e9lev\u00e9 la version studio de \u00ab Ghosts \u00bb par les h\u00f4tes de cette nuit\u00e9e. Reprise illico aux instruments <em>live<\/em>. Les quatre musiciens prennent vite fait leurs places respectives. Jupe et collants noirs et col romain, Johanna Sadonis d\u00e9boule au centre de l&rsquo;estrade cheveux blonds au vent pile face au ventilateur. La basse vrombit de tr\u00e8s jouissives lignes. Ovation. Puis d\u00e9marre le riff gras de \u00ab\u00a0Midnight Phantom\u00a0\u00bb, les convives remuent du chef instantan\u00e9ment \u00e0 rythme lent. Pas, o\u00f9 peu de smartphones n&rsquo;\u00e9mergent de cette connaisseuse foule. Satisfaction palpable \u00e0 la fin de ce deuxi\u00e8me rock. \u00ab\u00a0Bonsoir Paris, nous sommes Lucifer&#8230; \u00c7a va ?\u00a0\u00bb questionne la <em>frontwoman<\/em> dans la p\u00e9nombre\u00a0; tandis qu&rsquo;\u00e0 cinquante centim\u00e8tres \u00e0 ma gauche dans l&rsquo;escalier central j&rsquo;entends distinctement Nidhal son mastoc appareil photo en paluches pester \u00ab\u00a0La gal\u00e8re !!!\u00a0\u00bb&#8230; Les artistes t\u00e9n\u00e9brophiles, l&rsquo;\u00e9ternel cauchemar des photographes de concert. La troisi\u00e8me chanson (oui : \u00ab\u00a0chanson\u00a0\u00bb) \u00ab\u00a0At the Mortuary\u00a0\u00bb me donne l&rsquo;occasion de constater que le boogie de Lucifer est tel le diable : s\u00e9duisant. Les su\u00e9dois en tout cas savent y faire en termes de m\u00e9lodies accrocheuses. Les deux guitaristes (Martin Nordin et Linus Bj\u00f6rklund) assurent de vaporeux ch\u0153urs, soutenant vocalement de part et d&rsquo;autre leur teutonique patronne. Grosses guitares et chanteuse astrale impeccables Cette derni\u00e8re d\u00e9monstrative sans \u00eatre racoleuse sur l&rsquo;\u00e9plor\u00e9 \u00ab\u00a0Leather Demon\u00a0\u00bb. Contrairement au public le son est rond. <em>Punchy<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">\u00ab\u00a0Il y a au-dessus de nous une boule disco qui ressemble \u00e0 un p\u00e9nis&#8230; C&rsquo;est normal ou c&rsquo;est un truc fran\u00e7ais !?! Je sais que nous sommes ici dans la ville de l&rsquo;amour&#8230;\u00a0\u00bb. Puis la berlinoise de lancer le torride blues \u00ab\u00a0The Dead Don&rsquo;t Speak\u00a0\u00bb. Qu&rsquo;elle finit \u00e0 genoux les deux mains coulissant sur son pied de micro fa\u00e7on Tina Turner. Le metal originel n&rsquo;est toutefois gu\u00e8re en reste avec \u00ab\u00a0Wild Hearses\u00a0\u00bb qui semble tout droit \u00e9chapp\u00e9 du premier Black Sabbath, guid\u00e9 par quelques pachydermiques notes de basse pass\u00e9es \u00e0 la p\u00e9dale wah wah (\u00e7a a d\u00fb, je l&rsquo;esp\u00e8re, contenter le type de tout \u00e0 l&rsquo;heure). Quelle voix ! Magnifique ! Le contraste entre la lourdeur bitum\u00e9e des instruments et cette voix solaire presque ang\u00e9lique est impressionnant, rarissime. Black Sab&rsquo; 1970 derechef sur \u00ab\u00a0Slow Dance in a Crypt\u00a0\u00bb le titre suivant : de lents arp\u00e8ges ont cette fois remplac\u00e9 la ligne \u00e0 la quatre-cordes. Solo vip\u00e9rin et br\u00fblant \u00e0 la Tony Iommi. On arrive \u00e0 l&rsquo;heure de <em>show<\/em>, et autre constat : la plupart des morceaux ont tous ou presque \u00e9t\u00e9 encha\u00een\u00e9s les uns aux autres. Tr\u00e8s peu de blabla. Pas plus d&rsquo;effets sur les deux grattes, pas de d\u00e9monstratif dans le fond ni dans la forme, un rendu dans la plus stricte observance rock&rsquo;n&rsquo;roll. Stoogien en moins <em>gonzo<\/em>, ou en plus propre c&rsquo;est selon. Vingt-et-une plombes cinquante-quatre et l&rsquo;heure du premier rappel a (d\u00e9j\u00e0) sonn\u00e9. Sur lumi\u00e8res vertes un roulement de batterie (par Monsieur Sadonis, \u00e9galement guitariste-chanteur des Hellacopters) introduit l&rsquo;endiabl\u00e9 mais clairement pop \u00ab Maculate Heart \u00bb (issu du dernier album, et jou\u00e9 pour la premi\u00e8re fois <em>live<\/em> \u00e0 G\u00f6teborg il y a seize jours). Johanna r\u00e9investit les planches tambourin en main. Entra\u00eenant, m\u00eame si l&rsquo;on regrette en d\u00e9finitive (peut-\u00eatre) l&rsquo;absence d&rsquo;un ou deux tubes susceptibles de faire conna\u00eetre Lucifer en dehors de simples c\u00e9nacles d&rsquo;initi\u00e9s. Mon pote Yves remue quant \u00e0 lui en toute logique de la caboche (on ne disait pas encore \u00ab\u00a0Headbanger\u00a0\u00bb en 1969). C&rsquo;est fini. \u00ab\u00a0<em>Holy Shit !<\/em> Merde alors ! <em>Thanks for Comin&rsquo; Tonite !<\/em>\u00a0\u00bb s&rsquo;exclame faussement surprise la malicieuse vedette. Puis celle-ci d\u00e9blat\u00e8re goguenarde une fac\u00e9tie \u00e0 propos du P\u00e8re Lachaise, du genre : \u00ab\u00a0Allez-y pour \u00e9treindre votre amoureuse !\u00a0\u00bb. Message bien re\u00e7u. Les lumi\u00e8res se ravivent d\u00e9finitivement \u00e0 vingt-deux heures six. La pr\u00e9sence d&rsquo;affichettes militantes dans l&rsquo;escalier nous rappelle que nous sommes temporellement plus proches du 7 octobre 2023 que du 6 octobre 1973. L&rsquo;on salue sur le pont de la p\u00e9niche parisienne les deux guitaristes de The Night Eternal lesquels devisent et plaisantent avec des spectatrices. Une heure pile de jeu au cr\u00e9dit de Lucifer, c&rsquo;\u00e9tait peut-\u00eatre un tantinet court. En plus ils n&rsquo;ont m\u00eame pas repris \u00ab\u00a0Dancing with Mr. D\u00a0\u00bb. Quoi qu&rsquo;il en soit, et \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 d&rsquo;aucuns s&rsquo;interrogent (tr\u00e8s l\u00e9gitimement et peut-\u00eatre en d\u00e9sespoir de cause) sur un futur du rock qui puisse \u00eatre autre chose que son pass\u00e9, je le clame : merci \u00e0 Lucifer ainsi qu&rsquo;\u00e0 ses deux <em>guests<\/em> pour ce triple voyage dans le temps ! L&rsquo;Histronef de Jacques Martin en 1980 c&rsquo;\u00e9tait de la gnognotte \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de tout \u00e7a.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" title=\"Dancing with Mr. D (cover Version)\" width=\"940\" height=\"705\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/nyUrfQbgE6s?feature=oembed&#038;wmode=opaque\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lucifer. Vaste programme aurait dit un grand homme. D&rsquo;eux j&rsquo;avais appr\u00e9ci\u00e9 cette reprise de \u00ab\u00a0Dancing with Mr. D\u00a0\u00bb des Stones sur \u00ab\u00a0Lucifer II\u00a0\u00bb en 2018, cover figurant parmi des compos aux intitul\u00e9s \u00e9vocateurs tels \u00ab California Son \u00bb, \u00ab Dreamer \u00bb, \u00ab Phoenix \u00bb, ou encore \u00ab Before the Sun \u00bb. 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