Chronique de Divine Element – Thaurachs Of Borsu

mercredi/17/05/2017
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Groupe : Divine element
Album : Thaurachs Of Borsu
Label: I, Voidhanger Records
Note: 14/20

 

DIVINE ELEMENT est le projet de Ayloss, guitariste d’origine grecque, et de Antonis, bassiste, qui nous viennent de Budapest. Ces deux compères ont déjà, à eux deux, cumulé de nombreuses formations en termes de styles de métal. L’oeuvre d’Ayloss s’est faite remarquer avec son groupe, SPECTRAL LORE, où il gère lui-même toute l’instrumentation. Avec DIVINE ELEMENT, fondé en 2003, on peut se dire que depuis leur unique album sorti en 2010, la formation a vraiment pris son temps pour sortir ce nouvel opus, intitulé THAURASHS OF BORSU.

L’histoire raconte la quête d’un chevalier dans des temps ancestraux, dans royaume peuplé de barbares, rêvant de conquérir des terres inconnues. On assiste aussi à l’épopée d’un soldat qui passe par différents sentiments, dont la réalité de la guerre. En fait, cet album serait le premier chapitre d’un roman mêlant l’univers fantaisiste à celui du métal.

Côté musique, ça donne quoi me direz-vous ? Quel est le style ? On peut dire que Ayloss a certainement pris le temps de bien cisailler ses textes, afin de faire ressortir le meilleur de son œuvre noire. En louant les services de Hannes GROSMANN, batteur de ALKALOID, on peut se dire que, là, leur death métal mélodique va donner une toute autre dimension à l’album.
Ce nouvel opus a été produit au Unreal studios, en Grèce, sûrement afin de pouvoir y incorporer des bandes sons de pures musiques de films antiques.

Le premier morceau, A REALIGNEMENT OF DESTINY, offre un départ sous une ambiance celtique, aux influences folkloriques, dont AYLOSS est fan. L’enchainement sur THAURASH OF BORSO débute sur un excellent death mélodique, rappelant le meilleur de AMON AMARTH, en y ajoutant quelques notes de synthé. C’est sûrement au deuxième morceau que toute la puissance de cet album donne la véritable voie que souhaite emprunter DIVINE ELEMENT : un mélange allant du black métal au dark, avec des touches mélodiques, mais aussi une pointe de folklore. Ce titre de plus de 8 minutes vous transporte dans un tourbillon d’émotions, dont seul Ayloss a le secret, une véritable pièce! La fin est surprenante et vous donne l’envie de continuer l’écoute, et d’y replonger. BEYOND THE SEA, avec ses accents celtiques et son ambiance médiévale, est tout aussi excellent. Souvent entrecoupé de musiques symphoniques aux accents romains, rappelant EX DEO, certains titres, comme CALL OF THE BLADE, avec leurs parties de basses, vont certainement, pour les plus connaisseurs d’entre vous, vous faire penser à une célèbre formation célèbre!

Ce joyau de pur death black est composé de huit titres, et ne dure que 38 minutes. Dommage, on en redemanderait, en espérant ne pas attendre à nouveau de longues années pour pouvoir continuer l’aventure DIVINE ELEMENT, au risque de les oublier… Ce serait vraiment dommage, car le potentiel de ces musiciens est énorme ! Peut-être vont-ils finalement trouver leur style, ce qui pourrait faire la différence par rapport à d’autres groupes?  C’est tout le mal que je leur souhaite !

 

 

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