Interview du groupe APOFENIA

lundi/05/02/2018
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Art N Roll a pu envoyer des questions à Abril Garraza Palmero, Florencia Anabelle Escudero et Melina Gisselle Escudero du groupe APOFENIA, voici leurs réponses.

 

Art’N’Roll : Pour nos lecteurs ne vous connaissant pas encore, je vous propose de nous présenter votre formation…

APOFENIA : Salut Art’N’Roll, première chose : nous voulons vous remercier pour cette Interview. Nous sommes un groupe de Death Metal Old School de San Luis, en Argentine, composé d’Abril (19 ans) à la basse et au chant, et les sœurs jumelles Florencia (20 ans) à la batterie et Gisselle (20 ans) à la guitare. Le groupe s’est formé au milieu de l’année 2015, et a officiellement débuté le 16 janvier 2016. Notre première démo s’intitulait « Peste » et est sortie le 10 juillet 2016 avec une autre chanteuse et une guitariste en plus ; notre deuxième démo, « Pestilence », est sortie le 29 juin 2017 avec la formation actuelle.

 

ANR : C’est un nom original qui sonne bien… cela veut dire quoi ?

APOFENIA : « Apofenia » est « Apophenia », la perception de connections avec des choses qui n’ont pas de sens.

 

ANR : Est-ce que le choix d’un nom de groupe qui finit par la première lettre de l’alphabet est volontaire quand on est des filles ?

APOFENIA : Ha ha ! Pas question, pure coïncidence.

 

ANR : Quelles sont les influences musicales d’APOFENIA ?

APOFENIA : Notre plus grosse influence est l’ensemble du Death Metal Suédois du début des années 1990, avec ce son à la tronçonneuse. Sinon, nous aimons tout le Thrash et le Death du Monde entier. Les groupes que nous préférons sont : Nihilist (Entombed), Autopsy, Obituary, Dismember, Sepultura, Grave, Cancer, Unleashed, Asphyx, etc…

 

ANR : Justement, est-ce que le titre de votre deuxième démo, « Pestilence », est un clin d’œil au chanteur d’Asphyx, qui était auparavant celui de Pestilence, le groupe (NDA : le débonnaire géant Hollandais Martin van Drunen, dont les filles sont vraisemblablement dingues) ?

APOFENIA : Non, en plus, cette démo lorgne plus du côté de la Suède que des Pays-Bas.

 

ANR : La couverture de ce deuxième effort est un dessin. Est-ce un dessin de Melina Gisselle, dont j’ai observé que c’était le Hobby ?

APOFENIA : Bien vu, elle a dessiné les couvertures de nos deux démos. Mais nous dessinons et peignons toutes, ha ha ha ! Nous avons pour habitude de peindre nous-mêmes les dessins de nos t-shirts.

 

ANR : Vous êtes un très jeune groupe : quels seraient les meilleurs moments d’APOFENIA  en deux ans et demi d’existence ?

APOFENIA : Notre fondation officielle (16 janvier 2016) ; la sortie de « Peste » (10 juillet 2016) ; notre première date à Buenos Aires (16 juillet 2016) ; notre passage au Criminal Metal Camp (8 décembre 2016) ; la sortie de « Pestilence » (9 juin 2017) ; et la première partie de Nervosa (29 octobre 2017).

 

ANR : Pouvez-vous nous parler de votre scène locale : est-ce que le nom « la Vieja escuela » peut la décrire ?

APOFENIA : Nous vivons en Province, là où le Metal extrême n’existe pas. Mais, à Buenos Aires, la capitale de l’Argentine, s’est développée une grosse scène, avec beaucoup de jeunes groupes de Death Metal Old School, tels Narcolepsia ou Morte. Et oui, l’appellation « la Vieja escuela » est correct !

 

ANR : Art’N’Roll  aime les festivals Metal … Surtout le Hellfest et le Motocultor en France… Pouvez-vous nous présenter le Criminal Metal Camp ?

APOFENIA : Bien sûr ! Le Criminal Metal Camp est le meilleur festival de Metal extrême d’Argentine, où se produisent des groupes provenant de plusieurs pays d’Amérique du Sud. Nous y avons joué lors de la deuxième édition, en 2016, c’était vraiment fabuleux pour nous.

 

ANR : Sur les photos de ce Fest, on est frappé par la jeunesse des protagonistes ainsi que par leur ferveur et leur rigueur, tant dans le respect du Dress Code à l’ancienne, que dans l’observance des rituels, comme par exemple le Circle Pit… En Europe et aux USA, la mentalité « Old School » est également très forte ces temps-ci au sein de la jeunesse Metal… Pensez-vous que le Thrash et le Death Old School représentent le futur du Metal en Amérique du Sud ?

APOFENIA : Peut-être… Une nouvelle vague de Thrash et de Death Metal Old School est en train d’émerger. A Buenos Aires, il y a beaucoup de jeunes gens habillés comme cela, avec des Baskets blanches montantes, des patchs sur le short ou le Jean, c’est tellement agréable de ressentir cette influence Old School !

 

ANR : D’ailleurs, les slogans constituent une autre coutume propre à la scène Thrash / Death depuis 1983 et la scène de la Bay Area de San Francisco (« Bang that head that doesn’t bang », « Metal up your ass », etc…). J’ai cru lire que le slogan de votre scène, « la Vieja escuela », serait celui-ci : « Old school ’till death »… Ce qui est assurément un très bon slogan… D’où vient-il ? Est-ce un clin d’œil à un autre groupe légendaire de Death Metal dont vous vous réclamez (NDA : « Till Death » d’Obituary en 1989) ?

APOFENIA : Ha ha ha ! Nous disons cela parce que nous voyons les autres écrire « Metal ‘till Death », notamment sur Internet, et que nous nous sommes dit pourquoi pas nous revendiquer « Old School « till Death » ?

 

ANR : Visiblement, les trois de NERVOSA vous soutiennent : sont-ce comme des grandes sœurs pour vous ?

APOFENIA : Si tu veux le dire, pourquoi pas ha ha ha ! Ce sont des personnes très gentilles et très attentionnées, et ce sont également de très bonnes musiciennes, avec beaucoup d’attitude. Elles méritent tout ce qu’elles ont, et bien plus encore. Elles portent des t-shirts avec le logo APOFENIA, et nous leur sommes très reconnaissantes pour ce geste envers notre modeste formation. Par ailleurs, nous gardons le contact à travers les réseaux sociaux avec Fernanda (NDA : Lira, la Bassiste-chanteuse) et Luana (NDA : Dameto, la batteuse).

 

ANR : A ce propos, êtes-vous en contact avec d’autres formations Sud-Américaines ?

APOFENIA : Oui, bien sûr ! Spécialement en Argentine, nous sommes amies avec plein de groupes, certains nous écrivent afin de nous proposer des projets de splits…

 

ANR : Avez-vous des fans en dehors de l’Argentine ?

APOFENIA : Nous pensons que nous n’en avons pas, mais nous avons constaté que des étrangers s’intéressent de plus en plus à notre musique, et nous en font part sur les réseaux sociaux.

 

ANR : Quels sont vos projets en cours et vos ambitions ?

APOFENIA : Nous sommes en train d’écrire de nouveaux morceaux, car nous voudrions sortir notre premier album, et être en mesure de  pouvoir le jouer en dehors de notre pays.

 

ANR : Une dernière interrogation : voyez-vous l’Argentine gagner la Coupe du Monde de Football 2018 ? Moi, je le pense pour la France…

 

APOFENIA : Nous espérons la même chose pour l’Argentine, ça serait cool ha ha ha !

ANR : Merci beaucoup APOFENIA.

APOFENIA : Merci beaucoup Art’N’Roll.

 https://www.facebook.com/ApofeniAsl/

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