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Chronique de l’album Orion Fenix – Owl

jeudi/12/04/2018
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Groupe: Owl
Album: Orion Fenix
Date de sortie: le 23 mars 2018
Label :  Zeitgeister Music
Note: 15/20

 

« Owl », Voilà un projet assez étrange qui vient d’atterrir sur ma pile d’album à chroniquer. En effet, derrière ce pseudonyme se cache le projet solo de Christian Kolf, notamment connu comme guitariste/chanteur dans le groupe Valborg, formation Death/doom allemande.

Le projet est d’ailleurs très prolifique car il en est déjà à sa 6ème sortie depuis 2011. C’est d’ailleurs un choix artistique assez particulier car les 4 dernières sorties sont toutes des EP. Un format peu conventionnel mais qui s’explique par le style musical développé par Owl. Très prolifique avec 4 sorties de 2013 à 2015, cette dernière offrande aura quand-même pris 3 ans avant de voir le jour.

La particularité (dont je parlais plus tôt) de cet Ep, réside dans le fait qu’il soit composé d’un unique morceau de 22 minutes. Alors certes, d’autres groupes l’ont déjà fait, surtout dans les styles Doom/ambient/drone. Si vous êtes familier avec ces styles, vous avez déjà forcément entendu des albums extrêmement longs composé d’une ou 2 plages maximum.

Cependant, le projet est loin de se limiter à la musique ambiante, bien qu’il comporte pas mal de passages très atmosphériques.

Le morceau, bien que dépourvu de coupure, exploite très bien son format en proposant un enchainement de passages très lourds, typiquement doom, porté par un chant alternant entre le guttural et le lancinant (qui ne ferait pas tache sur un morceau de Ghost Brigade) avec des passages beaucoup plus planants qui apportent une vraie bouffée d’air frais au milieu du cœur musical de l’œuvre qui reste écrasant. Les transitions entre les différents passages se font tout en fluidité et on sent le projet très abouti, surtout comparé aux précédentes sorties. On reste évidement dans le même style mais on sent que l’expérience a permis d’affiner le propos.

Difficile de s’étendre pendant des pages sur un disque qui ne dépasse pas les 25 minutes et on peut trouver l’ensemble un peu court mais ça, c’est finalement un sentiment qui revient pour la plupart des EP (ben oui, c’est plus court, du coup, il y a moins de musique, t’as vu ?).

Si vous êtes déjà familier avec le projet, vous ne devriez pas être dépaysé vu qu’on reste dans la continuité de ce qui a déjà été proposé dans les précédentes sorties avec quand-même cette impression que Owl maitrise son sujet avec de plus en plus de maturité. Si vous découvrez le projet, c’est une très bonne entrée en matière.

Pas forcement la musique la plus accessible du monde mais son coté à la fois ambiant et lourd a un effet hypnotique très plaisant pour peu que vous preniez la peine de vous laisser immerger dans son univers.

A découvrir !

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