HOT on the rocks!

Interview avec Robyn Haycock du groupe Stone Broken

dimanche/04/03/2018
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Art N Roll : Qu’est-ce ça fait d’être la nouvelle sensation rock ?

Robyn Haycock : C’est à peine croyable ! C’est aussi beaucoup de boulot.

 

ANR : Ces deux dernières années ont été particulièrement chargées pour vous, avec une longue tournée.

Robyn : Oui on a accumulé toutes les dates que l’on pouvait faire, on s’est retrouvé à jouer sur la Mainstage du Download, c’était vraiment incroyable.

 

ANR : Qu’avez-vous appris en faisant toutes ces dates, en tournant avec Glenn Hughes ?

Robyn : Glenn, c’est un peu comme avoir un super oncle, il a essayé de nous donner pas mal de conseils pour tenir sur la longueur. « Ne prenez pas de drogues, et continuez de faire ce que vous faîtes », mais il a aussi insisté sur le fait que la préparation mentale est aussi importante que la préparation physique.

J’ai aussi eu l’occasion de rencontrer ses musiciens, qui sont très bons, c’était comme avoir une masterclass tous les soirs.

 

ANR : Quand est-ce que tu as commencé à jouer de la batterie ?

Robyn :  J’ai commencé à l’âge de 13 ans. J’aimais taper sur tout à tout moment, j’ai commencé par jouer sur une batterie en jouet, puis j’ai pris des cours à l’école, et après 2 ans sans toucher à un instrument j’ai recommencé à jouer en permanence ces 6 dernières années.

 

ANR : Comment ça se passe quand on est la fille du groupe ?

Robyn : Ça se passe bien, je suis comme un des mecs. En plus du fait que je sois derrière la batterie je dois charger et décharger beaucoup de matos, je ne suis pas une princesse (rires). En vrai je suis un peu le boss, je fais en sorte que les autres restent dans le rang.

 

ANR : Ça fait du bien de voir des filles jouer dans un milieu très masculin.

Robyn : Oui je commence à comprendre l’impact que ça peut avoir. Je rencontre d’autres filles qui me disent qu’elles se lancent dans la musique pour suivre mes pas, que je leur ai montré que c’était possible. Ca me touche énormément.

 

ANR : Vous avez beaucoup tourné, reçu un award et je me demandais si vous avez ressenti beaucoup de pression pour la réalisation de ce second album ?

Robyn : Nous avons vraiment senti une grosse pression pour cet album. Quand nous avons tourné avec Glenn Hughes nous aurions dû être en studio. Initialement nous avions 12 semaines pour écrire cet album, mais après la tournée il n’en restait que 6. Nous avons tous dû laisser tomber nos jobs pour nous concentrer sur l’écriture. Nous voulions faire mieux que le premier opus et je pense que le pari est réussi.

 

ANR : Comment travaillez-vous ensemble ?

Robyn : Rich écrit 60% des morceaux et toutes les paroles, puis chacun ajoute ses parties instrumentales.

 

ANR : On sent que vous écoutez des groupes comme Black Stone Cherry, Nickelback ou Shinedown, et que ce deuxième opus est le prolongement direct du premier. Le registre vocal de Rich est plus étendu, chaque morceau est très travaillé.

Robyn : Les gens nous comparent souvent à Nickelback c’est fou ! Nous aimons tous ces groupes, et ça se reflète dans notre musique. J’ai l’impression que nous avons fait un album dans lequel chaque morceau pourrait être un single, il n’y a pas de fillers. On ne voulait pas que les gens se sentent perdus à l’écoute, donc on n’a pas essayé de trop dévier par rapport au premier.

 

ANR : Certains morceaux passeraient bien en acoustique, vous le faîtes en live ?

Robyn : Oui, on le fait maintenant sur certains shows pour le rappel. Ou parfois Rich commence en acoustique puis au deuxième refrain on entre tous en scène.

 

ANR : Est-ce qu’il y a un morceau que tu aimes particulièrement sur cet album ?

Robyn : « Worth fighting for », qui est notre single et « Heartbeat away ». C’est un morceau qui me demande pas mal d’efforts à jouer sur scène, c’est un challenge. J’adore « Follow me » aussi. J’ai eu l’occasion de faire les backing vocals sur ce titre, j’ai adoré l’expérience.

 

ANR : Quel rapport tu as avec les réseaux sociaux ?

Robyn : On aime tout partager avec nos fans, ils sont la raison pour laquelle nous sommes là. Ça demande beaucoup de temps et c’était un peu étrange au début, mais ça devient vite naturel. J’y pense en permanence.  C’est un boulot à temps plein.

 

ANR : Que fais-tu quand tu ne joues pas le groupe ?

Robyn : Tout tourne toujours autour de la musique. Dès que l’on peut on va voir des groupes jouer live, mais je peux aussi rester regarder des clips sur youtube pendant des heures !

 

ANR : Quels sont tes batteurs cultes ?

Robyn : John Boham (Led Zeppelin) bien sûr,  Scott Fillips (Creed, Alter Bridge) et Arejay Hale (Halestorm).

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