Chronique de Miquian – XIPE TOTEC

lundi/18/03/2019
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Groupe: Xipe Totec
Album: Miquian
Label: Polymorphe Records ‎
Date de sortie : 23 Février 2019

Petit rappel pour ceux qui n’avaient pas suivi : Xipe Totec est un groupe de Death Metal mexicain qui officie depuis 1996 avec une interruption entre 2001 et 2011 pour des raisons personnelles. Le line-up a subi pas mal de changement ce qui amène à l’actuel constitué seulement de deux membres : Alejandro Camacho au chant et Martin Martinez… pour le reste… y compris des instruments traditionnels. Miquian est sorti en 2014 au Mexique et nous pouvons avoir maintenant sa version remasterisée. Il comporte 11 titres et sa particularité est d’être entièrement chanté en Náhuatl qui est la langue ancienne des Aztèques.

Les parties instrumentales rajoutent à l’ambiance oppressante. Les morceaux sont très techniques avec un style que n’aurait pas renié le Morbid Angel d’Altar of Madness. Les titres parlent principalement des sacrifices rituels (thème joyeux s’il en faut). Le premier titre, « Miquian » annonce la couleur avec un Death percutant entremêlé avec des sons traditionnels. On a droit à un petit solo pas désagréable. Xipe Totec monte en puissance avec ce deuxième titre « In Yaotl Nohtic » comme il monterait les marches de la pyramide à degré montant vers l’autel pour y sacrifier sa victime volontaire. La suite est juste une déferlante de violence musicale, le point d’orgue est pour moi « In Miquicahuacayotl Oquintlacualtihqueh in Tlalli » qui représente l’album à son maximum dans la diversité des sons à la fois death old school et d’instruments traditionnels. La qualité est au rendez-vous sur chaque morceau à la fois dans la production et la composition des titres. On a un ensemble homogène.

On peut préciser que Xipe Totec est un dieu du panthéon aztèque dont la spécialité est d’écorcher ses victimes sacrificielles. Même sans parler le Náhuatl, on sent bien que les mexicains ne sont pas là pour nous conter fleurette !! Leur musique transpire le sang, la violence et les marais bien glauques… pour le visuel on peut reprendre Apocalyptico (le film de Mel Gibson).

Les titres (je ne peux malheureusement les traduire) sont à l’image d’un pays qui a su malgré la domination des conquistadors garder sa culture faite de sang et de mort. Pour le dépaysement et la nouveauté, je vous conseille fortement de jeter une oreille, voire même les deux sur cet album.

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