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Live Report de Ice Nine Kills + A Reason To au Backstage By The Mill le 19 Septembre 2019

dimanche/22/09/2019
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Après une date en première partie de Motionless In White en janvier 2018, Ice Nine Kills est de retour à Paris pour une date unique au O’Sullivans Backstage by the Mill.

Une belle occasion de voir en live les titres de leur dernier album  :« The Silver Scream ». Chaque morceau du disque est une référence à un film d’horreur, comme Jigsaw (Saw), Scream, Leatherface (Massacre à la tronçonneuse) ou plus récemment Pennywise (Ça).

Coïncidence ou pas, le concert à lieu le lendemain de la sortie française du chapitre 2 de Ça. Pour rester dans le thème, je suis allé le voir juste avant de me rendre au concert, histoire d’être dans le bain directement.

A peine arrivé sur les coups de 19h devant la salle, c’est déjà une file d’attente assez conséquente qui se prolonge à l’intérieur du bar. Le groupe est décidément très attendu, la date affichant complet, comme quasiment toutes les autres de cette tournée.

A Reason To : Une belle découverte!

N’ayant pas de première partie définie sur chaque date, c’est A Reason To qui a la lourde tâche d’ouvrir pour Ice Nine Kills à Paris. Le temps de faire un petit tour du côté du petit stand de merch accueillant uniquement les produits de Ice Nice Kills, les lumières s’éteignent et les parisiens de A Reason To montent sur scène.

Dès les premières notes, la fosse se sépare et commence un pogo. Il peine à perdurer, mais le public est néanmoins réceptif à chaque demande du chanteur. Que ce soit pour scander des paroles ou pour l’accompagner dans les choeurs, la salle fait ce qu’on lui demande. Sur le troisième morceau, c’est le chanteur de « Out of my Eyes » qui arrive pour un guest de qualité.

Leur style est un mélange de metalcore et de hardcore teinté de neo metal. Le guitariste rappe certains passages. Les genres se mêlent parfaitement et les morceaux sont très efficaces. Le public finit par se laisser séduire et le pit se fait de plus en plus violent. Le groupe finit sur « Join The Crew », hymne hardcore/néo métal. Le public chante en chœur les paroles. Tout le monde semble conquit, le public comme le groupe. S’ensuit un lancé de stickers de la part du chanteur, puis le combo quitte la scène. Belle découverte.

 

Une plongée dans un univers horrifique

Quarante minutes de battements sont indiquées sur la page de l’event, le temps de prendre une IPA au bar et la clim à fond la caisse dans la tronche. Ok le mosh ça donne chaud mais pas à ce point là. Le public fini par sortir les manteaux des sacs. On se les caille clairement.

Les balances débutent sur la scène. Un ballon rouge faisant référence au film « Ça » est placé sur un pied de micro. Pour nous faire patienter, un enregistrement digne de films d’horreur retenti dans la salle. Violon strident et autres cordes acérées font parties du mélange.

De même, les techniciens ne lambinent pas sur la fumée qui enveloppe la scène. Les moyens sont mis pour nous plonger dans l’univers horrifique d’ « Ice Nine Kills. »

Puis les lumières s’éteignent, et les led du bar virent au rouge, ainsi que les spots. On se croirait véritablement dans une scène de Ça. Seul le ballon flotte sur scène et reflète les lumières comme un point dans le noir.

Puis le le groupe apparaît, chacun déguisé en un personnage de film d’horreur : Georgie en imperméable jaune et son ballon rouge, Leatherface, tablier maculé de sang et sa tronçonneuse accroché à son pied de micro, ainsi que le chanteur, Spencer, moitié de masque de Jason et griffe de Freddy Krueger dans la main.

Le combo débute avec « The American Nightmare », morceau ouvrant l’album, et son enregistrement digne des années 60. Le son est impeccable, les voix des différents musiciens se mêlent parfaitement, on reconnaît chaque titre instantanément.

Chaque chanson est entrecoupée d’un enregistrement, à la manière d’un show de Rob Zombie. Cela laisse le temps au chanteur de changer d’accessoire pour coller à la chanson.

Sur la seconde « Merry Axe-mas » il est affublé d’un bonnet de Noël d’une hache, on en arrive même à un requin géant pour « Rocking The Boat ». « Fuck this shark » est clamé par la foule, le doigt en l’air, presque comme dans un spectacle de grand guignol, pour repousser l’animal.

Le show est très théâtral à l’image de leurs chansons, le frontman égorge même une fille sur scène sur « Stabbing In The Dark ».

Le public connait les paroles sur le bout des doigts, certains sont même venus déguisés, tel des bouchers couverts de sang. On a affaire à des connaisseurs. De ce fait, la foule est incontrôlable. Chaque breakdown apporte sont lot de circle pit, wall of death et autres ninjas du mosh pit.

Dans l’ensemble, le groupe joue en grande majorité son dernier album, très solide en live. Chaque chanson ayant sa propre ambiance, difficile de trouver un point noir dans ce set énergique, se permettant même la tranquille « Tess-Timony » pour faire souffler un peu le pit.

Le groupe quitte ensuite la scène. De courtes minutes passent avant qu’ils ne reviennent, sous un tonnerre d’applaudissement. Je crois qu’on appelle ça un rappel dans le jargon.

Le morceau débute par un monologue du chanteur : « Allow me to introduce myself
They call me the dancing clown… »
c’est bien l’intro de « IT is The End », morceau clôturant ce dernier album. Comme son nom l’indique, c’est un hommage au clown tueur du film Ça et le morceau est construit autour de klaxons et cuivres digne d’un cirque épouvantable. Cette fois, Spencer est affublé d’un masque de clown et des ballon rouges flottent sur les dernières paroles :  « we all float down here ».

Le combo quitte la scène assez précipitamment. Pas de réel mot d’au revoir. Une hésitation de la part du public se fait ressentir et hésite à partir. Retour à la musique d’attente de film d’horreur, puis les lumières s’allument et la salle se décide enfin à se vider. On aurait aimé une dernière chanson, mais un show d’1h15 est déjà très convaincant.

 

« Ice Nine Kills » nous a livré un concert de qualité avec une scénographie et un son très soignés, malgré la petite taille du Backstage. Personnellement, j’en redemande avec plaisir !

 

 

 

 

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