Interview du groupe FOREST IN BLOOD

dimanche/28/10/2018
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Art’N Roll : Le grand retour pour les vingt ans de Forest In Blood. Hormis le fait de vouloir marquer le coup, est-ce qu’il y a eu un élément déclencheur pour cette reformation ?

Nech : On nous a invité à jouer au Superbowl of Hardcore Festival à Rennes et on a eu un super retour donc ça nous a reboosté et on était tous d’accord qu’on avait envie de refaire de la musique donc quitte à refaire de la musique ensemble autant relancer un vrai truc et voilà comment c’est reparti.

 

ANR : Pour cette reformation, vous avez intégré un jeune chômeur de la scène metal française du nom de Pierre Acedo, comment s’est fait ce choix ?

Barth : Ça fait longtemps que l’on se connait, c’est quelqu’un qui écrit beaucoup et moi aussi, du coup ça nous permet de se confronter et ça amène un petit vent de fraicheur. On est vraiment super contents de l’avoir, il joue super bien, il a pleins d’idées et toujours bienveillant.

 

ANR : Vous revenez avec quelques années de plus, est ce que vous avez toujours cette fougue que quand vous aviez vingt ans ?  

Nech : Certes, on vieillit mais on a toujours 20 ans, on a juste plus de cheveux, des gros bides et mal au dos mais la fougue est toujours là. (Rires)

 

ANR : Et vos femmes, elles n’ont pas râlé ?

Jen (femme de Nech) : On n’a pas eu trop le choix !

 

ANR : L’album va s’appeler « Pirates » qui donne le ton concernant le thème de l’album, pourquoi ce thème plus qu’un autre ?

Barth : Liberté et Egalité sont les mots d’ordres de la piraterie et les pirates sont le premier contre pouvoir qui a existé en Europe, avec une société égalitaire, violente mais avec beaucoup de codes et c’est un peu ce que l’on retrouve aujourd’hui. C’est un peu l’essence même de ce que ‘l’on pense. Après il y a des éléments forts comme par exemple le fait qu’Elie soit descendant d’esclave, sa famille a été transbahuté par ces corsaires et les pirates les ont souvent libérés donc il y a tout un coté de libération et de vivre la vie à 100% donc on est partis sur ce thème parce que c’était important pour nous.
On a d’abord choisi le concept c’est-à-dire l’idée fondatrice et ensuite on a commencé à écrire, avec des sonorités et des effets qui donnent un peu marin donc ça crée toute la couleur et ensuite Elie a commencé à écrire toute ses paroles. Hervé et moi avons aussi écrit un texte chacun sur une idée de Nech, ce fut un vrai travail d’équipe.
En gros, nous sommes partis sur un univers qui est très très riche et qui nous correspond bien.

 

ANR : Est-ce que cette pause de quelques années a eu une influence sur le son de FIB ?

Nech : On a toujours la même énergie mais on réfléchit différemment. Chacun a eu une expérience musicale autre, du coup ça amène plus d’idées. Je te cache que parfois ça amène à des prises de têtes mais c’est ça le travail familial, on a tous nos idées et on a du mal à en démordre mais finalement on fait tous des compromis et on arrive à sortir un album.
Je dirais presque que c’est l’album de la maturité. (Rires)

 

ANR : Question bête mais question quand même, vous êtes fiers du résultat ?

Barth :  Oui, on est super contents du résultat. On a fait un beau travail.

 Nech : Franchement, oui ! En plus, on l’a fait en mode express car on était bornés à le faire au plus vite. A la base on était partis sur cinq titres et finalement on part sur 11.

Barth : On l’a fait en deux mois, ensuite il y a eu un mois de vacances, on est revenus de vacances on a tout réécrit car on avait tout oublié.

Nech : J’ai dû refaire les batteries le jour de l’enregistrement.

Barth : En effet, le jour de l’enregistrement quand on a commencé à entendre ce que ça donnait on a décidé de changer un peu. Jusqu’au jour de l’enregistrement on n’était pas surs de ce qu’on allait faire.

 

ANR :  Donc vous êtes arrivés en studio et vous avez tout recommencé ?

Nech : A peu près, Francis est très exigeant et moi je revenais d’un mois de vacances au Brésil et j’avais trois jours pour faire les batteries. Pas eu le temps de chômer. Donc, obligé de jouer le plus appliqué possible avec une frappe constante ce qui n’est pas évident quand tu n’as pas joué depuis un mois. Mais on a tous assez d’expérience pour être efficace. Ça a été un beau bordel car faut le dire, on est des beaux branleurs et qu’on n’aime pas trop se prendre au sérieux du coup on travaille sérieusement sans se prendre la tête.

Barth : Ce qui est très agréable c’est que Francis t’aide à monter ton projet, il est force de proposition, c’est un vrai arrangeur. C’est vraiment super sympa de bosser avec lui. C’est pour toutes ces raisons que nous sommes allés le voir d’ailleurs. Et après faut le dire, il n’y en a pas beaucoup qui sont aussi bons que lui.

On est aussi allés chez Andrew de Hybreed Studio pour faire quelques prises dont la basse, quelques chants et quelques guitares. Andrew avait fait une partie du dernier album de The Arrs, il est vraiment très sympa aussi et ça s’est super bien passé mais le son final c’est Francis.

 

ANR : Question concernant une reprise dont je n’ai eu l’autorisation de révéler ni le titre ni la personne qui fera le featuring et qui sortira en Février 2019. Moi je sais mais pas le droit de la dire.

Un indice que j’ai eu le droit de révéler : Ça va vous faire plaisir de le retrouver

 Affaire à suivre donc …

 

ANR : Y’a-t-il d’autres surprises dont on peut parler sur l’album ?

Barth : Il y a un morceau acoustique avec du chant de Elie, Nech et Pierre.

Nech : On s’est dit que quitte à faire un album sur le thème de la piraterie autant essayer de surprendre les gens et montrer que l’on a évolué musicalement et que nous sommes capables de faire un truc comme ça.

 

ANR : Vous avez décidé de faire un album concept avec une ligne directrice, comment allez-vous faire pour la setlist durant les concerts ?

Barth : Il y a quelques morceaux imposés qu’on va être obligés de jouer mais on va essayer de transcrire l’ambiance dans la scénographie, dans les ambiances etc. …

Nech : Peut-être réarranger certaines parties sur les vieux morceaux et faire sonner un peu différemment. Mais on sait qu’on a des classiques que nous sommes obligés de jouer pour pas décevoir nos fans.

Barth : Nous sommes justement en train de monter le set du 29 en ce moment.

 

ANR : On va avoir le droit à des clips ?

Barth : Tout à fait, c’est Alek qui va s’en occuper, il a déjà fait des clips de The Arrs. Il y aura un clip un peu plus conceptuel que l’autre. On va essayer de surprendre sur un des titres, on va le tourner dans un pub qui ouvre spécialement pour nous. Et l’autre clip sera un peu plus traditionnel où on joue dans un hangar avec des plans sympas.

 

ANR : Parlons un peu des projets de tournée, à l’époque vous aviez ouverts la route au pays de l’est pour les groupes de metal, allez-vous y retourner ?

Barth : Bien sûr ! Après c’est que le début, ça fait longtemps que l’on n’a pas joué donc faut relancer la machine mais je suis confiant, on commence déjà à être sollicités, on voit les polonais qui commencent à s’exciter donc on le sait que ça va repartir. On est déjà attendus à Londres une fois que l’album sera sorti. On va essayer d’avoir des tournées qui seront bien compactes pour aussi avoir du temps avec nos familles.

 

ANR : La question que l’on s’est tous posés à un moment ou à un autre depuis l’annonce de cette reformation. Retour éphémère ou pour du long terme ?

Barth : Tant qu’on a envie on va continuer et pour l’instant j’ai envie et c’est le cas de tous le groupe.

 

ANR : Le mot de la fin ?

Nech : Bisous

Barth : Re-bisous

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