HOT on the rocks!

Interview avec Manard et Matthieu d’Ultra Vomit

jeudi/05/07/2018
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Art N Roll a pu rencontrer Emmanuel « Manard » Colombier et Matthieu Bausson, batteur et bassiste du groupe Ultra Vomit, le lendemain de leur passage au Download.

 

Art N Roll: Une interview avec les nouvelles stars du rock français ?

Emmanuel « Manard » Colombier: Ah bon ? Bah non, pas de chance c’est avec nous (rires)

 

ANR : Vous avez pourtant sûrement fait le plus gros wall of death du Hellfest.

Manard : Alors ça n’a rien à voir c’est un wall of chiasse. C’est pareil qu’un wall of death

Matthieu Bausson: sauf que c’est de la merde!

Manard : On est pas mal appréciés dans les festivals, on commence à le voir avec l’affluence qu’il y a, que ce soit au Hellfest ou là au Download.

Matthieu : A la fête de l’Huma c’était n’importe quoi, les barrières se couchaient, et les mecs devant qui prenaient des photos se sont mis à retenir les crash barrières.

Manard : On a d’autres festivals moins Metal à venir, on va voir ce que ça donne. Notamment la Nuit de l’Erdre où on joue avant les Hives et après Catherine Ringer. Le choc des cultures (rires)

 

ANR : Vous allez adapter votre setlist ?

Matthieu : Non juste les speechs.

Manard : Tous nos morceaux sont Metal, c’est plus si on est devant un public très métalleux où on va enlever des morceaux comme « boulangerie » ou « les canards » comme pour le Warm-Up du Hellfest. D’ailleurs c’était la première fois depuis qu’on a composé ce titre qu’on ne l’a pas joué sur scène.

 

ANR : Votre présence au Warm-Up du Hellfest, c’était une forme de collusion nantaise ?

Manard : On a fait 2 dates du warmp-up l’année dernière, qui se sont bien passées. Le chargé de com du Hellfest avait adoré, et il nous a demandé si on ne voulait pas faire toutes les dates. Il y a eu le concert du Hellfest 2017 qui a entériné la chose. Et c’est sûr que Ben Barbaud est un vieux pote, c’est super ce qu’il a réussi à faire et on reste proche du Hellfest.

 

ANR : Vous avez pu voir quelques concerts ?

Matthieu : Oui ! Je suis allé voir Offspring.

Manard : Moi aussi, mais de loin et c’était cool.

 

ANR : Mais c’était juste après votre concert !

Matthieu : Ah oui, j’ai tracé direct ! (rires)

 

ANR : Et le canard d’Alestorm ? Ils n’ont pas repris un peu votre concept ?

Manard : On le connait bien ce canard ! On a déjà joué avec eux et on remet ça au Motocultor.

 

ANR : Maintenant que l’album est mondialement connu, Gojira vous a fait un petit retour ?

Manard : Mondialement connu en France, tout à fait. Gojira avait même entendu le morceau avant l’album car on le jouait en live. On s’est retrouvé sur un même festival le même jour, ils sont venus nous voir et nous ont dit « votre parodie c’est un honneur ». Ça nous a fait super plaisir. D’ailleurs ils ont partagé le morceau, et moi j’ai repartagé leur partage (rires).

 

ANR : Ce succès vous met-il de la pression pour un nouvel album ?

Manard : On a beaucoup de questions sur un nouvel album, mais non on n’a pas plus de pression. On ne sait même pas s’il y aura d’un prochain album. Après chaque album on est vidés d’énergie, vidés d’idées et on se dit qu’on n’arrivera pas à recommencer.

 

ANR : Mais là vous avez l’impression d’avoir acquis une nouvelle forme de notoriété ?

Manard : Oui, carrément. Notre entourage parle de palier franchi. On ne s’attendait pas à ce que ça prenne aussi bien. On en profite tranquillement, ça fait plaisir.

 

ANR : Je ne sais pas si vous avez fait attention aux nombres de T-Shirts Ultra Vomit sur le festival, mais c’est impressionnant.

Manard : Oui, on peut dire que notre merch marche pas mal (rires). Ça fait vraiment plaisir, ça ne durera pas éternellement. On tourne, on en profite.

 

ANR : On a l’impression que vous tournez tout le temps !

Manard : Oui c’est vrai, depuis la sortie de l’album on joue tous les week-ends, mais là on va lever un peu le pied. On a déjà fait 80 dates !

 

ANR : Vous tournez un peu hors de nos frontières ?

Manard : Pays francophones oui.

Matthieu : On fait une petite tournée au Québec cet été.

Manard : Pays non francophones on se dit pourquoi pas. Avant on se disait non, car ils ne peuvent pas comprendre les paroles. On s’est rendu compte dans des festivals avec des étrangers que la musique se suffisait. On ne se ferme plus la porte mais on n’a rien de concret.

 

ANR : Quels sont les projets alors ?

Manard : On a un Olympia qui arrive le 13 octobre et quelques zéniths en 2019. On va essayer de continuer à faire des clips.

Matthieu : La semaine prochaine on a le clip d’« Evier Metal » qui va sortir. Il est fou, plus ambitieux ! On est content de nous.

 

ANR : A quel point êtes-vous impliqués dans le processus créatif des clips ?

Manard : On est très impliqués. Tout ce qui touche à l’artistique on ne peut pas vraiment déléguer. La pochette est un bon exemple, on a travaillé avec une personne mais on faisait beaucoup de retours. Pour les clips, Nicolas est à la fois dans l’écriture et la transposition. Nous on fait un peu les directeurs artistiques, on donne des vannes, quelques conseils. On travaille avec des personnes très compétentes autour de nous. C’est pareil pour la musique. Si on n’avait pas eu Fred Duquesne pour nous sortir une super prod, on en serait pas là.

 

ANR : Qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter pour la suite ?

Manard : On est déjà au-delà de nos espérances. Y’a pas grand-chose à nous souhaiter de plus. Que ça continue, qu’on arrive à faire un quatrième album.

Matthieu : Qu’on ait des idées !

Manard : Oui c’est ça !

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