HOT on the rocks!

Interview avec Jamie Ryan bassiste de Mass Hysteria

dimanche/01/07/2018
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Quelques instants avant leur concert au Download, Art N Roll a rencontré le nouveau bassiste de Mass Hysteria pour parler de « Maniac », nouvel album de Mass Hysteria qui sortira le 26 octobre prochain.

Art N Roll: Vous êtes en plein enregistrement de votre nouvel album ?

Jamie Ryan: Oui, on travaille sur la composition depuis octobre. On a fait une première salve de morceaux pour Noël, qui vont tous rester. On travaille bien ensemble. Tout le monde apporte des riffs, Yann lance des choses, je l’accompagne et Fred nous dit d’essayer d’aller dans telle ou telle direction.

ANR : L’expérience !

Jamie : Oui surtout pour eux ! J’ai été surpris par la rapidité avec laquelle on fat de bons morceaux.

ANR : Avec « Matière Noire » vous aviez mis la barre haute, notamment avec des morceaux comme « Vector Equilibrium ».

Jamie : C’est un de mes titres préférés à jouer. Un morceau sans compromis, qui part pour 5 minutes sans que chacun baisse les bras.

ANR : Tu as l’impression que le niveau est encore monté d’un cran ?

Jamie : Oui et c’est volontaire. Dans la carrière de Mass Hysteria on constate qu’après un album un peu costaud vient un album un peu plus ouvert et ce n’est pas la démarche à suivre. On avait envie d’attaquer un peu plus, d’être un peu plus lourd et un peu plus énervé. Je ne dis pas qu’on fait du Black Metal non plus (rires). On n’a pas grandi dans les montagnes de Bergen et Mouss qui chante du coregrind je crois que ça ne le ferait pas (rires)

ANR : Toujours avec une note d’électro ?

Jamie : On ne pourra jamais l’enlever au groupe, c’est une de ses marques de fabrique. Y’a des machines, de l’électro, des instruments auxquels on ne s’attend pas. C’est notre identité.

ANR : Fred a maintenant acquis une forte expérience en tant que producteur, en travaillant avec des groupes comme Ultra Vomit ou No One Is Innocent. Comment évalues-tu l’apport de cette expérience et de ce regard de producteur ?

Jamie : Il apprend des erreurs et des réussites des autres groupes. Son travail est impeccable, il a une touche reconnaissable quand il produit. Il connait Mass et sait comment faire sonner le groupe.

ANR : Vous êtes au Download en exclusivité, mais y aura-t-il des morceaux en exclu ce soir ?

Jamie : Non, il y a encore des trucs à fignoler avant de jouer les nouveaux morceaux. On voit plus ça comme la fin du cycle de « Matière Noire », et de « L’Armée des ombres » car il y aura un clin d’œil.

ANR : Lors de la première édition du Download Mass Hysteria était programmé à 15h, tout comme Gojira et Lofofora et Mouss avait râlé en disant que ce n’était pas normal pour un festival en France de programmer des groupes français aussi tôt. Là c’est une belle revanche.

Jamie : Oui et c’est justifié ! Je ne sais pas si l’ouvrir a fonctionné, mais les fans français ont le droit de voir leurs groupes sur de belles scènes à de bons horaires.

ANR : Tu peux nous parler de la réaction du groupe quand vous avez reçu un disque d’or pour « la Contraddiction » 19 ans après sa sortie.

Jamie : Il y a eu la petite larme ! Il a été remis par Didier Varrod, le président du label à l’époque, son speech était très beau. C’était un beau moment, une manière de récompenser 25 ans de travail.

ANR : Peu de temps avant cette récompense, Raphaël, Fred et Mouss disaient en interview que Mass Hysteria ne serait jamais un groupe à disque d’or.

Jamie : C’est toujours quand on ne s’y attend pas que les choses arrivent. D’ailleurs notre DVD de l’Olympia est devenu DVD d’or, et je pense que ça n’arrive pas souvent à des groupes français.

ANR : Le succès du groupe s’explique en partie par la scène. Mass Hysteria a fait tous les festivals, toutes les scènes avec des shows marquants. A grands coups de wall of death, de descentes en fosse, le groupe a su séduire un public toujours plus large.

Jamie : Quand on joue sur scène il est important pour nous que le public s’en souvienne. Il faut que ce soit mémorable. Plus c’est gros, plus il faut en donner tout en continuant de créer du lien avec les personnes. Les gens sont là pour ça, et si nous sommes là c’est parce que eux sont là.

 

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