Ze Hellfest of 2014 : Dust Edition!! Part 3

vendredi/18/07/2014
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Dimanche, dernier jour du Hellfest, et le soleil est toujours là, fidèle au poste de crameur de métalleux !

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J’arrive sur site à 13h, Ulcerate et son Death Metal oppressant est là pour m’aider à passer doucement du domaine des rêves à la réalité de la Altar. J’enchaine avec Dordeduh, sympathique groupe roumain mixant Black Metal et instruments traditionnels. Le chant me fait penser à certains groupes goths des années 90, un peu comme Clan of Xymox par exemple. Intéressant, mais leur musique menace de me renvoyer dans les bras de Morphée alors je ressors me balader au grand jour ! Je découvre Powerwolf en Main Stage. Le programme nous avait promis du refrain entrainant, on n’est pas déçus : la foule scande « Ouh Ah » sous la direction stricte du chanteur. En revanche, côté intellectuel, je ne peux pas te garantir du lourd, ainsi que le titre « Resurrection my erection » te le fera comprendre. Côté décor, c’est du goth kitsch avec ogives de cathédrale en carton-pâte et robe de cardinal et maquillage blanc et noir frôlant le ridicule. Mais le ridicule ne tue pas, n’est-ce pas ? Les fausses notes du chanteur non plus d’ailleurs. Mais le public ne lui en veut pas apparemment.

Alors back to the Valley où ça roupille sec ! Black Tusk se charge de réveiller les endormis et envoie du pâté !! Formation originaire de Savannah, comme Kylesa, ses 3 membres, un barbu chauve, un presque glabre chevelu et un batteur de pilosité presque classique, décrivent leur musique comme du Metal marécageux. Ils se relaient tous les 3 au chant, ce qui offre une grande diversité de voix et une impression de grande rage qui te chope aux tripes ! Les deux guitaristes se font régulièrement face pour un headbang brutal. De là où je me trouve, la collision entre leur deux têtes semblent extrêmement probables, mais elle n’arrivera pourtant pas ! Un de leur roadie nous balance des Free Fucking T-shirts !
Petit point poussière : elle est présente à tel point que désormais, on la mange, littéralement !

On enchaine avec House of Broken Promises qui compte également 3 membres dont un chauve barbu! Ils sont Américains également, mais de l’Etat de Californie. Il s’agit en fait d’anciens membres d’Unida qui nous offrent avec House of Broken Promises un Hard Rock viril, boosté au Stoner, avec une voix travaillée au Bourbon. Sympathique, même si ça me parle moins que Black Tusk.

Je continue ma balade et change de tente pour voir le final d’Equilibrium : impressionnant ! La tente est archi-pleine et le public chante à l’unisson ! C’est du black-folk-pagan-viking metal en allemand, le tout très entrainant et très enthousiasmant en live.

Sous la même tente, mais en Altar, c’est Black Dahlia Murder qui enchaine pour une session qui arrive à concilier un son lourd et une vitesse d’exécution assez incroyable ! C’est gras et viril, à l’image du chanteur qui va assez rapidement retirer son t-shirt : il est épaté par le public (nous, donc) et nous qualifie de « survivors » ! En effet, la chaleur atteint des sommets sous la tente ! Ca n’empêche pas un circle pit de malades mentaux de se déployer et de soulever un nuage de poussière digne des tempêtes de sable du Sahara. On n’y voit plus grand-chose, quant à respirer, ça devient un exercice périlleux.
J’attends tout de même Vreid qu’on m’a fortement conseillé. Leur son, leur scénographie, tout me donne envie d’envahir la Pologne, pour paraphraser Woodie Allen. Je ressors donc façon Blitzkrieg et retrouve Behemoth sur la Main Stage 2 : même en plein jour, de loin, via un écran géant, je suis fan ! Leur performance ressemble fort à celle du Bataclan cet hiver (http://www.artnroll.net/home/cradle-filth-behemoth-solitude-inquisition-svarttjern/). Puis c’est le tour de Soundgarden en Main Stage principale : je laisse la parole à Romain qui t’en parle de façon détaillée ici. 

C’est avec impatience que je retourne une fois de plus sous la double tente Altar – Temple pour voir Solstafir. Mais avant les Islandais, il y a encore Paradise Lost. Le groupe britannique, fondé en 1988 tout de même ! sonne un peu comme un Metallica goth.
Et voici enfin Solstafir !! Ils étaient au Hellfest en 2012, et la foule qui les attend est, comme moi, très impatiente !! Notre attente sera pleinement récompensée par un show magistral, féerique même si ce mot est galvaudé quand il s’agit de tout ce qui provient d’Islande. Leur musique nous entraine vraiment très loin, oubliée la chaleur de ces 3 derniers jours, oubliée la poussière : nous sommes dans un monde entre les mondes, fait de douceur couleur cobalt et de peine. Ils rendent hommage à LSK, décédée en fin d’année dernière, d’une manière sobre et touchante.
Pendant une heure, je reste subjuguée par ce son et cette ambiance. Je ne peux que te conseiller d’aller voir leur prestation sur Arte Concert.
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Elle finira trop tôt, bien sûr. Alors je ressors écouter Black Sabbath, écouter simplement, parce qu’évidemment, la foule est immense alors je n’atteindrai même pas les écrans géants. Je décide de prendre une dernière dose de Black Metal avec 1349, qui me laissera sans forces. Est-ce le show intense de ce groupe fondé il y a maintenant 17 ans, ou les 3 jours de festival qui m’ont épuisé, mystère… Un peu les 2 probablement.

Je suis sur le point de faire mes adieux aux 6 scènes du Hellfest quand je me fais alpaguer par 2 gais lurons, dont une équipière d’Art n’ Roll : Mamy la Wine’s Fairy !! Les 2 me convainquent d’aller voir Turbonegro, un mix improbable entre Motorhead et YMCA. Oui. Incroyable mais vrai. Et bien marre-toi si tu veux, mais ça me file un coup de boost immédiat ! Et en plus ça me permet de mettre un pied en Warzone, scène que j’avais snobé pendant tout le fest’ à cause de son accès en goulot d’étranglement (tu sais qu’on peut dire « goulet » ou « goulot d’étranglement » ? Si tu choisis goulot, ça veut juste dire que tu es un picolot !). Avec Turbonegro on se croirait dans un club gay des années 80 qui aurait choisi de mettre du Punk et du Hard Rock en fond sonore ! Il n’y a qu’à lire les noms des membres actuels du groupe pour se rendre compte du délire : Tony Sylvester et sa casquette de cuir au chant, Happy-Tom à la basse, Euroboy et Rune Rebellion aux guitares et enfin Tommy Manboy à la batterie. C’est jouissif et c’est parfait comme conclusion de ces 3 journées de festival intenses et chaudes comme la braise !

 

Live report du premier jour à Clisson.
Live report du deuxième jour.

 

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Photos par Olivier Gestin!

© Copyright all right reserved : Olivier GESTIN

The Kat

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