{"id":12304,"date":"2017-06-25T22:57:47","date_gmt":"2017-06-25T20:57:47","guid":{"rendered":"http:\/\/www.artnroll.net\/home\/?p=12304"},"modified":"2017-07-21T12:47:46","modified_gmt":"2017-07-21T10:47:46","slug":"live-report-hellfest-2017","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.artnroll.net\/home\/?p=12304","title":{"rendered":"Live Report &#8211; Hellfest 2017 par Marion"},"content":{"rendered":"<h1 style=\"text-align: justify;\"><strong>Hellfest le LR de Marion<\/strong><\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le Hellfest c\u2019est un peu la r\u00e9compense que l\u2019on attend chaque ann\u00e9e. 4 jours, car oui le jeudi compte, de musique, de rencontres, qui r\u00e9sonnent en nous jusqu\u2019\u00e0 la prochaine \u00e9dition. Et chaque ann\u00e9e, il faut saluer les nouveaux am\u00e9nagements r\u00e9alis\u00e9s par Hellfest production, qui tiennent compte des remarques des festivaliers. 2017 voit appara\u00eetre plus d\u2019espace devant les <em>mainstage<\/em> pour faciliter la circulation d\u2019une sc\u00e8ne \u00e0 l\u2019autre, et des \u00e9crans g\u00e9ants de chez g\u00e9ants. Les d\u00e9corations sont toujours aussi belles, et l\u2019\u00e9clairage nocturne dans <em>la for\u00eat<\/em> donne l\u2019impression de voyager \u00e0 travers le pays des licornes. Mais, ce qui fait avant tout la magie du festival, ce sont les gens. Qu\u2019ils soient b\u00e9n\u00e9voles, techniciens ou festivaliers il faut rendre hommage au bon esprit qui r\u00e8gne sur le site pendant ces quelques jours. Un climat bienveillant, o\u00f9 on a l\u2019impression de pouvoir parler \u00e0 tout le monde, d\u2019\u00eatre soi-m\u00eame sans \u00eatre confront\u00e9 au jugement des autres. Une zone franche de tol\u00e9rance au sein d\u2019un univers m\u00e9tal, que l\u2019on a du mal \u00e0 quitter pour retrouver la vie r\u00e9elle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><strong>Day 0<\/strong><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une fois de plus, c\u2019est bien le jeudi que le festival commence. Nous \u00e9tions d\u2019ailleurs 42\u00a0000 \u00e0 s\u2019\u00eatre donn\u00e9 rendez-vous pour prendre possession de l\u2019espace. D\u00e9but de soir\u00e9e au restaurant au c\u0153ur de Clisson, histoire de prendre des forces avant 3 jours de folie. On nous demande si on va vraiment au Hellfest car, en plus d\u2019\u00eatre trois filles non tatou\u00e9es, nous ne portons pas de T-Shirts noirs. Apr\u00e8s avoir rassur\u00e9 la g\u00e9rante sur le fait qu\u2019on nous laisserait quand-m\u00eame rentrer dans le festival sans T-shrts noirs, c\u2019est avec le concert de G\u00e9rard Baste que les festivit\u00e9s d\u00e9butent pour moi. Monsieur est venu sans les Svinkels, mais avec une bonne dose d\u2019\u00e9nergie et s\u00fbrement un peu d\u2019appr\u00e9hension de se retrouver devant un public de m\u00e9talleux. Avec une guitare bien rock, des pom pom girls et des textes bien dr\u00f4les, le show est assur\u00e9 devant un public bien arros\u00e9.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><\/h2>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><strong>Day 1<\/strong><\/h2>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><strong>Animals <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-12649 alignleft\" src=\"http:\/\/www.artnroll.net\/home\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/ANIMAL-AS-LEADER-Pauline-Cassier2-300x199.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"199\" srcset=\"https:\/\/www.artnroll.net\/home\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/ANIMAL-AS-LEADER-Pauline-Cassier2-300x199.jpg 300w, https:\/\/www.artnroll.net\/home\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/ANIMAL-AS-LEADER-Pauline-Cassier2-768x510.jpg 768w, https:\/\/www.artnroll.net\/home\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/ANIMAL-AS-LEADER-Pauline-Cassier2-600x399.jpg 600w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/>as leaders<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le trio de Metal progressif instrumental prennent place sur la <em>mainstage<\/em> pour entamer la premi\u00e8re apr\u00e8s-midi du festival. D\u00e9s les premi\u00e8res secondes l\u2019ambiance est l\u00e0. Tosin Abasi, avec une facilit\u00e9 apparente et d\u00e9concertante, se balade sur sa 8 cordes. Jouant avec du tapping d\u2019une fluidit\u00e9 remarquable il nous laisse admiratif. C\u2019est une bonne le\u00e7on de technicit\u00e9 que nous envoie le groupe \u00e0 coups de rythmes syncop\u00e9s, de riffs bien heavy, et de solos somptueux.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><\/h3>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><\/h3>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><strong>Queensr\u00ffche<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019\u00e9dition 2017 du Hellfest voit le retour du groupe pionner de heavy metal progressif am\u00e9ricain Queensr\u00ffche. Le groupe avait r\u00e9cemment fait parler de lui pour \u00eatre all\u00e9 devant les tribunaux afin de permettre \u00e0 deux versions du groupe de porter le m\u00eame nom. Le d\u00e9bat juridique termin\u00e9, on retrouve Todd la Torre \u00e0 Clisson pour donner de la voix, et quelle voix\u00a0! Le groupe n\u2019a rien perdu de sa superbe et encha\u00eene une setlist impeccable devant un public ravi. La Torre prend la sc\u00e8ne et fait vivre les tubes du groupe comme \u00ab\u00a0Empire\u00a0\u00bb. A noter qu\u2019aucun morceau de leur dernier album n\u2019a \u00e9t\u00e9 jou\u00e9.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><strong>Devin Townsend Project<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019auteur-compositeur canadien nous propose un set <em>best-of<\/em> qui reprend les meilleurs passages de sa carri\u00e8re. Toujours aussi pr\u00e9cis, il nous pr\u00e9sente ses compositions Metal, parfois progressives, parfois plus atmosph\u00e9riques, parfois bien puissantes. Sur sc\u00e8ne, le quintet nous montre une ma\u00eetrise technique ind\u00e9niable. La voix de Devin est toujours juste, que ce soit en chant clair ou dans des envol\u00e9es cri\u00e9es. Le public mass\u00e9 devant lui semble bien conna\u00eetre son \u0153uvre et manifeste vivement son plaisir d\u2019assister \u00e0 la prestation. Devin Townsend project profite de l\u2019occasion pour jouer leur dernier single \u00ab Failure \u00bb tir\u00e9 du dernier album \u00ab Transcendence \u00bb. A noter que Devin Townsend a collabor\u00e9 avec Comeback Kid pour la sortie du titre \u00ab\u00a0Absolute\u00a0\u00bb<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><strong>Powerwolf<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le soleil tape encore fort lorsque le groupe de Power Metal allemand fait son entr\u00e9e sur la <em>mainstage<\/em>, et on craint pour leur maquillage. Les allemands nous emm\u00e8nent directement dans le vif du sujet \u00e0 coups de ch\u0153urs, d\u2019orgues et de parties de chant en latin. Le m\u00e9lange prend bien devant le public. Mais ce qui fonctionne encore plus, ce sont les efforts du groupe pour communiquer en fran\u00e7ais avec la foule. Attila Dorn ne cesse d\u2019haranguer son audience et l\u2019exhorte \u00e0 chanter avec lui. C\u00f4t\u00e9 setlist, on commence avec le tr\u00e8s bon \u00ab Blessed &amp; Possessed \u00bb pour conclure sur le classique \u00ab\u00a0We Drink your Blood\u00a0\u00bb.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><strong>Ministry<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Voil\u00e0 bien un groupe que je n\u2019aurais jamais pens\u00e9 voir en live\u00a0! Les l\u00e9gendes du Metal industriel, sans qui, il faut bien le dire, Rammstein n\u2019aurait jamais exist\u00e9, d\u00e9barque sur la <em>mainstage<\/em> 1 du Hellfest. C\u2019est parti pour une d\u00e9ferlante de son lourd et froid men\u00e9 par Al Jourgensen, chanteur au look improbable. Ministry enchaine des riffs puissants et implacable dans une setlist qui fait la part belle aux morceaux les plus connus du groupe. On retrouve avec plaisir \u00ab\u00a0Thieves\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Psalm 69\u00a0\u00bb, mais surtout on attend \u00ab\u00a0Just One Fix\u00a0\u00bb, morceau phare et incontournable. C\u2019est un rouleau compresseur qui d\u00e9ferle \u00e0 Clisson.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><strong>Deep Purple<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Que dire de la prestation de Deep Purple\u00a0? Les papys du rock sont toujours l\u00e0, ils ma\u00eetrisent toujours leurs instruments et prennent visiblement beaucoup de plaisir \u00e0 jouer, mais le r\u00e9sultat n\u2019est pas au rendez-vous. Ayant grandi en v\u00e9n\u00e9rant l\u2019album live \u00ab\u00a0Made In Japan\u00a0\u00bb, je ne peux qu\u2019\u00eatre d\u00e9\u00e7ue par leur acte, et ce n\u2019est pas le solo d\u2019orgue allant jusqu\u2019\u00e0 reprendre \u00ab\u00a0Alouette, gentille alouette\u00a0\u00bb qui fait passer la pilule. Devant un public de plus en plus d\u00e9garni, le groupe entame son mythique \u00ab\u00a0Smoke on the water\u00a0\u00bb, mais la sauce ne prend pas vraiment. Le titre est jou\u00e9 de mani\u00e8re trop plate, pas de quoi faire vibrer l\u2019audience. On a aussi le droit \u00e0 un timide \u00ab\u00a0Hush\u00a0\u00bb en rappel. Un concert, qui n\u2019a pour moi, rien de m\u00e9morable.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><strong>Sabaton<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re le Metalcore \u00e9tait \u00e0 l\u2019honneur, on peut dire que cette \u00e9dition met en avant le Power Metal. Sabaton vient r\u00e9veiller la foule avec un show carr\u00e9, et terriblement efficace. Le quintet su\u00e9dois arrive sur sc\u00e8ne tel un <em>boys-band<\/em> avec ses pantalons \u00e0 motifs treillis militaires. Effet accentu\u00e9 par les chor\u00e9graphies synchronis\u00e9es\u00a0! A travers ses morceaux, le groupe nous raconte des batailles et autres histoires de guerre mythiques telles que \u00ab\u00a0Ghost Division\u00a0\u00bb qui relate les exploits de la 7<sup>\u00e8me<\/sup> Panzerdivision, ou \u00ab\u00a0Primo Victoria\u00a0\u00bb qui raconte le d\u00e9barquement en Normandie. Le show est bien ficel\u00e9, \u00e7a bouge, il y a du feu, des histoires, le cocktail parfait pour attendre LA t\u00eate d\u2019affiche de ce vendredi.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">\u00a0<strong>Rob Zombie<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s son concert parisien tr\u00e8s acclam\u00e9, le roi Rob revient en France pour mettre le feu \u00e0 Clisson. C\u2019est sur une sc\u00e8ne brillante et dans un habit de lumi\u00e8re qu\u2019il fait son apparition. Le show est lanc\u00e9. On d\u00e9marre avec l\u2019incontournable \u00ab\u00a0Superbeast\u00a0\u00bb, dans un d\u00e9cor psych\u00e9d\u00e9lique hypnotique. 20 ans de carri\u00e8re musicale et cin\u00e9matographique pour cette l\u00e9gende du rock indus. A la guitare on retrouve John 5, ancien acolyte de Marilyn Manson. Ce dernier avait \u00e9t\u00e9 accus\u00e9 de plagier Rob Zombie pour ses premiers albums, mais avec John 5 \u00e0 la guitare c\u2019est Rob Zombie qui sonne comme du bon Manson. Pas une note \u00e0 c\u00f4t\u00e9, un chant parfait du d\u00e9but \u00e0 la fin, et un show \u00e9bouriffant. Tout \u00e9tait ma\u00eetris\u00e9 pour livrer une des meilleures prestations du festival, qui s\u2019est conclue par le titre phare de Rob Zombie\u00a0: \u00ab\u00a0Dragula\u00a0\u00bb. On en redemande\u00a0!<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">\u00a0<strong>Alestorm<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-12527 alignleft\" src=\"http:\/\/www.artnroll.net\/home\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/ALESTORM-Pauline-Cassier3-300x199.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"199\" srcset=\"https:\/\/www.artnroll.net\/home\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/ALESTORM-Pauline-Cassier3-300x199.jpg 300w, https:\/\/www.artnroll.net\/home\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/ALESTORM-Pauline-Cassier3-768x510.jpg 768w, https:\/\/www.artnroll.net\/home\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/ALESTORM-Pauline-Cassier3-600x399.jpg 600w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/>C\u2019est aux pirates \u00e9cossais que revient l\u2019honneur de conclure cette premi\u00e8re journ\u00e9e. On se souvient encore de leur prestation lors de l\u2019\u00e9dition 2015 o\u00f9 le public, bien trop nombreux, s\u2019\u00e9tait donn\u00e9 rendez-vous sous le d\u00f4me du Temple pour venir ramer. Visiblement les organisateurs n\u2019ont pas retenu la le\u00e7on, car une fois de plus, c\u2019est sur la sc\u00e8ne du Temple que se produit Alestorm. Et une fois de plus, la sc\u00e8ne ne peut contenir tout le public qui se retrouve \u00e0 tenter de suivre le show sur l\u2019\u00e9cran ext\u00e9rieur avec un son d\u00e9plorable. La foule est tellement dense que le groupe a du mal \u00e0 mettre en pratique ses rituels. Impossible en effet de demander \u00e0 ce que tout le monde se baisse ou encore moins de ramer comme s\u2019il \u00e9tait dans une gal\u00e8re. C\u2019est donc une prestation festive, mais en demie-teinte qui se d\u00e9roule. C\u2019est vraiment dommage, car le groupe aurait m\u00e9rit\u00e9 de prendre la place d\u2019In Flames sur la <em>mainstage<\/em>. A noter qu\u2019ils feront une mini tourn\u00e9e fran\u00e7aise \u00e0 l\u2019automne.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><\/h2>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><\/h2>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><strong>Day 2<\/strong><\/h2>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><strong>Ultra Vomit<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-12477 alignleft\" src=\"http:\/\/www.artnroll.net\/home\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/ULTRA-VOMIT-Pauline-Cassier2-300x199.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"199\" srcset=\"https:\/\/www.artnroll.net\/home\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/ULTRA-VOMIT-Pauline-Cassier2-300x199.jpg 300w, https:\/\/www.artnroll.net\/home\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/ULTRA-VOMIT-Pauline-Cassier2-768x510.jpg 768w, https:\/\/www.artnroll.net\/home\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/ULTRA-VOMIT-Pauline-Cassier2-600x399.jpg 600w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/>En ce deuxi\u00e8me jour du Hellfest il fallait se lever \u00ab\u00a0t\u00f4t\u00a0\u00bb pour aller voir le groupe nantais se produire sur la <em>Mainstage<\/em>. Le public \u00e9tait au rendez-vous\u00a0! Une foule \u00e9norme se presse, en plein soleil m\u00e9ridien, pour assister au show. Le quatuor nous donne une bonne dose d\u2019humour \u00e0 travers sa setlist. On a le droit \u00e0 \u00ab\u00a0Calogira\u00a0\u00bb, ce merveilleux crois\u00e9 de Calogero et Gojira, issu de leur dernier album. A mi-parcours, le groupe commence un discours \u00e0 l\u2019aspect engag\u00e9 avant de dire que dans la vie il y a deux partis qui s\u2019affrontent\u00a0: \u00ab\u00a0le pipi et le caca\u00a0\u00bb. Le public doit ensuite choisir son camp pour ex\u00e9cuter le plus gros wall of death des 3 jours. Apr\u00e8s avoir fait la chenille, tout le monde reprend en ch\u0153ur les paroles de \u00ab Je collectionne des canards vivants\u00a0\u00bb. Alors que l\u2019on croit avoir atteint le point culminant du concert, il n\u2019en est rien. Ultra Vomit prend le temps de se grimer pour jouer Kamthaar, hommage \u00e0 Rammstein, encore issu du dernier album. Un morceau absolument g\u00e9nial, avec un clip \u00e0 regarder de toute urgence\u00a0! Le quatuor termine par \u00ab Evier metal\u00a0\u00bb, il pourra se vanter d\u2019avoir mis le feu\u00a0!<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><\/h3>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><strong>Igorrr<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le ph\u00e9nom\u00e8ne venu d\u2019ailleurs se produit sur la sc\u00e8ne Temple pour un show qui laisse perplexe. Impossible de coller une \u00e9tiquette \u00e0 ce groupe hors normes. Du chant lyrique pour elle, du chant guttural pour lui, de l\u2019Electro Hardcore, des riffs lourds de Black Metal, et tout un tas d\u2019effets peu descriptibles. Igorrr dynamite les codes du Metal \u00e0 coups de n&rsquo;importe quoi ma\u00eetris\u00e9. C\u2019est un peu la th\u00e9orie de l\u2019absurde qui se pavane sous cette tente, mais le rendu est prenant. Le cocktail d\u00e9tonnant prend le public dans ses filets, et assure un set extravagant et int\u00e9ressant. Une exp\u00e9rience \u00e0 vivre en live.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">\u00a0<strong>Ugly Kid Joe<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les californiens prennent place sur la <em>Mainstage<\/em> du Hellfest, Ils envoient un Hard Rock bien classique\u00a0devant un public qui commence \u00e0 \u00eatre assomm\u00e9 par la chaleur ambiante. Le groupe assure une prestation propre, sans \u00e9clat, mais efficace. Forts de leurs deux titres phares \u00ab Cats in the cradle\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Everything I hate about you\u00a0\u00bb, les am\u00e9ricains font chanter la foule.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">\u00a0<strong>Steel Panther<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-12473 alignleft\" src=\"http:\/\/www.artnroll.net\/home\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/STEEL-PANTHER-Pauline-Cassier3-300x199.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"199\" srcset=\"https:\/\/www.artnroll.net\/home\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/STEEL-PANTHER-Pauline-Cassier3-300x199.jpg 300w, https:\/\/www.artnroll.net\/home\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/STEEL-PANTHER-Pauline-Cassier3-768x510.jpg 768w, https:\/\/www.artnroll.net\/home\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/STEEL-PANTHER-Pauline-Cassier3-600x399.jpg 600w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/>L\u2019arriv\u00e9e du quatuor am\u00e9ricain plonge le festival dans les ann\u00e9es 80. Leur apparition en collants fluo, guitares assorties, est presque surr\u00e9aliste. C\u2019est un groupe tr\u00e8s, voire trop bavard, qui exprime son amour des vagins, nichons et vagins lors d\u2019un set qui aurait m\u00e9rit\u00e9 quelques morceaux suppl\u00e9mentaires. Quand il joue, le groupe est terriblement accrocheur. Les riffs sont bien trouv\u00e9s, les paroles tr\u00e8s second degr\u00e9. Mais quand il parle, \u00e7a devient vite un peu lourd. Satchel nous fait part des quelques mots de fran\u00e7ais qu\u2019il connait, dont le mot \u00ab\u00a0nichons\u00a0\u00bb. Pr\u00e9texte subtile, pour demander aux demoiselles de l\u2019audience de d\u00e9voiler leur poitrine. Et \u00e7a marche, forc\u00e9ment\u2026 d\u2019ailleurs le groupe va bien plus loin en invitant ces dames \u00e0 monter sur sc\u00e8ne pour illustrer \u00ab\u00a017 girls in a row\u00a0\u00bb. Et c\u2019est parti pour le <em>boob fest<\/em> \u00e0 la Steel Panther. Clich\u00e9s du Metal quand tu nous tiens\u2026 La joyeuse bande conclut son set avec les tubes \u00ab\u00a0Party all day\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Gloryhole\u00a0\u00bb. Pas de doute que les images du concert feront le tour des medias.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><\/h3>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><strong>Saxon\u00a0<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Encore un groupe l\u00e9gendaire qui vient fouler la <em>Mainstage<\/em>. Encore un groupe qui assure et prend du plaisir sur sc\u00e8ne\u00a0! Le groupe reprend \u00ab\u00a0Heavy Metal Thunder\u00a0\u00bb pour rendre hommage \u00e0 Lemmy Kilmister, avec le soutien du public. Un public avec lequel il aime communiquer\u00a0! Byff Byford demande s\u2019ils aimeraient qu\u2019ils jouent \u00ab\u00a0Crusader\u00a0\u00bb, \u00abWheels of Steel\u00bb, \u00abDenim and Leather\u00bb ou \u00abPrincess of the Night\u00bb avant d\u2019annoncer qu\u2019ils auront s\u00fbrement le temps de jouer les 4!<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">\u00a0<strong>Chelsea Wolfe <\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est une artiste atypique qui prend place sur la sc\u00e8ne de la Valley. Chelsea Wolfe se trouve \u00e0 la crois\u00e9e des influences Trip Hop, du Doom,\u00a0 folk\u00a0 tout en \u00e9voluant dans un univers r\u00e9solument gothique. Univers, que ne partagent pas, en apparence tout du moins, ses musiciens. Chelsea Wolfe appara\u00eet donc sur sc\u00e8ne comme un ovni au milieu de musiciens au look plut\u00f4t <em>hipster<\/em>. Le set d\u00e9bute avec \u00ab\u00a0Feral love\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Carrion Flowers\u00a0\u00bb. C\u2019est sur ce deuxi\u00e8me titre que l\u2019envo\u00fbtement devient irr\u00e9sistible. Le son lourd des guitares, la beaut\u00e9 de la voix et l\u2019ambiance tr\u00e8s dark vous saisissent au plus profond de vous-m\u00eame. La communion entre l\u2019artiste et le public est \u00e9vidente. Chaque morceau se conclut par des salves d\u2019applaudissements respectueux, de la part d\u2019une audience qui semble plong\u00e9e dans une certaine torpeur. C\u2019est juste avant le rappel que le public sent qu\u2019il peut manifester plus vivement son enthousiasme devant une si belle prestation. Chelsea Wolfe conclut avec deux titres suppl\u00e9mentaires \u00abHouse of Metal\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Survive\u00a0\u00bb. Un v\u00e9ritable moment de gr\u00e2ce, et un point d\u2019orgue lors de ces trois jours de festival.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">\u00a0<strong>Airbourne<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est toujours un plaisir de voir le groupe australien sur sc\u00e8ne. On a toujours cette impression que le quatuor donne tout ce qu\u2019il peut pour assurer le show. C\u2019est sur \u00ab\u00a0Ready to Rock\u00a0\u00bb que le groupe fait son entr\u00e9e avec 5 minute d\u2019avance. Les techniciens ont \u00e9t\u00e9 pris de court pour lancer la vid\u00e9o\u00a0! Le public se d\u00e9foule sur \u00ab\u00a0Too Much, Too Young, Too Fast\u00bb, pas de doute l\u2019ambiance est au rendez-vous. S\u2019enchainent ensuite ce que j\u2019appelle \u00ab\u00a0les moves\u00a0\u00bb de Mr O\u2019Keeffe. Il monte sur un <em>roadie<\/em> d\u00e9guis\u00e9 en Skippy, le kangourou pour s\u2019\u00e9clater une bi\u00e8re sur le cr\u00e2ne avant de l\u2019envoyer dans le public.\u00a0 Il escalade une partie de la structure de la sc\u00e8ne, guitare dans le dos, pour jouer trois notes en hauteur avant de redescendre. On sait que \u00e7a va arriver, mais on ne s\u2019en lasse pas. Bien s\u00fbr il y a aussi le d\u00e9clenchement de la sir\u00e8ne avant de lancer \u00ab\u00a0Runnin\u2019 Wild\u00a0\u00bb. Le public en redemande\u00a0! Un show toujours bien huil\u00e9, qui a un go\u00fbt de reviens-y.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">\u00a0<strong>Aerosmith<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les v\u00e9t\u00e9rans du rock, lift\u00e9s et bien maquill\u00e9s, viennent nous montrer qu\u2019ils en ont encore sous le pied. Devant une foule bien compacte, le groupe fait son entr\u00e9e avec des \u00e9crans g\u00e9ants bloqu\u00e9s sur leur logo. Le d\u00e9cor est th\u00e9atral, tout comme les habits de sc\u00e8nes de Steven Tyler. Le set d\u00e9but avec \u00ab\u00a0Let the Music Do the Talking \u00bb, qui rassure tout de suite l\u2019audience quant aux capacit\u00e9s vocales de Steven Tyler en live! Une setlist <em>best-of<\/em> pour une non tourn\u00e9e d\u2019adieu, qui permet au public de chanter les plus grands succ\u00e8s du groupe. L\u2019enchainement de \u00ab\u00a0Cryin\u2019\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Livin\u2019 on the Edge\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Love on an Elevator \u00bb est particuli\u00e8rement impressionnant. Steven et Joe se renvoient la balle pour dire qu\u2019ils sont respectivement les plus grands chanteurs et guitaristes du monde, on en oublierait presque les autres musiciens. C\u2019est vraiment le Steven et Joe show. Steven qui prend beaucoup de plaisir \u00e0 nous montrer qu\u2019il sait jouer de l\u2019harmonica, dans un b\u0153uf, un poil trop long. L\u2019\u00e9nergie est l\u00e0, le son aussi et c\u2019est un vrai r\u00e9gal. On appr\u00e9cie la version live de \u00ab\u00a0I don\u2019t want to miss a thing\u00a0\u00bb, bien moins mielleuse que la version CD et l\u2019excellente reprise de \u00ab\u00a0Come Together\u00a0\u00bb. Un petit b\u00e9mol sur \u00ab\u00a0Walk This Way\u00a0\u00bb o\u00f9 Tyler a du mal \u00e0 articuler, et un gros frisson sur \u00ab\u00a0Dream On\u00a0\u00bb, entam\u00e9e au piano, mais d\u00e9finitivement ruin\u00e9e pour moi suite au commentaire de mon amie \u00ab\u00a0mais on dirait du Scorpion\u00a0?\u00a0\u00bb<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><\/h2>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><strong>Day 3<\/strong><\/h2>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><strong>Ill Nino<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans la cat\u00e9gorie je suis un rescap\u00e9 de la vague Nu Metal du d\u00e9but des ann\u00e9es 2000 je demande le groupe du New Jersey, dont tous les membres sont issus d\u2019un pays d\u2019Am\u00e9rique Latine. Les voir se produire sur la <em>Mainstage<\/em> du Hellfest c\u2019est un peu se prendre 15 ans dans la t\u00eate. On se dit qu\u2019ils n\u2019ont pas beaucoup chang\u00e9, qu\u2019ils ont toujours le son m\u00eame si celui qu\u2019ils ont en live est d\u00e9plorable. Cristi\u00e1n Machado donne de la voix, alternant chant clair et scream, il s\u2019efforce entrainement un peu le public sans trop de succ\u00e8s. Un concert qui ne restera pas dans les annales du festival.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><strong>A Day to Remember<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">ADTR vient r\u00e9veiller les festivaliers en d\u00e9boulant sur sc\u00e8ne avec l\u2019ent\u00eatant \u00ab\u00a0All I want\u00a0\u00bb. Ce groupe originaire de Floride a r\u00e9ussi le m\u00e9lange d\u2019un punk-rock californien bien classique avec des \u00e9l\u00e9ments de Metalcore, voire bien heavy comme sur \u00ab\u00a0Paranoia\u00a0\u00bb. On oscille entre la na\u00efvet\u00e9 de certains passages et paroles \u00ab\u00a0If it means a lot to you\u00a0\u00bb avec des morceaux plus int\u00e9ressants. Le chanteur semble avoir un peu de mal \u00e0 rentrer dans le concert, souvent de profil, il donne l\u2019impression de chanter pour son groupe et non pour la foule mass\u00e9e devant la sc\u00e8ne. C\u2019est un peu d\u00e9rangeant. Mais d\u00e8s qu\u2019il s\u2019avance vers le public la sauce prend bien. Et lorsqu\u2019arrive \u00ab\u00a0Downfall of us all\u00a0\u00bb, on se dit que c\u2019est d\u00e9j\u00e0 la fin\u00a0!<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">\u00a0<strong>Blue O\u00ffster Cult<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Direction la Valley pour d\u00e9couvrir en live un autre groupe l\u00e9gendaire. J\u2019ai, de plus, la chance de me trouver en compagnie des deux plus grands fans du groupe pr\u00e9sents sur ce festival. Le set d\u00e9bute avec l\u2019excellent \u00ab\u00a0The Red and the Black\u00a0\u00bb. La classe de BOC se ressent dans chaque son de guitare. On retrouve du groove, des solos d\u00e9licats ex\u00e9cut\u00e9s avec sobri\u00e9t\u00e9. Les musiciens n\u2019ont plus rien \u00e0 d\u00e9montrer, il nous offre simplement le meilleur d\u2019eux-m\u00eames pour partager une ode \u00e0 la musique. Avec son \u00e9trange guitare sans manche, Buck Dharma nous entraine \u00e0 travers des digressions musicales, qui r\u00e9v\u00e8lent toute sa virtuosit\u00e9. Je dois partir sur \u00ab\u00a0Godzilla\u00a0\u00bb, je n\u2019aurais donc pas le provil\u00e8ge d\u2019entendre \u00ab\u00a0Don\u2019t Fear the Reaper\u00a0\u00bb en live\u2026 un d\u00e9chirement\u00a0!<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">\u00a0<strong>Prophets of Rage<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette soir\u00e9e du dimanche a un go\u00fbt de d\u00e9j\u00e0-vu pour toute personne \u00e9tant all\u00e9e au Download la semaine pr\u00e9c\u00e9dente. On retrouve donc Prophets of Rage, avec le m\u00eame set, les m\u00eames propos que le week-end pr\u00e9c\u00e9dent, mais la sauce prend toujours\u00a0! Les titres de Rage Against the Machine sont tellement ancr\u00e9s dans le paysage rock metal, que toute interpr\u00e9tation fait son effet. Mais lorsque les musiciens originaux sont aux commandes, \u00e7a ne peut que devenir ph\u00e9nom\u00e9nal. Pour l\u2019instant, il faut bien le dire, Prophets of Rage c\u2019est surtout une promesse d\u2019un truc bien. On retrouve les musiciens de RATM, avec B-Real de Cypress Hill et Chuck D de Public Enemy. On nous avait annonc\u00e9 un album, mais ne sont sortis que 2 titres peu inspir\u00e9s, qui ressemblent \u00e0 du RATM r\u00e9chauff\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les proph\u00e8tes entrent sur sc\u00e8ne avec le titre \u00e9ponyme, reprise du morceau de Public Enemy avant d\u2019enchainer sur \u00ab\u00a0Testify\u00a0\u00bb. D\u00e8s l\u2019incroyable intro de basse de \u00ab\u00a0Take the Power Back\u00a0\u00bb c\u2019est tout le public qui se d\u00e9chaine. C\u2019est une grande communion autour de ces morceaux cultes. Apr\u00e8s 7 titres, on a le droit au m\u00e9ga-mix old school \u00ab Hand on the Pump \/ Can&rsquo;t Truss It \/ Insane in the Brain \/ Bring the Noise \/ Jump Around \u00bb. Et \u00e7a en jette en live! Comme au Download, POR rend homage \u00e0 Chris Cornell \u00e0 travers la reprise, sans chant, du titre \u00ab\u00a0Like a stone\u00a0\u00bb. Le public ne conna\u00eet pas les paroles, mais l\u2019instant reste poignant. Le bouquet final arrive avec la reprise de \u00ab\u00a0Killing in the name\u00a0\u00bb. C\u2019est l\u2019explosion au sein du public. Les proph\u00e8tes s\u2019en vont et tout le monde a l\u2019ai plut\u00f4t ravi d\u2019avoir pu chanter et danser pendant 1h.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><strong>Five Finger Death Punch<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">La prestation de Five Finger Death Punch \u00e9tait tr\u00e8s attendue apr\u00e8s l\u2019annonce du d\u00e9part du chanteur. Leur set rat\u00e9 au Download en t\u00eate, j\u2019\u00e9tais curieuse de d\u00e9couvrir le petit nouveau. Le groupe d\u00e9marre avec \u00ab\u00a0Lift me Up\u00a0\u00bb, excellent morceau sur lequel Tommy Vext peine \u00e0 donner de la voix. Soutenu par le bassiste, qui s\u2019impose comme le r\u00e9el leader du groupe, il parvient un peu \u00e0 faire illusion. Etre parachut\u00e9 comme \u00e7a devant autant de monde, \u00e7a ne doit pas \u00eatre simple \u00e0 assurer. C\u2019est une situation in\u00e9dite que nous vivons. Il faudra lui laisser le temps de prendre ses marques. De toute fa\u00e7on, il faut aller \u00e0 la Valley.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">\u00a0<strong>Clutch<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sous la tente de la Valley a lieu un des meilleurs concerts du Hellfest. Clutch\u00a0!!!!!! Le g\u00e9nialissime groupe men\u00e9 par Neill Fallon assure sur sc\u00e8ne devant un public un peu \u00e0 l\u2019\u00e9troit sous la tente. A quand une <em>Mainstage<\/em> pour Clutch\u00a0? Voir ce groupe sur sc\u00e8ne est toujours une merveilleuse exp\u00e9rience. Avec une setlist vari\u00e9e, Clutch montre l\u2019\u00e9tendue de son univers musical et de son talent. Jean-Paul Gaster est souvent consid\u00e9r\u00e9 comme un dieu vivant de la batterie. Son groove implacable prend vie sur sc\u00e8ne. La foule en redemande, une petite heure c\u2019est tellement court. Le groupe est toujours sur la route, accumulant une exp\u00e9rience sc\u00e9nique impressionnante. Il aime aussi tester les nouveaux morceaux en live avant de les enregistrer pour corriger ce qui ne fonctionne pas. Ce sera le cas ce soir. Le set se conclut par l\u2019enchainement de \u00ab\u00a0Electric worry\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0X-ray vision\u00a0\u00bb, les deux plus gros succ\u00e8s du groupe. Un vrai r\u00e9gal\u00a0!!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u00a0<\/strong><strong>Linkin Park<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le set de Linkin Park au Download ne m\u2019avait pas convaincue, 14 morceaux issus des deux derniers albums c\u2019\u00e9tait vraiment difficile \u00e0 avaler. J\u2019\u00e9tais curieuse de voir comment le public du Hellfest allait accueillir ce groupe, dont la venue \u00e9tait tr\u00e8s controvers\u00e9e. Le set commence \u00e0 l\u2019identique avec celui du Download, c\u2019est-\u00e0-dire, 4 morceaux r\u00e9cents dont le bon \u00ab\u00a0Burn It Down\u00a0\u00bb avant d\u2019entendre \u00ab\u00a0One Step Closer\u00a0\u00bb qui fait bouger tout le public. Je m\u2019assois donc apr\u00e8s ce titre, en me disant qu\u2019il y a au moins 7 titres \u00e0 passer avant de retrouver des morceaux plus anciens. Mais non\u00a0! au bout de deux morceaux retentit \u00ab\u00a0New Divide\u00a0\u00bb, puis \u00ab\u00a0Breaking the Habit\u00a0\u00bb.\u00a0 La setlist aurait donc chang\u00e9\u00a0? Si la version de \u00ab\u00a0Crawling\u00a0\u00bb au piano avait \u00e9t\u00e9 largement hu\u00e9e le week-end pr\u00e9c\u00e9dent, Chester prend le parti d\u2019aller dans la foule pour chanter le morceau, et \u00e7a prend. S\u2019enchainent ensuite plein de tubes et \u00ab\u00a0Heavy\u00a0\u00bb.\u00a0 Difficile de comprendre ce que ressent le public. Une partie hue, et siffle, comportement que je trouve inadmissible en festival, surtout lorsque d\u2019autres groupes plus metal jouent simultan\u00e9ment. L\u2019offre du Hellfest est suffisamment importante pour contenter tout le monde. Alors pourquoi rester devant la M<em>ainstage<\/em> juste pour r\u00e2ler\u00a0? Une autre partie, reprend \u00e0 tue-t\u00eate les paroles des morceaux des trois premiers albums. Il n\u2019y a qu\u2019\u00e0 entendre la reprise en ch\u0153ur de \u00ab\u00a0In the end\u00a0\u00bb pour comprendre que je n\u2019\u00e9tais pas la seule \u00e0 chanter. Le groupe quitte la sc\u00e8ne apr\u00e8s \u00ab\u00a0Bleed it out\u00a0\u00bb, et ne revient pas pour un rappel. C\u2019est en arrivant \u00e0 la Warzone que je me rends compte que le set a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s \u00e9court\u00e9. Le groupe a d\u00e9cid\u00e9 d\u2019enlever les morceaux r\u00e9cents, contrairement \u00e0 ce qu\u2019il avait annonc\u00e9, mais n\u2019a pas fait de commentaires sur ce choix. Chester a post\u00e9 des tweets pour faire part d\u2019une partie de son ressenti lors du Hellfest, mais on n\u2019apprend pas grand-chose. Je pense que l\u2019on peut saluer cette prestation, un son impeccable, une performance vocale impressionnante et des artistes qui se sont donn\u00e9s devant un public divis\u00e9 entre hostilit\u00e9 et bienveillance.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">\u00a0<strong>The Dillinger Escape Plan<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Arriv\u00e9e tr\u00e8s avance \u00e0 la warzone suite au set tronqu\u00e9 de Linkin Park. Le public n\u2019est pas tr\u00e8s nombreux pour accueillir le groupe qui d\u00e9boule sur sc\u00e8ne avec \u00ab\u00a0Prancer\u00a0\u00bb. On en prend tout de suite plein les oreilles. Greg Puciato occupe tout l\u2019espace. Omniscient, il donne au public son \u00e9nergie et sa rage d\u2019\u00eatre l\u00e0. Pas question de s\u2019endormir, tout le monde bouge \u00e0 son incitation. Tous les membres de TDEP sont \u00e0 fond et haranguent la foule. Un concert de feu pour cl\u00f4turer ce festival.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Hellfest le LR de Marion Le Hellfest c\u2019est un peu la r\u00e9compense que l\u2019on attend chaque ann\u00e9e. 4 jours, car oui le jeudi compte, de musique, de rencontres, qui r\u00e9sonnent en nous jusqu\u2019\u00e0 la prochaine \u00e9dition. Et chaque ann\u00e9e, il faut saluer les nouveaux am\u00e9nagements r\u00e9alis\u00e9s par Hellfest production, qui tiennent compte des remarques des festivaliers. 2017 voit appara\u00eetre plus d\u2019espace devant les mainstage pour faciliter la circulation d\u2019une sc\u00e8ne \u00e0 l\u2019autre, et des \u00e9crans g\u00e9ants de chez g\u00e9ants. 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