Interview avec Virginia Monti de Psychedelic Witchcraft

vendredi/10/11/2017
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Art’N Roll: Pour commencer, pouvez-vous présenter Psychedelic Witchcraft ?

Virginia Monti : Psychedelic Witchcraft est un groupe de Heavy Metal inspiré de groupes tels que Jefferson Airplanes, Black Sabbath, Free et encore bien d’autres. On aime beaucoup parler de nos expériences spirituelles mais aussi des films d’horreur des années 70, dont je suis très fan.

 

ANR: Quelles sont vos influences?

Virginia : Nos influences viennent de notre passion pour le rock psychédélique et le rock Italien progressif (Circus 2000, Osanna, PFM…). Mon inspiration tourne autour de ma passion pour ce genre de musique mixée avec l’ambiance des films d’horreur et tout ce qui gravite autour de moi au moment de l’écriture.

 

ANR: D’où vous vient cette passion pour la sorcellerie?

Virginia : Cette passion me vient de l’enfance, depuis que je suis gosse j’ai toujours été entourée de livres de sorcellerie (ma mère) et de films d’horreur (mon père). Donc en grandissant cette passion a pris de plus en plus de place.

 

ANR : Nous avons découvert « Magick Rites and Spells » début 2017 et nous découvrons à présent « Sound of Wind », comment faites-vous pour sortir deux albums en une période de temps aussi rapprochée ?

Virginia : “Magick Rites and Spells” était plus un collector de nos anciennes chansons avec quelques exclus. On l’a sorti pour que les nouveaux fans aient quelque chose à écouter et découvrir la totalité de l’histoire en dehors de « The Vision ».

Pour moi c’était un peu la clôture d’un chapitre, celui du passé et de notre son d’avant. Et puis je suis une personne qui écrit beaucoup et très vite.
ANR: Vous avez rejoint les rangs de Listenable records, est ce que c’est ça qui a fait accélérer la sortie de “Sound of Wind”?

Virginia : On avait créé les nouvelles chansons quand Listenable nous a contacté. J’avais juste très envie de rentrer en studio afin de les enregistrer donc évidemment Listenable a rendu l’accélération du projet possible. Cela nous a poussé à rentrer en studio au plus vite afin de sortir l’album à l’automne. On est vraiment reconnaissants envers eux, ils ont joué un rôle fondamental dans la réalisation de cet album.

 

ANR : Comment s’est passée la composition de « Sound of the Wind »?

Virginia : Habituellement je commence par composer les structures des chansons telles que les riffs et les paroles et ensuite je travaille principalement avec Riccardo le bassiste pour faire les arrangements afin d’arriver à avoir exactement le son que j’ai en tête. Mais « Sound of the Wind » a été conçu différemment de « The Vision ». Avant j’étais la seule personne à écrire mais depuis nous avons grandi en tant que groupe et depuis tout le monde participe à la composition de l’album.

 

ANR : Vous avez travaillé avec Brian Lucey qui a déjà travaillé avec Ghost, comment vous a-t-il aidé ?

Virginia : Brian Lucey est intervenu au moment du mastering et nous remercions notre management d’avoir rendu son intervention possible. Il a travaillé avec tellement de grands groupes, on savait qu’il ferait un travail excellent pour nous et qu’il ferait ressortir les traits les plus puissants et dynamiques de cet album.

 

ANR : Vous avez choisi de commencer l’album sur le thème égyptien Maat, pourquoi ce choix?

Virginia : Maat est la déesse de la justice. Le mot Maat signifie en ancien égyptien « justice ». Pour eux cela signifie aussi « agir correctement ». La plume de Maat était celle comparée au cœur sur l’échelle d’Anubis. Si le cœur était plus lourd que la plume, leur âme aurait été détruite pour toujours. S’ils passaient le procès, leurs âmes seraient allées dans l’au-delà. Pour l’égyptien, la mort était juste la porte d’une autre vie. Et puisque je crois en la justice et en un comportement honnête, Maat a semblé parfaite pour présenter l’album.

 

ANR : Vous abordez pleins de sujets différents tels que les mythes égyptiens, la sorcellerie, des histoires comme celle de Warren, comment faites-vous des choix de sujets à aborder dans les morceaux ?

Virginia : Je n’en fais tout simplement pas. Je ne pense pas beaucoup lorsque j’écris et je mets sur papier ce qui me vient à l’esprit. Ma musique et la façon dont je l’écris reflète la façon dont je suis moi. Je suis très impulsive mais dans la maitrise. J’ai beaucoup de centres d’intérêt et cela se reflète vraiment dans la musique et dans le thème de mes chansons.

 

ANR: Vous abordez beaucoup le thème de la liberté dans vos chansons, est-ce une recherche personnelle car tu t’es sentie emprisonnée dans ta vie personnelle par le passé ? D’où vient ce besoin de liberté ?

Virginia : Cette année a été très difficile pour moi à bien des égards. J’étais dans une relation qui signifiait énormément pour moi et malheureusement elle s’est finie car je n’étais pas acceptée pour qui j’étais. Et je me suis retrouvée à hurler intérieurement du plus profond de mon âme d’où « Let me be myself ». C’est de là que vient tous ces sujets à propos de la liberté. Je trouve que la vie est une sorte de leçon et que nous sommes là pour apprendre de ces leçons peu importe à quel point tu aimes quelqu‘un mais quoiqu’il arrive il ne faut jamais se compromettre.

 

ANR: Peux-tu nous parler de la pochette de l’album?

Virginia : La pochette a été créée par Jacopo and Riccardo. L’idée était de recréer et capturer une ambiance Egyptienne et aussi d’exprimer ma passion pour l’Egypte vu que cet album lui est dédicacé.

 

ANR: On a aussi eu la chance de découvrir votre vidéo clip “Lords of the War”, quelle est l’histoire derrière ce clip?

Virginia : Black Sabbath a chanté « War Pigs », Bob Dylan « Masters of War ». La signification est la même. Nous n’aimons pas rentrer en profondeur sur les sujets politique. Ces artistes parlaient à une génération. C’est à ça que servent l’art et les artistes, c’est pour parler de leurs problèmes, de ce qu’ils vivent ou ressentent. Cette chanson est contre les pêchés de la guerre, contre les injustices de la  violence que la guerre cause à tout à chacun. On devrait juste tous s’aimer les uns et les autres car au final seul l’amour est réel.

 

ANR: Une tournée de prévue ?

Virginia : On va jouer en Grande Bretagne et on tournera aussi en Espagne mi-novembre. Et on espère tourner bien plus. On travaille dessus actuellement.

 

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