Hellfest vu de chez nous (2)

mardi/12/07/2016
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Vendredi

 

Halestorm

Première prestation au hellfest pour les ricains de Halestorm.
Le groupe, emmené par sa charismatique chanteuse/guitariste Lizzy Hale, est visiblement très heureux d’être là et ça va se sentir tout à long du set. Un chant rauque tout en puissance et d’une précision impressionnante et des musiciens énergiques qui assurent tous leur domaine, le parfait cocktail pour un show de pur rock&roll rempli ras la gueule de hits en puissance. Mention spéciale au batteur qui, pour son solo, nous a sorti les plus grosses baguettes que je n’ai jamais vu en live (c’est à la limite du pied de table et j’exagère à peine).

Grosse ambiance, gros son, un jeu avec le public et une bonne humeur contagieuse pour un excellent show malgré la pluie. A revoir au plus vite !

Mass Hysteria

Malgré une journée assez pluvieuse, le ciel nous offre une belle éclaircie pour accueillir les furieux de Mass Hysteria. Le public est venu en masse (je suis sincèrement désolé pour cette vanne) soutenir le groupe, compacté jusque derrière les buvettes. Pas de doute, la foule leur est entièrement acquise et le groupe lui rend bien avec une prestation sauvage comme à leur habitude.

Yann et Mouss profiteront même d’un petit break pour descendre au milieu de la fosse le temps d’un morceau, protégé tant bien que mal par la sécu de l’énorme circle pit qui ne tardera pas à se former autour d’eux.

La playlist fait la part belle au nouvel album « Matière noire » sans oublier les classiques. L’ambiance sera d’ailleurs très solennelle pendant « l’enfer des dieux » et nous aurons droit à 2 gigantesques walls of death pendant « Plus que du métal » et « Furia ».

Assurément une des grosses claques de ce premier jour de fest’.

Photos

Rammstein

A la vue de la foule extrêmement dense qui s’amasse depuis quelques shows devant la mainstage, le doute n’est plus permis : s’il y a autant de monde en ce premier jour de fest’, c’est bien pour accueillir le retour sur scène des Allemands de Rammstein. Le groupe, discret depuis quelques temps, fait son retour en force et confirme une fois de plus son statut de monstre scénique.

Costumes, décors et lightshow hors-normes, scène à plateformes mobiles, le groupe nous livre une setlist en forme de best-of et le public le plus proche des barrières semble ravi de manquer de se faire rôtir vif toutes les 2 minutes.

Car oui, comme à l’habitude, c’est la pyrotechnie qui impressionne, véritable marque de fabrique et pilier central des shows du groupe : guitares lance-flammes (qui n’aurait pas fait tache dans le dernier Mad Max), ceinture d’explosifs, feux d’artifice calé sur la batterie, maltraitance de claviériste, humilié, brûlé et transformé en boule à facettes humaine, ailes brûlantes du chanteur et j’en passe.

Le groupe nous a sorti le grand jeu et quitte la scène en héros, non sans avoir emporté avec lui quelques sourcils au premier rang (sérieusement, il a dû faire chaud devant).

 

Samedi


Undead prophecies

Le bal sera donc ouvert ce samedi matin (trop) tôt par les mystérieux gars de Undead Prophecies. Devant un parterre encore clairsemé et toujours un peu mal réveillé, ces énigmatiques bonhommes nous délivrent un show de Death old school tout en puissance et en précision.

Les musiciens, tous grimés comme la faucheuse (avec faux sur scène d’ailleurs) sont impossibles à identifier avec leurs capuches et leurs masques de Mort, ce qui renforce l’aura sombre du groupe. Mais ils ne tarderont pas à réveiller l’assistance à grands coup de riffs furieux et d’ambiance sombre. Leur son est d’ailleurs très net et précis, ce qui sera assez rare sur les scènes sous chapiteau pour être signalé. Dommage d’avoir programmé un groupe d’une telle qualité aussi tôt car ils auraient amplement mérité de jouer plus haute dans l’affiche. Un groupe à suivre de très près.

Otargos

Juste après Undead Prophecies, c’est au tour des Français de Otargos d’entamer les hostilités.

Accompagné d’une belle déco scénique et face à un parterre déjà plus fourni, le groupe balance son subtil (si ce terme est considéré comme acceptable dans ce style) mélange de Black et de Death tinté d’indus bien comme il faut à la face du public.

Visiblement en véritable mission pour réveiller l’audience, le chanteur harangue la foule pendant tout le show, bien décidé à faire bouger toute les têtes dans l’assistance.

Soutenu par un lightshow épileptique, la puissance du groupe est impressionnante et le groupe n’a aucun mal à justifier sa place sur la scène du festival. Ça cogne dur et ça réveille !

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Loudness

Totale découverte en live pour votre serviteur, c’est au tour de Loudness, vétérans de la scène japonaise, d’investir la mainstage avec leur mélange de Heavy et de Rock bien old school qui n’est pas sans rappeler Van Halen ou Mister Big.

Plus de 35 ans de carrière et au moins autant d’albums au compteur (sans compter les lives).
Les amateurs d’acrobaties du manche en auront d’ailleurs pour leur argent face à la prestation du guitariste Akira Takasaki, impressionnant de technicité, qui en fait des caisses sans jamais desservir l’efficacité des morceaux. Excellente prestation et bonne surprise donc pour ceux qui ne les connaissaient pas forcément.

Disturbed

Après un break de 5 ans, le groupe qui avait annoncé son retour surprise ainsi qu’un nouvel album l’année passée a depuis repris les tournées et passe aujourd’hui par la mainstage du Hellfest sous un ciel clément. Emmené par leur charismatique chanteur David Draiman, déambulant sur la scène tel un monarque devant sa cour, la formation de Chicago va balancer un set en forme de gros best-of de tous leurs albums avec en prime pas moins de 4(!) reprises tout au long du show :
« Sound of silence » (Simon and Garfunkel), « shout at the devil » (Motley crue) en compagnie des membres de Sixx :A.M. (également présent sur mainstage un peu plus tôt) / « Baba O’Riley » (The Who) avec Glenn Hughes et enfin « Killing in the name » (Rage against the machine).
Nous aurons également droit à un énorme circle pit sur « Down with the sickness ».

Concert impressionnant d’un groupe qui n’a rien perdu de sa superbe en live et ce malgré un break de quelques années qu’on peut d’ores et déjà oublier. Disturbed est de retour et frappe toujours aussi juste.

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Dimanche

 

Nightmare

Il est encore tôt ce dimanche matin mais le public se rassemble déjà devant la mainstage pour la première date officielle de Nightmare depuis le départ des frères Jo et David Amore (si on exclut les showcase acoustiques). Ce premier « vrai » concert sera donc le baptême du feu pour la chanteuse Magali Luyten et le batteur Olivier « Piv » Casula, les 2 petits nouveaux qui vont devoir faire leurs preuves au sein de la formation.
Pari réussi pour un Nightmare au sang neuf, en grande forme et visiblement très heureux d’être à nouveau au complet.
Le public leur rend bien et accueille à bras ouverts les vétérans de la scène française.
Le groupe nous gratifie au passage de 2 nouveaux morceaux inédits qui passent très bien l’épreuve du live. Mention spéciale pour l’excellent final en duo vocal avec Kelly « Sundown » Carpenter, invité spécialement pour l’occasion. Un nouvel album est d’ailleurs déjà annoncé pour octobre et promet du lourd si le reste est à la hauteur de ces 2 nouvelles chansons, très efficaces en live.

La sauce à définitivement pris et on se réjouit de ce nouveau coup de jeune pour le groupe.

Ha oui, la meilleure phrase du jour revient à Magali avec son « c’est pas parce que je suis une gonzesse qu’il faut pas me montrer de nichons !!!» suivi, par conséquent et avec enthousiasme, du déballage mammaire demandé par une partie du public féminin présent. Epique ! (Mesdames, je vous aime).

 

Stille volk

Il est toujours surprenant de voir l’énorme affection du public Metal pour un groupe qui n’en joue justement pas.
Et pourtant, le public s’est retrouver en masse pour applaudir le groupe et sa musique Folk.
Stille Volk nous a délivré une prestation très énergique et entraînante, distillant ses ambiances oniriques et médiévales avec un prestance scénique qui n’a finalement rien à envier au reste de l’affiche. Le groupe est accueilli avec respect dans une ambiance festive et (quand même vachement) bibitive. Le metalleux aime le Folk et ça ne s’est jamais aussi bien vu que devant Stille Volk.

 

Insomnium

Grosse attente de votre serviteur pour Insomnium, suite à l’excellent dernier album « Shadows of the the dying sun ». Le groupe attaque d’emblée son set avec les 2 premiers morceaux de l’album qui passe extrêmement bien en live (votre serviteur a même versé une larme mais prétendra que c’était dû à la poussière). Le son est gros, les mélodies magnifiques et catchy, le public hyper réceptif et le subtil mélange de Death mélodique et de Doom des Finlandais passe merveilleusement bien en live. Grosse énergie, belle symbiose avec le public, Insomnium maitrise son sujet et n’a aucun mal à faire passer l’épreuve du live à sa musique à la fois puissante et mélancolique.

Le groupe a par ailleurs annoncé la sortie imminente du successeur du dernier album qui sortira dans le courant 2016.

Un groupe à suivre définitivement sur scène et sur disque.

 

Ghost

Grosse affluence devant la mainstage ce soir pour assister à ce qui va être la véritable messe de ce festival (ça tombe, on est dimanche). Vu que des sosies de Papa Emeritus étaient présent dès le matin au premier rang, le moins que l’on puisse dire, c’est que le groupe sait marquer ses fans et qu’ils savent se montrer patients pour les accueillir. Et nous ne serons pas déçu par la fabuleuse prestation du groupe.

Accompagné par ses Nameless ghouls, papa Emeritus III fait son entrée en grande pompe et va nous offrir un des shows les plus théâtraux de tout le festival.

Faisant la part belle au dernier album « Meliora » et à son prédécesseur « Infestissumam », le groupe enchaine les hits dans la bonne humeur communicative et impressionne par sa précision scénique et la justesse du chant de Papa.

Pas avare en discours, ce dernier discute souvent entre les morceaux, visiblement ravi d’être là et fera même communier (comme à la messe donc) le premier rang avec l’aide des Sisters of sin, groupe de nones invitées sur scène pour l’occasion. Véritables acteurs pendant et entre les morceaux, le groupe fait partie de ces rares formations qui ne se contentent pas de simplement jouer leurs morceaux mais offrent un vrai spectacle au sens noble du terme.

Enfin, le groupe clôturera son show par le traditionnel « Monstrance clock », accompagné spécialement pour l’occasion par une chorale des enfants (c’était la messe je vous dis !)

Un groupe qui mérite définitivement sa réputation de grosse claque scénique et qui laissera un souvenir difficilement effaçable de la mémoire de l’assemblée.

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