Interview avec ACOD lors du Hellfest 2018

samedi/04/08/2018
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Art’N Roll : Pour commencer, présentez moi Acod ?

ACOD : On existe depuis 2006, nous sommes un groupe du sud de la France, on s’apprête à sortir notre quatrième album et nous avons aussi 2 EP à notre actif.

Musicalement, on fait du death metal mélodique, sombre et teinté avec des petites pointes de black metal.

Durant ces années, on a subi une évolution musicale, on était un crossover de pas mal de choses, du trash, du heavy, un peu comme tous les groupes qui se cherchent au début. Ensuite on s’est tournés vers le death metal puis le death metal mélodique et maintenant on va sortir un album de death metal sombre avec un concept, un univers que l’on retrouve au niveau des paroles, de l’artwork, tout est vraiment très lié et complet.

 

ANR : En effet, vous avez beaucoup évolué musicalement, pensez-vous avoir enfin trouvé votre style ?

ACOD : Je pense que nous avons trouvé l’équilibre autant au niveau musical que visuel.

 

ANR : Et donc cet album, s’apprête à sortir en septembre ?

ACOD : Ça devait être ça mais on a avancé la sortie à août donc ça sortira le 24 aout et il va s’appeler « THE DIVINE TRIUMPH».  C’est un album concept avec une plongée dans les abysses du sombre, il y a dix titres liés les uns aux autres. On a mis en avant des orchestrations que l’on n’avait pas forcément à l’époque, on a bossé avec Richard Fixhead un ancien de TANTRUM avec qui ça s’est super bien passé car il a compris notre univers. On a vraiment hâte que l’album sorte.

 

ANR : Tu parles d’album concept avec un univers, parle nous du thème de « THE DIVINE TRIUMPH». ?

ACOD : Auparavant, on lançait dix titres qui ne se ressemblaient pas, qui n’avaient pas de lien entre eux, à part quelques exceptions et on s’est dit qu’après trois albums et deux EP, il était peut-être temps de se faire note propre univers et relier les morceaux entre eux et voilà comment nous sommes arrivés avec cet album concept.

D’ailleurs « Road To Nowhere » qui est déjà sorti montre bien ce nouvel univers que nous avons construit, je pense que ça peut titiller la curiosité des auditeurs et les pousser à écouter tout l’album.

Pour parler un peu plus en détail du synopsis, on a voulu faire une plongée abyssale dans un monde obscur. Il s’agit d’un homme qui voit sa femme mourir à cause d’une maladie, il se retrouve avec sa fille et malheureusement sa fille est aussi touchée par cette maladie et il cherche à la combattre. Il ne trouve pas de remède et va jusqu’ à consulter des shamans mais sans succès, du coup sa fille meurt aussi. Il se retrouve très dépressif, il devient accro aux drogues de synthèses qui jouent sur les souvenirs et décide d’en faire une overdose. L’album commence alors sur ce voyage, est-ce qu’il meurt, est-ce qu’il survit, tout ça, est raconté dans l’album.

 

ANR : Comment s’est passé la composition de l’album ?

ACOD : On fait un gros travail d’équipe pour bosser les compositions. Avant, tout le monde amenait sa pierre à l’édifice et on faisait un medley de tout ça alors que là on a décidé de bosser en commun autant sur l’aspect musical que sur l’aspect visuel, toutes nos décisions sont maintenant prises de façon collective.

 

ANR : Parles moi de cette signature l’an dernier chez Jive Epic/Sony Music Entertainment, à quoi ça les / vous engage ?

ACOD : Pour commencer, ils nous ont apportés un soutien financier car on n’avait pas les moyens d’avoir tout ce qu’on a eu maintenant, c’est-à-dire des clips de qualité, un enregistrement, mix et mastering de qualité. Ils nous permettent d’avoir une meilleure communication donc ils nous ont ouverts pleins de portes, par exemple on n’aurait jamais pu travailler avec Replica Promotions sans eux, pour ceux qui ne savent pas, Replica s’occupe de notre promo et fait un super travail.

Le président de Jive Epic est un fan de metal du coup c’est plus simple de parler avec quelqu ‘un qui s’y connait car en plus d’être fan de metal il est extrêmement pointu, il a de grandes connaissances. Ça fait plaisir de savoir qu’il s’est intéressé à nous. C’est hyper flatteur.

Niveau engagement de notre côté pour le moment on a signé un contrat pour cet album et pour la suite, ça sera peut-être reconductible, on va voir.

 

ANR : Le 22 juin dernier, je découvrais votre nouveau clip et j’ai remarqué qu’en un mois de temps, vous aviez déjà 53 000 vues sur YouTube, c’est énorme ! Qu’en pensez-vous ?

ACOD : Je confirme, le clip a marché à mort. On a eu une campagne de publicité via Replica Promotion qui est un géant de la promo et du coup je pense que ça nous a vraiment aidé. On a quand même halluciné je te le cache pas, en plus on recevait des appels des amis qui était étonnés de la tournure musical que l’on a pris et nous faisait pleins de bon retour sur le clip.

On a bossé avec Igor Omodei pour ce clip mais aussi pour le prochain qui sortira le 17 aout, c’est notre manager Alexandra qui nous l’a proposé et quand on a vu son travail, on a voulu travailler avec lui.

 

ANR : On a presque abordé tous les sujets autour de cet album, parles moi un peu de l’enregistrement de l’album ?

ACOD : Pour l’enregistrement, on a fait appel à un guitariste session qui est un ami. Il s’agit de Matt de Sandragon et Nightmare.

Sinon c’est notre bassiste qui compose la guitare, on avait besoin d’un touché guitariste pour aboutir et vu que c’est un très bon musicien, on a pensé à lui.

Sinon, on a bossé avec Shawter de Dagoba mais ce n’était pas une première, on l’a gardé parce que c’est une équipe qui gagne je pense. C’est vrai que Shawter nous connait bien et ça nous permet de travailler plus vite.

 

ANR : L’avenir d’ACOD est très prometteur vu toutes les bonnes choses qui vous arrivent, quels sont les projets du groupe ?

ACOD : Des dates vont arriver, plutôt pour le début d’année prochaine mais pour le moment rien est encore sûr donc je ne veux pas trop m’avancer. Mais il y a pleins de choses pour le futur.

 

ANR : Un mot de la fin ?

ACOD : Longue vie à Art’N Roll, merci aux gens qui nous suivent et bienvenue aux nouveaux.

N’oubliez pas la sortie le 24 aout de « THE DIVINE TRIUMPH».

 

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