Interview du groupe Full Throttle Baby

mardi/02/01/2018
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AnR : Faites-nous une petite présentation de Full Throttle Baby

Julien : On est un groupe de Rock n’ Roll assez « burné » qui existe depuis 2013 dont les membres fondateurs sont Jérémy, le guitariste, Alexis à la basse et Thibaut à la batterie. Moi je les ai rejoint deux ans après et puis dernièrement le petite dernier c’est Max à la 2ème guitare. On a deux EP à notre actif qu’on a sorti en 2013 et 2014 et là on sort notre premier album, Rock n’ Brawl, rock et bagarre.

 

AnR : Donc le titre de l’album se réfère au style (Rock’N Brawl) que vous avez inventé, comment ça vous est venu ce concept ?

Jérémy : C’est le fait de voir les gens devenir aussi fou devant (pour la petite info, brawl veut dire bagarre). Nous avions aussi déjà un sigle et le nom du groupe avant de commencer à faire la musique et on était parti sur cette ligne directrice de faire quelque chose de très simple et qui décoiffe.

Timon : On a toujours voulu faire du gros rock n’ roll vachement punchy, du punk n’ roll mais joyeux. Faire la fête avec les copains et de la bière et aussi la petite bagarre dans la foule… La joyeuse bagarre !

Julien : Et puis sans artifice, c’est enregistré brut de décoffrage, on n’est pas dans les arrangements. On est un groupe qui fait majoritairement du live. Après il faut passer en studio pour se faire représenter mais ce qu’on aime le plus c’est être sur scène, l’énergie que ça dégage et qu’on nous rend.

 

AnR : Du coup vous avez commencé en 2013, fait deux EP. Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous lancer dans la création d’un album ?

Julien : La progression scénique, les retours qu’on a eus sur les concerts qu’on a fait, parce qu’on a gratté vachement. On a fait du club, du squat, on a fait des bornes pour rien des fois. Mais on a toujours eu un retour vachement positif qu’il y ait 5 personnes ou 50 personnes dans la salle. Ça nous a fait progresser techniquement et puis on s’est dit que maintenant on allait arrêter de faire la dînette quoi et qu’on allait vraiment sortir un album. On s’en est donné les moyens chez Francis Caste, qui est un nom assez reconnu maintenant et qui allait nous donner quelques lignes directrices passer un échelon. C’était le moment.

Jérémy : On a vraiment l’impression que les EP, ça ne suffit pas pour être pris au sérieux. Il faut sortir un album.
AnR : En même temps vous avez l’air d’une sacrée bande de déconneurs, ça vous tient vraiment envie à cœur d’être pris plus au sérieux ?

Timon : Pour pouvoir jouer oui.

Jérémy : Oui c’est ça l’idée. On sort un album pour passer à un cap supérieur.
Julien : On fait le grand écart entre l’esprit festif, jouissif, l’échange, et en même temps, calibrer notre musique sur quelque chose de très sérieux. Techniquement on a beaucoup progressé, que ce soit avec nos ingé son, les lights.

 

AnR : Et comment vous composez ?

Jérémy : C’est très simple, on part d’une idée, chacun amène une idée et ensuite on glane dessus.

Julien : Et puis on a une rigueur hebdomadaire. On répète toutes les semaines car on a une chance que d’autres groupes n’ont pas, c’est que Jérémy travaille au Forum de Vauréal donc on y accès assez facilement. Donc pour composer c’est très simple.

Jérémy : Si un riff ça ne marche pas au bout de 15 minutes on lâche l’affaire et on passe à un autre truc.

Timon : C’est spontané, tout le monde a son mot à dire. Faut vraiment que ce soit instinctif. Si tout le monde ne s’entend pas dessus en même temps, c’est pas la peine de continuer. Ça va très vite, c’est une composition très rapide.

Julien : Et puis moi je prends la température en fonction du morceau, du tempo. Et puis ça m’inspire pour les textes, mais généralement tout l’inspire car on est dans un monde très inspirant. En gros c’est collégial et très démocratique.

AnR : Julien, c’est toi qui écris les paroles. Est-ce que tu as voulu faire passer des messages ?

Julien : Oui complètement. Après ces merveilleuses deux dernières années, avec tous les dogmatiques de tous bords, moi j’ai un fort penchant pour la religion quelle qu’elle soit, donc j’ai écrit une chanson qui au fond de mon cœur, parle des attentats où que ce soit, à Barcelone, en Belgique… Y’a des thèmes abordés qui sont sérieux, mais c’est leur musique, leur façon de composer, qui m’inspire. Ce n’est pas sur une chanson de 2 minutes qui tabasse à 2000 à l’heure que je vais pouvoir placer des phrases qui seront peut-être écoutées, entendues, comprises en tant que telles. Avant c’était franchement la déconne, avec beaucoup de chansons sur la bière mais on est en perpétuelle évolution et les demandes qu’on a nous font écrire sur d’autres choses. Moi j’ai envie d’écrire sur d’autres choses que la déconnade.
Jérémy : Et on a fait un gros clin d’œil sur « Lack & Wounds » à notre ancien Lionel qui est parti. La chanson n°6, elle est pour lui.

 

AnR : Donc le 1er EP si je ne me trompe pas, c’était fait maison…

FTB : Oui tout à fait.

 

AnR : Et vous disiez que sur cet album vous avez travaillé avec Francis Caste. Pourquoi l’avoir choisi lui ? Qu’est-ce qu’il vous a apporté concrètement ?

Jérémy : On voulait travailler avec lui parce qu’il avait travaillé avec les Bukowski, et vu que les deux-là (Julien et Timon) sont dans Bukowski. Mais il a aussi masterisé notre 2ème EP et on a adoré ce qu’il a fait dessus. Du coup on s’est dit « On y va » et humainement ça a matché direct, il est super ce mec. On s’est apporté plein de choses.
AnR : Vous sortez chez Hell Prod, c’est vous qui les avez démarché ?

Jérémy : Je les ai démarché, on lui a fait écouter « Coughin’ To Death » et « Beer Hunt ». Il nous a dit envoie moi tout le truc, ça m’intéresse. Et on a signé. Il est très réactif.

Julien: C’est quelqu’un qu’on connaissait pour avoir travaillé avec pour Bukowski et Los Disidentes Del Sucio motel. Déjà humainement ça avait matché au fur et à mesure du concert. On ne savait même pas qu’il avait un label. Ce soir il y a aussi Iron Bastards sur le même label. On s’est dit que c’était cool de les inviter. Ils sont de Strasbourg.

AnR : Pour Hell Prod c’est juste pour cet album ?

Jérémy : Et ben on sait pas. Pour le moment on a signé que pour celui-là. Après on verra ce que ça donne, si on  a d’autres opportunités.

Julien : On est déjà super contents d’avoir cette espèce de fulgurance.

Jérémy : Ca nous apporte beaucoup. On a signé aussi chez Epic Tour. On va faire des tournées. Là, elle essaye de nous trouver des dates en Angleterre et en Irlande. Elle fait beaucoup de développement, c’est super. Sinon il faut se débrouiller tout seuls.

AnR : Donc vous avez sorti le clip de « Coughin’ To Death », comment il s’est monté ce clip?

Jérémy : L’idée du clip, en fait on voulait faire une sorte de clip de rap en gros…

 

AnR : ah oui ! D’où le côté voyou de mecs du 95 ?

FTB : C’est ça !!

Jérémy : On est parti sur cette idée de faire les bad boys

Julien : Genre hardcore américains, gesticulant…
Jérémy : Mais à Cergy…

Timon : Et finir en apothéose comme on sait faire, avec des confettis, une mobylette et une twingo pourrie… [rires]

Julien : Toujours au 14 ème degré, d’ailleurs, on remercie Valentin qui nous a suivis.

 

AnR : Tout à l’heure vous parliez du côté sérieux, mais vous avez un côté second degré dans le clip. C’est vraiment une image de scène que vous vous donnez ou vous êtes comme ça dans la vie de tous les jours ?

Timon : Ah mais on est réellement comme ça. On déconne tout le temps, on se prend pas la tête.

Jérémy : D’ailleurs on va tourner un clip pour la chanson « Snap It » qui va sortir en novembre et on va être au top, on peut pas faire mieux.

AnR : Un petit teaser ?

Timon : Bientôt ! On ne veut pas trop en parler parce que ça gâcherait la surprise. Bon on peut lâcher une info : « le ridicule ne tue pas ». [rires]

https://www.youtube.com/watch?v=rxSK39QQ2lI

AnR : Pour finir, est-ce que vous avez d’autres hobbies artistiques que la musique ?

Julien : La poterie. [rires] Mon oncle était potier, cesse de rigoler !

Timon : Nan on est tous dans la musique…

Julien: Tout pour la musique (NDLR : sur un air fameux des années 80 ! ).

Timon : Ben sinon Julien et moi on a aussi un autre groupe, Bukowski, du coup ça nous prend quand même vachement de temps.

Julien : Mais c’est tant mieux. C’est vrai qu’on a un calendrier assez chargé, je ne sais même pas comment on arrive à bosser à côté, faut bien manger, mais c’est vraiment passionnel quoi. Une semaine sans jouer on s’emmerde.

AnR : Mot de la fin ?

FTB : Merci Art n’ Roll

 

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