Interview avec Adam et Nicolai, batteur et bassiste du groupe Vola

dimanche/13/01/2019
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Art’N Roll : Vous êtes en pleine tournée, comment cela se passe-t-il ?

Adam : Ça se passe plutôt bien, on n’est pas encore trop fatigués mais c’est un rythme assez intense, on s’amuse beaucoup.

ANR : Il vous reste encore deux semaines de tournée, quel est votre meilleur souvenir pour le moment sur cette tournée ?

Adam : Hier était un show très spécial au Pays Bas car l’endroit était magnifique, les gens qui bossaient sur la date étaient adorables et le concert était super. C’est vraiment des moments géniaux quand tout se passe parfaitement bien. Le public était génial et on n’aurait pas pu demander mieux. Quand tu pars cinq à six semaines loin de tes proches, recevoir ce genre d’accueil ça fait chaud au cœur. Ce sont des besoins basiques qui deviennent importants quand tu es en tournée.

 

ANR : « Applause Of A Distant Crowd » est sorti le 12 octobre dernier, êtes-vous contents des premières retombées que vous avez reçues ?

Adam : L’album est sorti en plein milieu de la tournée du coup ça nous permis de recevoir les feedbacks directement de la part des fans et nous sommes vraiment satisfaits de l’accueil qu’ils ont fait à l’album.

 

ANR : Cet album est très différent du précédent, qu’est-ce qui vous a poussé à évoluer musicalement ?

Nicolai : Je pense que c’est le temps qui a fait son travail. Je crois que le précédent album est sorti il y a trois ans et c’est vrai que les gouts évoluent. Il y a aussi cette envie de ne pas vouloir se répéter et faire quelque chose de nouveau. On a fait de la musique que l’on aurait aimé écouter si on ne l’avait pas composée. Et il y a des chances que l’on se renouvelle sur le prochain album.

 

ANR : C’est vrai que vous avez pris plus de temps pour sortir cet album, est ce que cela a eu une incidence sur la façon de composer ?

Nicolai : La composition s’est faite assez rapidement, c’est plus le mix et ce genre de choses qui ont pris du temps. On a écrit l’album en 6 mois, ce qui est plutôt rapide, car l’album précédent ça nous a bien pris 2 à 3 ans. On s’améliore au fur et à mesure des albums. C’est vrai que l’on prend des pauses d’écriture pendant les tournées ou parfois pour rester tout simplement à la maison. On prend moins de temps pour se rassembler et avancer dans l’écriture et surtout on ne vit pas de notre musique. On doit aussi payer les factures en ayant des jobs alimentaires et ça prend du temps.

 

ANR : Et lorsque vous composez, est ce que vous composez la musique ou les paroles en premier ?

Adam : Ce sont toujours les paroles qui sont composées en dernier. On fait la mélodie, ensuite Asger écoute, on jam et il sort des mots et ça lui sert de base d’écriture. Il chante intuitivement sur notre musique et la base des paroles commence ainsi.

 

ANR : Cet album est le premier avec le label Mascot record, que vous ont-ils apportés ?

Nicolai : Ils nous ont simplement aidés à faire cet album et à le sortir en magasin. On ne les a pas encore rencontrés mais ça va se faire durant la tournée. On a hâte de pouvoir mettre des visages sur des noms. Ils nous ont aussi permis d’avoir une deadline et ça nous a bien aidés car ça nous donne une idée de quand on va devoir rendre le travail et ça nous pousse un peu. Avant on prenait notre temps car personne n’attendait et c’est aussi peut-être pour ça que l’on mettait autant de temps à sortir quelque chose.

 

ANR : Vous avez enregistré et mixé l’album comme celui d’avant, pourquoi ne pas avoir choisi de travailler avec une personne extérieure vu que le label vous aurait surement aider à financer quelqu’un ?

Nicolai : Quand tu travailles avec l’extérieur, le temps c’est de l’argent, chaque jour est compté donc à met de la pression pour faire les morceaux dans un temps donné. Si on le fait chez Asger, on peut plus prendre le temps et si on n’est pas contents on recommence.

Il n’y a que pour la batterie où aller dans un studio spécial est important pour l’acoustique car il faut une grande pièce. C’est le seul instrument pour lequel nous sommes allés chez quelqu’un.

De plus, on apprécie tous produire et Asger est vraiment un très bon producteur. Pourquoi aller voir ailleurs et ajouter une personne qui donnera son avis ? Parfois, avoir trop de cuisiniers gâche le plat.

Peut-être qu’un jour nous tenterons l’aventure mais pas de suite.

 

ANR : Je sais qu’en tant que musiciens vous ne prenez pas part dans l’écriture des paroles, mais peut-être pourrez-vous m’éclairer sur ces personnes qu’Asger a créées ?

Nicolai : Asger est très influencé par Steven Wilson. Et je pense que c’est facile de créer quelque chose quand tu imagines une personne et une situation et que tu écris à partir de ça.

Je pense qu’il aime construire des personnages. Cet album est d’ailleurs tourné sur l’extérieur plutôt que sur une introspection personnelle contrairement à Inmazes. Il a trouvé intéressant de prendre le thème des luttes intérieures que l’on peut rencontrer et qu’il rencontre lui-même au quotidien.

 

ANR : Comment aimeriez-vous que cet album soit retenu dans les mémoires ?

Adam : Innovant et unique. Je suis super fier de cet album. Je veux que les gens s’en souviennent comme un voyage émotionnel.

 

ANR : Quels sont les plans de Vola dans les mois à venir.

Adam : On ne peut pas t’en dire plus mais une tournée en février / mars prochain. D’ailleurs, on va rejouer à Paris en tant que support. Et on doit aussi commencer à composer pour sortir un album sans attendre trois ans.

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