Chronique de Fire and Shade – NOCTURNAL PESTILENCE

vendredi/06/04/2018
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Groupe: Nocturnal Pestilence
Album: Fire and Shade
Label: Polymorphe Records
Date de sortie: 7 avril 2018
Note: 17/20

Le nom NOCTURNAL, comme le Black’n’roll, vit actuellement ses heures de gloire et commence à devenir populaire chez les fans de Metal extrême, et si en plus, on y rajoute des claviers afin de rassembler les partisans des mélodies symphoniques, alors tout ce joli petit monde va pouvoir trouver son bonheur chez NOCTURNAL PESTILENCE, qui sort son troisième album : FIRE AND SHADE. Cette formation qui nous vient de République tchèque se présente comme une jolie découverte, fort intéressante à tout point de vue.
Ne cherchez pas trop les influences de ce groupe, ni le style qui pourrait le mieux leur convenir car en général dès la première écoute on devine et bien… Là ! Je dois tout de même avouer que NOCTURNAL PESTILENCE prend un malin plaisir à brouiller les pistes, et cela se ressent au premier titre avec un début fort prometteur dans le genre Thrash pour sombrer rapidement dans une musique mélancolique sous fond de claviers et où la voix d’Alena va passer entre un chant death, claire voire soprano, avec des claviers plutôt envoûtants.

Voici une excellente entrée qui va soit agacer, soit joliment surprendre par l’audace et l’expérience musicale unique, je vous prie de le croire.
Autant la présence criarde de la chanteuse sur les deux premiers albums m’avait poussé vers la sortie de secours, là on ressent un effort de production plutôt intéressant. Cela se confirme au deuxième titre, dont la rythmique du début vous donne de suite envie de taper du pied, avec des guitares, proches de la marche martiale. La voix de la chanteuse lorgne du côté Black, et toujours cette présence du clavier accompagne intelligemment ces 7 minutes de pur Black Metal Symphonique.
THE BLOOD et ses allures à la VENOM version Punk, totalement déjanté, sous un déluge de batterie mortel, est complètement renversant ! A écouter sans modération !!!!!!
JUPITER S RAGE et sa partie black’n’roll au milieu du titre, ou la fusion entre ARCH ENEMY et SATYRICON vient de naitre. Bluffant !!!! On constate l’envie de headbanguer à chaque note de guitare et à chaque frappe infernale du batteur qui s’en donne à cœur joie.
Le dernier titre se trouve être une véritable pièce maîtresse musicale, dont la prise de risque est fort osée je dois dire !!! Le chant d’ALENA aigüe et hurlé se veut très sombre et malsain avec un début digne d’un opéra, et ce piano magnifiquement joué pour débouler sur un black Metal dépressif.
Voilà une bonne surprise en ce début de printemps ! Non…. Finalement je préfère l’hiver à l’écoute de NOCTURNAL PESTILENCE.

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