Interview avec Fab de Reverse the Rules

vendredi/20/10/2017
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ANR : Vous venez de sortir votre second EP…

Fab : Non, en fait  il n’est pas encore sorti, on a eu quelques galères avec la distribution numérique mais il arrive très très vite!

ANR : Vous avez déjà eu des retours dessus ?

Fab : Oui, on a eu quelques retours dessus, des chroniques, le tout plutôt positif.

ANR : Pourquoi avoir sorti un EP et non pas un album?

Fab : Car on préfère sortir plusieurs EP…

ASK : Oui!… Genre un tous les…. (Rires)

Fab : Oui, on s’est un peu laissé aller avec le premier, on a aussi pas mal tourné. Le second on a pris notre temps, il y a eu pas mal d’évènements, Mike est parti dans The Arrs, donc tu vois, pour bosser c’est un peu compliqué. Mais là, le troisième est déjà presque prêt.

ASK : Putain, déjà?  (Rires)

Fab : Ouais déjà!… Donc on va changer de rythme, histoire de pouvoir envoyer, d’en sortir plus régulièrement. Après on a prévu de faire des splits avec des groupes avec qui l’on s’entend bien.

ANR : Comment s’est déroulé l’enregistrement de cet EP et la façon de bosser dessus, avec qui…?

FAB : On a bossé l’enregistrement ici: à domicile à Versailles…

ASK : Ici, au bar????

FAB : Non, presque! (Rires) En fait on a une école de musique à côté, c’est des potes à nous, ils ont des supers locaux, il y a tout à disposition. Pour les prises batterie on a tout fait là-bas. Pour tout ce qui est guitare, basse, voix on l’a fait chez Matt, notre ingé-son, il a son home studio. Comme pour le premier, on a fait toutes les prises de son ensuite le mix on a tout fait avec Stéphane Buriez et le mastering avec Matt.

ANR : En quelques mots, quels sont les sujets abordés dans vos chansons ?

Fab : Tout ce que l’on vit en général, tout ce dont on est confronté dans la vie, tout ce que l’on aime bien : la fête, les filles…

ASK : Ah ouais, vous aimez ça vous? (Rires)

Fab : Ouais! Le Rock’N Roll!!! Voilà, les choses de la vie quoi. Après, on ne veut pas se lancer dans certains sujets : la politique, tout ça, ça ne nous intéresse pas, clairement. Donc on parle de ce que l’on connait, de ce que l’on vit, au moins on peut en parler correctement!

ANR : On sent bien votre influence gros HxC des anciens groupes. Vous écoutez d’autres choses pour vous inspirer  ou pas? Perso, je trouve que c’est un parfait mélange entre Madball et Agnostic Front.

Fab : Bah ouais, c’est la base. Après, on a beaucoup de mal avec les trucs d’aujourd’hui, on ne va pas se mentir. Les sons d’aujourd’hui, bah…. Même si moi je suis friand de découvertes, je suis toute la journée sur le net à découvrir plein de groupes y a des trucs géniaux mais…. Les tendances du moment, tout ce qui est metalcore tout ça, machin… C’est pas possible.

ASK : Putain, tu m’étonnes….

Fab : Après nous on a grandi avec Biohazard, voilà on a grandi avec des trucs à l’ancienne, et au final c’est notre référence, parce que bon, on arrive à quarante balais… Et il n’y a que là-dedans que l’on se retrouve. Donc on essaie avec ces influences-là d’avoir un truc avec un son d’aujourd’hui, on essaie d’avoir le juste milieu.

ASK : Histoire de faire perdurer un peu les trucs old-school qui pètent bien à la gueule !

Fab : Ah bah un trip old-school ça marche toujours, ça rempli toujours les salles.

ASK : A Partir du moment où c’est bon, y a pas de secret.

FAB : Y a des groupes, dans 15 ans, ils rempliront toujours les mêmes salles.

ASK : Les petits groupes IN de maintenant, ils remplissent une fois et tu n’en entends plus parler après.

FAB : Voilà, c’est ça…

ANR : Il y a une sale image qui vous colle à la peau, t’as quelque chose à dire là-dessus ?

FAB : Bah ouais… y a une sale image qui nous colle à la peau par rapport à des histoires souvent inventées, au passif de certains membres du groupe, après on ne va pas se cacher que, voilà… Y a des gens qui ont étés proche du milieu hooligan, du PSG, tout ça…

Ce qu’on nous colle c’est clairement une image de groupe de fachos, alors que l’on est totalement apolitique, la politique on s’en branle totalement, et qu’on n’a jamais fait aucun rapprochement avec la politique. Maintenant t’as toujours des mecs qui n’ont que ça à foutre de leurs journées, de salir ton image sur internet. Ca nous est déjà arrivé, ça nous arrivera encore, ça fait quinze ans que ça dure, on est habitué. Après j’ai envie de te dire, c’est des gens que l’on ne voit jamais…

ASK : Bizarrement….

FAB : C’est des pseudos, c’est anonymes, mais par contre en vrai, on ne les a jamais rencontré tu vois. C’est des gens qui sont dans une vie virtuelle. Après, comme je dis toujours, si quelqu’un a un problème avec moi, avec quelqu’un du groupe, qu’il vienne nous voir, on boira une binouze, on discutera tranquillement… C’est comme nous coller une image que l’on est un groupe violent, on nous a souvent annulés des dates à cause de ça. On a jamais eu aucune histoire ou quoi que ce soit avec RTR, on est pas un groupe violent, on chante la violence, c’est ça la différence. Et il y a certaines personnes qui ne comprennent pas ça.

ASK : Tout le monde ne peut pas avoir un cerveau hein…

Fab : Bah ouais, c’est ça….

ANR : Comment vous êtes-vous trouvés pour former RTR ?

Fab : En fait Mario était dans Onesta à l’époque, moi je jouais dans Hardside, qui était la moitié d’Onesta, un gros groupe parisien qui a fait son beuz, et beaucoup pour le HxC  en France, à l’époque. Et justement, toutes les histoires que tu viens d’évoquer, ces histoires de merde là, ça a pris des proportions dégénérées, donc au final tout a splité et on s’est dit on tire notre révérence et puis au final Mario il m’a quand même dit « c’est quand même con… On pourrait remonter un truc… » OK, mais dans ce cas-là on remonte un truc entre potes. Vraiment avec des gens que l’on connait depuis toujours et puis voilà. Donc il y avait Mike, que je connaissais d’ici, qui était déjà un bon petit guitariste, il est plus jeune que nous mais on le voyait déjà sur la scène metal et je le croisais dans tous les concerts de HxC parisiens et là je lui ai dit : « Ça te brancherait pas de monter un groupe ? » « Bah ouais OK, je suis partant ! ». Et puis il y avait Cyril, et c’est un pote d’enfance, on habitait ensemble, il m’a dit « Ah bon, vous ne me prenez pas moi comme chanteur ? » (rires), j’ai dit bon, pourquoi pas ! Et l’histoire s’est faite comme ça. Après on s‘est  pris deux/trois créneaux de répète, on a vu que ça fonctionnait tout de suite donc on a gardé le truc direct.

ANR : Même si tu as déjà plus ou moins répondu tout à l’heure, pourquoi autant de temps entre les deux EP ?

Fab : Bah les tournées, la vie de chacun, les évènements de la vie, les gamins font que des fois… Puis il ne faut pas se cacher qu’en France, rare sont les groupes qui vivent de leur musique, donc à un moment il faut faire un choix. Mais là on est reparti sur un mode où l’on va essayer d’enchainer rapidement.

ANR : Tu as également déjà à moitié répondu mais d’où vient cette hargne que l’on retrouve dans vos morceaux ? Parce que putain, ils ont une pêche, on a l’impression que le petit bonhomme il va nous sauter à la gueule quand il chante…

FAB : Bah justement, la hargne, ça revient à l’image que l’on nous donne. Notre haine et notre violence, ou tout ce que l’on peut avoir de mal en nous on essaie de le retranscrire en musique tu vois. Et ça donne un truc énervé, c’est ça qui nous fait plaisir, après on a jamais été fan des groupes euh… un peu gentillet. Dans le HxC en France tu vois, ma référence et pour plein de membres du groupe, c’est Kick Back, qui a toujours eu une image d’un groupe super violent, pour moi c’est juste génialissime musicalement, je crois que c’est en écoutant ce groupe là que je me suis dit qu’il faut que je fasse du HxC tu vois.

ANR : Première date le vendredi 13 octobre, d’autres de prévues ?

Fab : Oui, dans quinze jours à Sens sur un festival. La première c’est donc à Rouen avec The Arrs. Après on commence à avoir des trucs à gauche à droite mais jusqu’au 11 novembre il y aura encore pas mal de date pour The Arrs, donc on laisse la priorité à Mike avec eux car après c’est la fin, normal de le laisser finir la tournée avec eux puisqu’ensuite c’est la fin. De toute façon on s’était engagé à ça aussi, il ne nous a pas pris par surprise. Après ça va venir au fur et à mesure.

ANR : Avez-vous d’autres activités artistiques en dehors de la zik ?

Fab : Moi je suis tatoueur, après les autres ils ont plus des activités sportives.

ANR : En parlant de tattoo, ça a l’air de prendre une bonne grosse place dans votre vie. Un rapport avec la zik ou la zik a un rapport avec le tattoo ?

Fab : Bah les deux sont couplés en fait. Moi j’ai commencé le tattoo par rapport à la zik, en jouant dans les groupes, en faisant des tournées, après c’était mon kiffe, j’allais dans une ville : « Bah vas-y viens, tu me tatoues ? », donc on rencontrait des tatoueurs et c’est comme ça que je suis rentré dans le milieu. C’est grâce à la musique. Et puis vice-versa tu vois, Mario c’est pareil tu vois, on a toujours un peu vécu là-dedans quoi. Moi mon premier tattoo c’était à quinze piges.

ANR : Alors , une question con de la part de Romain qui a chroniqué votre album : Est-ce que vous regardez des films de gladiateurs ?

Fab : Est-ce qu’on regarde des films de gladiateurs ? Non… On regarde plus Conan le barbare !

 

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