Interview avec Jay de The Noface lors de leur passage au Download

dimanche/29/07/2018
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THE NOFACE – 17 juin 2018 au Download – Jay (bassiste)

 

ANR : Peux-tu nous expliquer pourquoi vous portez tous des masques sauf Oma, la chanteuse ?

Jay : On avait envie après Skip de trancher avec cette image là et ne pas, nous, se mettre en avant, casser les codes avec ça et en plus on avait toujours aimé les groupes masqués, Slipknot, le gratteux de Red, Limp Bizkit… Donc on est parti du nom du groupe The Noface avec un pote designer qui nous a trouvé le masque avec la croix blanche. On a trouvé ça vraiment très bien et on est parti là-dessus. On avait vraiment envie de porter des masques sur scène et surtout passer à autre chose.

 

ANR : pour ne pas associer le groupe à ce que vous aviez fait avant…

Jay : oui, on avait eu un certain succès avec Skip (ndlr. The Use) et on avait vraiment envie de repartir de zéro et ne pas faire d’amalgame. C’est différent au niveau de l’image, de la musique, c’est autre chose.

 

ANR : Et la chanteuse, Oma, comment l’avez-vous trouvée ?

Jay : on a regardé un peu toutes les émissions qui se faisaient, on s’est dit qu’on allait commencer par ça et on est tombé par sa prestation à The Voice, elle reprenait Dire Straits en mode un peu énervé et on s’est dit, elle envoie la petite ! Donc, on l’a contacté au studio à Lille. On a commencé à bosser et voilà un an et demi plus tard devant toi Céline…

 

ANR : c’est en effet un bon recrutement.

Jay : oui je trouve aussi

 

ANR : elle colle super bien à la musique

Jay : c’est à toi de me le dire parce que c’est parfois difficile d’avoir du recul mais je ne pense pas qu’on se soit trompé.

 

ANR : elle a un bon répondant et un bon contact avec le public.

Jay : oui et pourtant elle n’a pas forcément beaucoup d’expérience mais ça ne se voit pas. Et ça, c’est l’apanage des bons et des grands, elle est à fond ! Elle apprend très vite et elle a envie. C’est une éponge, elle retient tout, elle bosse. C’est une super nana.

 

ANR : Revenons à votre album, « Chapter One »

Jay : C’est comme l’image, on a voulu une image claire et forte, le nom de l’album « Chapter One » permet d’envisager un « Chapter Two ». Si tu appelles ton premier album comme ça tu ne vas pas appeler ton deuxième chaussette ! Ce serait dommage. Il y aura un deuxième chapitre mais on en est pas là, on profite déjà des dates, on laisse le truc vivre. On a un groupe qui débute quand même malgré le background de tout le monde et prendre le temps de se faire connaître. Il ne faut pas aller trop vite. C’est du rock et le rock c’est une musique qui doit prendre son temps.

 

ANR : un peu plus que du rock mais sans être du métal…

Jay : on a en effet une base rock mais on ne peut pas enlever ce qu’on est, on a toujours aimé les performances visuelles, avant tout, tu vas Voir un concert. Tu dis à tes potes que tu vas Voir un concert, tu ne dis pas que tu vas Ecouter un concert. Je préfère aller voir les choses sur scène. Si le mec fait des pains je m’en tape. Je veux voir autre chose que ce que j’entends dans mon canapé. On veut voir ça, des mecs sauter partout ça nous a toujours fait tripper. Ça tombe bien Oma est très dynamique d’ailleurs.

 

ANR : La seule chose qui m’a beaucoup surprise à l’Etoile (ndlr. Concert de The Noface en décembre dernier) est la première partie.

Jay : C’était La Pieta… c’est vrai qu’elle est assez provocante, elle a des textes hyper provocants et elle, son concept c’est simple, ce qu’elle dit c’est qu’elle met un masque parce qu’elle va tellement loin dans ses textes et la provocation qu’elle aurait du mal à l’assumer vis-à-vis de ses parents. Le masque lui permet de se lâcher au niveau du ton.

 

ANR : elle l’a pourtant enlevé à la fin du concert, elle ne l’a pas gardé jusqu’au bout.

Jay : c’est possible, je ne l’ai pas regardé jusqu’au bout. Mais à la base ça lui permet quand même de se lâcher au niveau des textes.

 

ANR : comment s’est passé la composition de l’album ?

Jay : Yan, le guitariste a composé la majeure partie des titres, Oma a écrit les textes et Lionel le clavier a fait pas mal de textes aussi et un morceau. On a arrangé tout ça en studio. Ça part à la base du guitariste qui nous pond quelque chose dans cette veine-là.

 

ANR : votre tournée est déjà bien entamée.

Jay : on a déjà fait une vingtaine de dates cet hiver et là on démarre les festivals avec grand plaisir,

 

ANR : un dernier mot pour « Chapter One », juste un regret, j’aurais aimé vous voir plus longtemps sur scène.

Jay : on est un groupe récent, un an et demi d’existence. On l’a vécu avant avec notre autre groupe qui a démarré en 2007 jusqu’en 2016, on n’était pas ce qu’on est devenu après. On essuie des plâtres, on joue et c’est aussi comme ça qu’on fait ses preuves. Comme n’importe quel mec dans n’importe quel boulot on ne va pas te filer le poste de cadre direct. Si tu veux, tu trimes un peu et si ça le fait on te file le poste de cadre. Si l’an prochain ou dans deux ans on joue à 17h00 ce sera très bien et si dans 4 ans on joue à 20h00 ce sera encore mieux. Ça voudra dire qu’on aura fait nos preuves mais en attendant chaque chose en son temps.

 

ANR : pas de Hellfest ?

Jay : alors le Download est un festival metal / rock alors que le Hellfest est clairement métal voir bien pire, il y a bien plus bourrin, du death, du black… On est trop gentil pour le Hellfest mais j’adore plein de groupes qui passent là-bas

 

ANR : merci beaucoup et à bientôt !

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