Mantra – Into the Light

lundi/10/08/2015
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Groupe: Mantra
Album: Into the Light
Label: Finisterian Dead End
Sortie: 2013
La pochette d’ « Into the Light » est lumineuse à sa façon, tout en contraste géométrique noir et jaune. Abstraite, mais avec une belle perspective cubiste, années 60 dans l’esthétique. Elle ne dit pas grand chose ce qui t’attend à l’écoute de l’album qui débute par deux déferlantes : une marine, et l’autre musicale, bien plus lourde. Mantra, groupe du label breton Finisterian Dead End, donne dans le Metal progressif. Bien raccord avec son nom, le groupe utilise la répétition multiple de phrases (« Call my Name ») et ne peut cacher son côté tribal, roots.
L’album est émaillé de passages qu’on pourrait facilement décrire comme atmosphériques (intro de « Reborn » par exemple) que ce soit en terme d’instruments ou de chant. Pierre Junod fait alterner la voix grunt et la voix claire. L’ambiance technival est parfois proche tant est sensible l’influence des substances diverses que le groupe cite dans sa description, mais sans jamais perdre de vue le Metal, ou même par moments le Death.

Les titres sont tout aussi évocateurs d’une spiritualité indianisante, pour ne pas dire New Age :
« Toward the Light », « Elevate », « Third Mind ».

« Elevate » est une bande-son instrumentale pure, parfaite pour les fumeurs de weed. Tout en volutes délicates, alanguies, option réverb’ maitrisée et flûte de hippie.

Puis on reprend ses esprits avec « Tribal Warning » et sa basse rappelant Rage Against The Machine. Le morceau est rageur, en crescendo, clin d’œil appuyé au Metal des années 90. Un peu trop en rupture de rythmes pour mon goût, et le passage repris en chœur n’est pas forcément du meilleur effet. Mais là encore, on retrouve ce côté organique, montant des profondeurs qui marque avec brio tout l’album. Malgré ses défauts (de chant notamment) le morceau est parfait au centre de « Into the Light ».

Puis arrive « One », presque sans transition, en douceur. La voix a des échos du regretté Peter Steele (époque « October Rust »). Toujours sans réelle pause, voici « The Voice of Creation » plus rapide, plus tortueux, marqué par un chant clair et presque lyrique.

L’album se clôt sur « Third Mind » encore plus hargneux et sinueux.

Après ces 50 minutes, il semble bien qu’une voie se soit ouverte dans le subconscient de l’auditeur. Les membres du groupe sont jeunes, c’est prometteur.

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