Billy Idol – Kings & Queens of the Underground

lundi/13/10/2014
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Groupe : BILLY IDOL

Album : KINGS & QUEENS OF THE UNDERGROUND

Label : BFI RECORDS, INC

Date de sortie : 21/10/2014

Note : 14,5/20

 

Le chanteur préféré des mutualistes est de retour ce mois d’octobre avec « Kings & Queens of the Underworld ». Le nouveau disque de celui qui a inspiré le personnage de FLOYD MALLOY dans le dessin animé MASK (et pas ASK), puis de SPIKE dans BUFFY CONTRE LES VAMPIRES, est formé de onze nouveaux morceaux.

Idée-force : le son privilégié par l’ancien chanteur de GENERATION X est ouvertement Rock FM, celui qui correspond à ses années dorées entre 1982 et 1990, et qui lui sied le mieux : batterie papoum bien produite, basse en retrait, synthé, et voix, tantôt de voyou, tantôt de chanteur eighties. D’ailleurs, Steve Stevens et son coiffeur sont eux-aussi de retour, afin d’épauler leur Boss historique. Le ton est donné dès le premier titre, « Bitter Pill », dont la production fait étrangement songer à du SIMPLE MINDS grande époque… Rock FM épique et voix grave rassurante. Cette idée se renforce avec « Can’t Break me Down » (et son « WHOHOWHOHO » survitaminé en intro), « Save me Now » (sérieusement, on dirait du U2 circa 1985), « One Breath Away » (qui sonne cette fois comme du U2 technologique période « Zooropa »), « Eyes Wide Shut », ou encore « Love and Glory » (et pourquoi pas « Love and Money » ?).

Si ces comparaisons peuvent peut-être agacer, mon propos n’est nullement moqueur ou provocateur. Il semblerait que l’idole des DONNAS a souhaité ici revisiter sans arrière-pensée mesquine et commerciale son passé, nous faire partager le simple fait qu’il aura soixante ans l’an prochain, et que son visage émacié lui fait ressembler de plus en plus à celui d’un couturier allemand très connu. Le thème du passé irrigue donc les paroles de certains morceaux (« Postcards from the Past » ; « Ghosts in my Guitar »). Dans l’émouvant « Kings & Queens of the Underground », balade presque médiévale (qui nous évoque… du MAIDEN progressif), l’ex-Cyberpunk joue la carte de la nostalgie assumée, invoquant l’année 1977, puis celle de 1984 ou « ‘Rebel Yell’ had the floor (…) On MTV baby I was high as the moon »… « Fallen Years » sont d’ailleurs les deux mots qu’il chantonne au milieu, puis à la fin de cette ode au temps jadis.

Les thèmes de la nostalgie et de la carrière passée ont toujours été porteurs en matière de Rock, souvenons-nous entre autres de « Et la voix d’Elvis », « Wasted Years », « Yesterdays » ou encore « Kickstart myt Heart ». En plus de leurs qualités musicales, ces morceaux nous ont marqués parce que les auteurs y livraient leurs sentiments quant au temps écoulé, notamment à vivre leurs vies de musiciens. Cette période écoulée est parallèlement celle des auditeurs et fans, qui ont grandi puis muri en les écoutant. Et puis, il n’y a rien de plus sympa et fédérateur qu’un vieux Rocker qui assume le poids des années. Avec « Kings & Queens of the Underground », William Michael Albert Broad initie avec élégance cette démarche. On recommandera cet album à ses émules (qui pourront l’écouter en lisant l’autobiographie « Dancing with Myself » qu’il a publié ce 7 octobre 2014), ainsi qu’à ceux qui souhaitent découvrir son expérience et son savoir-faire.

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