Interview du groupe Black Bomb A

vendredi/31/08/2018
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Art N Roll : Comme vous sentez vous après votre show au Hellfest ? (Ndlr, le groupe vient de sortir de la mainstage)

Génial ! C’est la branlée mec, tout le monde sourit, toute la foule qu’il y avait c’était vraiment génial !

 

ANR : Comment préparez-vous votre show pour un festival comme le Hellfest ?

On répète et on casse des bouches ! Mais après, c’est vrai qu’on a que 30 minutes donc on doit envoyer. On choisit les morceaux qui percutent le plus. Il faut que ce soit « BIM », efficace, il faut que ça marque. On n’est pas là pour enfiler des perles.

 

ANR : Votre dernier album « Comfortable hate » est sorti en 2015 et le live en 2016. Comment ont été les retours sur ces 2 sorties ?

C’est plutôt cool je pense. Avec BBA, on est toujours installé mais c’est vrai que là, on s’est un petit peu calmé pour pouvoir composer sur le nouvel album. Donc effectivement, on a fait une pause, on a moins été dans la vision et plus dans notre studio à bosser sur le truc et faire une bonne pause. On a pu bosser sur un truc vraiment carton. C’est la première fois qu’on prend le temps de faire une pré-prod et tout. On a été sérieux cette fois !

Jusqu’à présent, on a été que des gros punks, à le faire un petit peu comme ça marche, à l’arrache. Et là, avec les années, on s’est dit tiens, on va essayer de faire autrement. Et ce n’est pas dégueulasse ! du coup, on arrive un peu plus sûr en studio, avec des maquettes cette fois.

 

ANR : Il y a-t-il des groupes que vous voulez voir ce weekend ?

Body Count ! Ça va être la guerre, la grosse guerre !

Exhorder demain aussi et il y a Dalek que j’aimerais bien aller voir. Mais il y a plein d’autre truc à voir, on va aller au fil du truc, en fonction du temps et de l’espace.

 

ANR : Vous avez récemment sorti un premier extrait de votre futur album, le très court et explosif « wake up ». Comment sont les premiers retours sur celui-ci ?

Ben c’est tout jeune donc les retours, pour l’instant, c’est surtout les vues et les commentaires sur Youtube. On a maté quelques commentaires même si je n’aime pas trop et ça a été super positif par rapport à l’ambiance générale, même s’il y a toujours du pour et du contre. Mais là, c’est un retour général presque unanime. On était vraiment content !

 

ANR : Concernant le futur album éponyme à paraitre en octobre 2018, comment c’est passer la création de cet album ?

Alors là, l’album est enregistré et il passe au mix le mois prochain. On en a pour 15 jours et après, on aura le bébé entre les mains. Et on est super impatient parce que là, on a les mises à plat et on est en train de fabuler ! On est déjà très contents de ces mises à plat qui ont un son de ouf. On a bossé avec Stéphane Buriez pour les chants et les guitares et avec Francis Caste au studio Sainte Marthe pour les basses et les batteries.

On a séparé les enregistrements pour plus de confort. On avait envie de travailler au niveau du chant avec Bubu parce qu’on se connait depuis des années et on avait déjà fait des albums ensemble. Mais on n’avait jamais travaillé avec Caste. C’était une nouveauté en fait pour nous et c’était une très belle surprise. Il est génial et humainement adorable. Et c’est un putain de producteur avec une super oreille ! Il a fait des albums que nous on écoute comme Hangman’s Chair, Bukowski, les Butcher Rodeo, etc. C’est un putain de bonhomme, vraiment !

 


ANR : Pourquoi faire un éponyme avec ce 7ème album ?

Alors, on ne va pas te dire « parce qu’on n’a pas trouvé de nom », mais on s’est dit voilà, c’est cet album et pourquoi pas ?  Alors il est là, avec juste le logo et bam dans ta gueule. Ça fait plus de 20 ans qu’on est là et on voulait revenir en force avec un album auquel on croit, où il y a vraiment un truc super intense. Certains fans vont se dire qu’on est revenu à un truc du début, peut-être. Mais je pense qu’il y a effectivement cette énergie du début qui est présente.

On est super impatient que les gens écoutent ça.

 

ANR : Vous avez toujours alterné les passages en voix clairs, HxC et death. Comment vous répartissez-vous les parties chants ?

C’est assez instinctif quand on compose en fait. Avec le respect de laisser la place à l’autre. On se dit des fois « tiens, Arno se place là, ou Poun ici » et puis finalement on laisse la place à l’autre quand on prend trop de place et si ça passe mieux. On essaye de trouver un équilibre qui soit vraiment percutant. On essaye vraiment que chacun en ai vraiment pour son compte et pas qu’il y en ai un qui prenne le dessus sur l’autre. Mais toujours pour servir le morceau. On ne compte pas les syllabes, quand ça marche, c’est bon pour nous.

 

ANR : Il y a-t-il quelque chose que vous n’avez pas encore fait avec le groupe que vous aimeriez faire ?

Je ne vois pas honnêtement. On a toujours laissé faire les choses justement. On verra, ce sera au feeling car on ne calcule rien en fait. Musicalement, on a déjà fait des morceaux acoustiques parce qu’on avait envie et des trucs comme ça. Mais non, ce n’est vraiment pas calculé. On pourrait faire du zouk ! (Rires)

On se fait avant tout plaisir à nous et on espère que ça plaira aux fans et voilà.

 

ANR : Quel est votre souvenir de tournée le plus dingue ?

Le souvenir le plus dingue, c’est quand on a rencontré the Exploited la première fois. On est arrivé sur un festoche et il y a un anglais qui vient nous interpeller et nous demande « je peux vous prendre en photo ? ». On venait juste d’arriver, la gueule dans le cul après je ne sais pas combien d’heures de trajet. On fait ok, c’était dans le catering tout ça. Et il y a Sam (guitare) qui fait « heu les gars, je crois que c’est le batteur d’Exploited… ». En fait, les mecs aiment bien ce qu’on fait et nous, on est super fans d’eux aussi. On a halluciné ! Et depuis, on est devenu potes avec tous les membres et on a joué plusieurs fois ensemble. C’est une belle histoire parmi tant d’autres !

 

ANR : Il y a-t-il une autre activité artistique (ou autre) que vous pratiquez en dehors du groupe ?

Il y en a ! Hervé (batterie) joue également dans Loudblast et a aussi d’autres projets dont il ne faut pas encore parler maintenant.

Poun a le Bal des enragés aussi et moi (Arno) j’ai relancé No flag. En fait, notre priorité va à BBA parce que c’est nous. Et après, on se fait plaisir quand on peut le faire et qu’on en a le temps.

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