HOT on the rocks!

Interview avec Greg du groupe Bare Teeth

vendredi/31/08/2018
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Art’N Roll : On vous laissait au printemps dernier quelques jours après la sortie de votre EP « First The Town Then The World », comment ça va depuis ?

Greg : Ça va super bien, on a eu une actualité très riche depuis la sortie de l’EP. On a tourné en France, en Angleterre, en Belgique, au Pays bas, en Allemagne ainsi qu’en Italie.
Et en avril dernier on a tourné au Japon et en Chine.
Pour des raisons que l’on ignore on a plus de mal à tourner en France donc petit message au tourneur, si vous êtes susceptibles d’être intéressés par faire tourner un groupe de punk rock, n’hésitez pas à nous contacter.

 

ANR : C’est marrant que tu parles du fait que vous ne tourniez pas beaucoup en France car justement je parlais avec des copains Lillois juste avant de faire, je leur ai parlé de vous mais ils m’ont dit qu’ils ne vous connaissaient pas, je trouve ça assez bizarre, comment l’expliques-tu ?

Greg : Il y plusieurs choses, déjà, nous sommes un groupe de punk rock qui est un genre musical qui n’a pas nécessairement le vent en poupe ces derniers temps et qui n’est pas aussi populaire que le metal ou bien le hardcore. Peut-être que nous n’avons pas su mettre les bonnes choses en place aussi. Cela étant dit, on a quand même fait des belles dates à Lille en ouvrant pour Tagada Jones et les Ramoneurs de Menhirs au Splendide, le show était sold out , le public est resté pendant notre show donc c’est plutôt bon signe mais derrière les opportunités ne se sont pas forcément présentées. Donc on fait quand même des shows qualitatifs mais on n’arrive pas encore à mettre en place le plan de développement pour la France.

 

ANR : Enfin, tous les groupes français ne peuvent pas se targuer d’avoir tourné en Chine et au Japon, d’où est venue cette opportunité ?

Greg : J’ai un très bon réseau au Japon puisque j’y suis allé plusieurs fois, j’avais déjà tourné là-bas par le passé avec mon ancien groupe mais aussi en solo en acoustique. Sur la Chine c’est un peu différent car on ne peut pas travailler en Chine si on ne connait pas quelqu’un là-bas. Donc on a une structure de management en Chine qui s’appelle « Music Dish » qui est opérée par une personne qui a grandi au Canada et qui a la chance de parler français, anglais et chinois, il est basé à pleins temps à Pékin. On a même des opportunités pour y retourner afin de jouer dans un festival (il jouait dans ce festival il y a quelques jours justement).

 

ANR : Comment vous financez ces déplacements ?

Greg : On finance ces voyages dans leur intégralité, autant te dire qu’on a plus trop d’économies (rires)

 

ANR : L’EP c’était déjà il y a un an, vous avez quand même fait une belle tournée, quels sont vos projets ?

 Greg : Actuellement on prépare un split à quatre groupes qui devrait normalement sortir en mars 2019. Il y aura un groupe australien, un groupe japonais et un groupe canadien qui seront de la partie avec nous. L’idée c’est de faire jouer les synergies entre les différents labels, les différents public et les différentes scènes et surtout aussi de faire découvrir des groupes et d’amener de la nouveauté. C’est aussi un bon moyen de patienter en attendant le prochain album. Nous sommes en cours de composition mais pour tout un tas de raison ça prend du retard, mais d’un autre coté on ne se met pas la pression car nous ne nous sommes pas fixés d’objectif de sortie.

 

ANR : Tu viens de parler d’album, il s’agira bien d’un album et pas d’un EP ?

Greg : Tout à fait, ça sera un album. Tu as l’exclu !

 

ANR : Et donc, comment se passe la composition ?

Greg : Sur le dernier EP « First The Town Then The World” les compos venaient principalement de moi et ensuite réarrangées par le groupe. Mais là, nous sommes dans un mode de fonctionnement un peu différent où la composition est plus collective. Titouan le guitariste apporte beaucoup d’idées ainsi que de Tom le bassiste.

La différence aussi vient du fait qu’avant j’étais le seul à écrire des paroles alors que là, les deux acolytes s’y collent aussi donc ça sera un travail plus collectif pour l’album à venir. Je pense que sur l’album il y aura une touche Trash beaucoup plus marquée qu’avant. On va rester sur un punk rock/ punk hardcore assez mélodique mais dans les rythmiques on sera surement plus speed, on va mettre des bonnes tartines de doubles croches.

 

ANR : Vous allez nous parler de quoi sur cet album, vous avez déjà une idée ?

Greg : J’ai déjà essayé de me coller sur l’écriture de paroles politiques ou revendicatives mais j’ai trouvé que ça ne le faisait pas. J’écris principalement sur mon expérience personnelle, de la vie de tournée, la vie du groupe et des expériences musicales qui sont avant tout des expériences humaines. Mais là, comme l’écriture va être plus collective, dans le sens ou on sera trois à signer les paroles et que la musique va être un peu plus vénère, je pense que les paroles suivront car il y a tout de même un contexte politique et social qui est plutôt propice à l’inspiration.

 

ANR : Est-ce que tu as d’autres activités artistiques que Bare Teeth ?

 Greg : Je travaille sur d’autres projets musicaux qui ne sont pas spécialement prioritaires. A côté de ça j’édite « Distrolution », nous sommes à la fois un webzine et on propose aussi des services pour les groupes qui vont du rock au metal extrême qui n’ont pas la possibilité de travailler avec des grosses structures et on leur fourni des services tels que relations presse internationale, du merch printing, duplication CD / vinyles / cassette à des tarifs compétitifs, on est aussi en train de développer une activité de location de van et backline qui sera une offre plus à destination des groupes extra européens.

 

ANR : Pour finir, ton welsh tu le manges avec du pain de campagne ou pain de mie ?

Greg : Non mais évidemment que c’est avec du pain de campagne, il faut du pain brun pour que ça tienne un minimum sinon c’est des coups à se retrouver avec une soupe au fond du welsh et ça ne se fait pas. Faire avec du pain de mie relève du crime !

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