HOT on the rocks!

Live Report – Festival sur les pointes

samedi/09/06/2018
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Nico B était au Festival Sur Les Pointes, édition des 10 ans à Vitry-sur-Seine(94), organisé par l’Assoce Kipik

 

Vendredi 18 mai

Entre les deux énormes tours/cheminées un chapiteau de cirque pointe le bout de son nez, et l’on peut entendre les Kilowatts de sono chauffer en préparation du week-end à venir.

L’Assoce Kipik a élu domicile dans un lieu pas commun et  parfait pour le Festival : un terrain en friche au milieu d’une zone industrielle. Le soleil est au rendez-vous, mais l’ouverture du festival est retardée à cause de la livraison tardive de l’énorme quantité de fûts de bière, ça va, on les pardonne.

La première journée du Festival est dédiée aux groupes à tendance, comment dire, violente et agressive, mêlant groupes de punk et de hip hop, un seau de revendications.

Ce n’est pas pour nous déplaire !

Le Bal s’ouvre sous le grand chapiteau avec les Sales Majestés !
Un classique du Punk Français, pour commencer les hostilités, un petit coup de revendications efficaces ça fait du bien et ça rapproche tout le monde. Au moins, on est à peu près sûrs que tout le monde se fait la même idée de nos dirigeants… Passons.

Dès la fin du concert des vétérans à crête on entend cracher les guitares dans l’Oasis, une des 3 scènes du Festival et c’est le groupe de Punk Rock  Holy Holsters  qui se chauffe pour notre bon plaisir.

Les crêtes et les blousons noirs sont au rendez-vous, dès le début le public tente des pogos/dances du bonheur, bière qui vole, salle pleine à craquer.  Le concert est bon, la communication avec le public  aussi, je ressors un peu plus moite et je cours au concert de Biffty et DJ Weedim  qui débute sur une autre scène de bonne taille sous un chapiteau.

Du Hip Hop typique de Banlieue, on pourrait dire. Ils ont ramené tous leur copains pour partager la scène avec eux,  des lyrics agressives, du pur cru, en tant que banlieusard je m’y retrouve. Le public a l’air d’apprécier, cependant ça paraît quand même compliquer de mélanger « les vrais » aux Crêteux, qui en profitent pour se désaltérer au Bar ; ce qui n’est pas un mal car ils peuvent apprécier tout aussi bien le concert et l’ambiance qui franchement, est au niveau.

Sur la scène Hip Hop arrive Assassin, une des têtes d’affiches attendue du Festival. Les dinosaures du rap FR confirment leur puissance et leur efficacité, les tubes s’enchaînent, le plaisir des yeux et des lyrics en stock.

Sous le grand Chapiteau une bannière façon Cartoon se dresse et le public s’amasse (et commence à beugler aussi), les larsens pointent et le trig du kick de la batterie chatouille les tympans, on arrive à Ultra Vomit !

Comment dire, fidèles à eux-mêmes leur set est hilarant, très efficace, d’une virtuosité impressionnante… Ce n’est pas la première fois que je les vois, je ne suis pas forcément fan du concept de reprises parodiées mais ils le font à merveille et la communication avec le public est franchement très très efficace. Un vrai bon groupe de festival.

 

Arrive Dop DOD sur la scène Hip Hop. J’avoue que malgré ma tendance plutôt rock’n’roll et sons saturés, j’attendais avec impatience ce combo tout droit venu des PaysBas. Leur tube « What’s Happenned » ayant bercé une période de mon adolescence.

Le show est monstrueux, bien plus punk que tout les autres, l’alcool coulant à flot sur scène et ils n’hésitent pas à le partager avec le public qui devient fou. Il faut avouer que leur profil charismatique flippant impressionne, comme sur YouTube, les regards perçants, les looks provocateurs, et le son… difficile de ne pas sauter et crier à chaque coup d’infra basse.

 

Tagada Jones arrive sur la grosse scène ! On se retrouve naturellement sur le côté de la scène avec les copains pour profiter du plaisir d’être un peu plus proche d’eux. On connaît bien, et à chaque fois c’est pur plaisir, ce concert ne faisant pas exception.

Revendications, public chaud bouillant, du slam du pogo en veux-tu en voilà,  c’est chaud c’est bon et ça agresse les oreilles, c’est ce qu’on voulait on l’a eu et on ressort satisfaits. Vers la fin de leur, le chanteur fera tout de même une petite remarque à la sécurtié, qui ne doit pas être habituée à ce type de public, leur rappelant qu’ils sont là pour aider les festivaliers qui slament à ressortir et non pas à leur taper dessus, sinon ils peuvent s’en aller, les festivaliers sauront se gérer eux-mêmes.

 

J’ai dû me perdre dans le lieu du festival, plusieurs bières ont été descendues et c’est sans regrets, l’ambiance est au top, il fait bon et c’est du plaisir que de converser avec des inconnu(e)s.

 

Cette première soirée est clôturée par Punish Yourself, aux effets lumières et maquillages tribales efficaces, et bien sûr le son qui va avec. Super groupe pour finir une bonne journée de son poussé à bloc, ça sent la fin de soirée mais le public est encore là, les Punish confirmants leur place en tête d’affiche de cette journée.

 

 

Samedi 19 mai.

Cette journée se veut plus éclectique dans la programmation, par pure tradition de ce  Festival unique en son genre.

Il fait très beau et « La Plage » a été ouverte, un pur bonheur. Une plage de sable blanc derrière une grille avec vue sur l’usine voisine, le tout sur fond de musique/tubes, cocktails, pastis/ricards/cacahuètes servis par les bénévoles à couronnes à fleurs , un bon spot chill que tout le monde apprécie.

 

Pour commencer, les gagnants du tremplin,  Los Guerrerros  ont la chance de jouer sur la scène du 2nd chapiteau, un groupe de salsa avec un une combinaison de musiciens improbable, et une chanteuse pour lead. Bonne ambiance, ce n’est pas forcément ma came mais leurs amis sont là.

 

S’enchaînent ensuite 2 concerts exceptionnels qui ont lieu en même temps malheureusement, Bordelophone et Opium du Peuple, se déroulant respectivement dans l’Oasis et sous le second chapiteau.

 

Bordelophone est la découverte de l’année, des musiciens virtuoses complètement fous qui n’hésitent pas à faire du grind et du jazz en même temps. Quatre jeunes qui nous envoient une ambiance de transe et nous plongent dans un univers barré, le public est au rendez-vous dans l’Oasis et acquiesce. Il fait chaud, très chaud.

 

Opium du peuple arrive avec son nouveau show, une grande partie de leurs titres tirés de leur film (oui, oui, vous avez bien entendu, ils ont fait un film ! Vous pouvez le voir ici : https://www.youtube.com/watch?v=TImqz7XQ4Rg&t=107s ). Toujours de la bonne humeur, de la déconnade, les opiumettes toujours aussi ravissantes jouent avec les musiciens et font leurs chansons en mettant l’ambiance. Les titres s’enchainent avec le public qui se surprend à connaître toutes les chansons puisque ce sont des reprises de variétés en mode punk/rock. Finir en sueur est obligatoire sur ce groupe de fou qui nous donne tant de plaisir à chaque fois, mais il faut maintenant aller se chercher à boire…

 

S’enchaîne ensuite sous le petit chapiteau LosTrèsPuntos, pareil, vu, revu… Leur répertoire n’a pas changé, le public est là pour se lâcher mais on ne dira pas que l’on retient forçément une chanson en particulier, ou que leur set est changeant.

Efficace, un bon groupe de festival qui sait faire ce qu’ils font et bien, du bon Ska façon 90’s, ils sont encore là et on les applaudit.

 

Chinese Man commence son set sur la grosse scène, c’est une des têtes d’affiche du Festival et l’on ne regrette pas. Il faut aimer le style mais ça groove, ça envoie, grosse ambiance et on peux enfin mettre un visage sur tous les sons que l’on a entendus dans les soirées des copains.

 

Les ovnis de  Igorrr se préparent sous le petit chapiteau, et la foule s’amasse avec impatience devant la scène.Le ur set est impressionnant, très violent, plutôt jouissif même, le combo surprenant. Une chanteuse sublime, un chanteur façon BlackMetal accoutré comme un Cro-Magnon (plutôt flippant) le Maître DJ parfait et un batteur qui ferait pâlir les meilleurs batteurs de metal.

 

Emir Kusturica, moment fort du Festival, clôture cette journée par un set festif, ça danse ça danse et ça rigole, il fait bon traîner dans le coin.

 

 

 

Dimanche 20 mai

3 ème et dernier jour de festival, commençons par un petit passage à la Plage pour rassembler ses forces et se rafraîchir les idées, 3 jours de festival, c’est éprouvant.

 

Je suis arrivé un peu tard sur le site, j’ai donc raté Didier Super, dommage, mais les échos sont très bons et connaissant le personnage on n’en doute pas une seconde.

 

Nombreux sont ceux qui sont venus voir les Ogres de Barback, dinosaures des festivals d’été. Toujours au top, ils amènent le sourire, le public est content. Par cette journée ensoleillée ça passe plutôt bien. La poussière de 3 jours de terrain piétiné et dansé vole dans les airs, on retrouve les têtes caractéristiques de ceux qui ont vécus les 3 jours, c’est à dire pas forcément très fraîches pour ainsi dire. C’est plutôt bon signe en soi.

 

Cette journée moins fournie que les deux autres se veut plus « cool », pièces de théâtre, animations… et surtout Hihlight Tribe pour finir sur la grande scène.

Ils sont toujours là et ce n’est pas pour rien, quel show ! Le public est en transe et se lâche, fêtant la fin de  3 jours de bonheur musicaux et festifs, le tout sous un soleil radieux…quelle chance en ce mois de mai !

 

Les bénévoles poussent la chansonnette  à l’occasion des 10 ans du festival sur la grosse scène pour faire sonner le gong de fin, un chouette moment apprécié par tout le monde…quelle équipe !

 

Ils nous ont concocté un week-end aux petits oignons, la bière et les saucisses étaient bonnes, sans gros problème en particulier. Une réussite, ces 10ans.

Un Festival d’envergure familiale qui a vu passer pas loin de 7000 personnes, c’est plutôt bien.

Une programmation très éclectique, des découvertes, une proximité avec les artistes, et surtout une ambiance constante de fête.

 

Un grand bravo, l’Assoce Kipik est partie de rien et fait en sorte que son festival devienne un des moments incontournables des débuts des festivités estivales.

Je reviendrai !

 

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