Interview avec Mark Morton

lundi/18/03/2019
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Art’N’Roll : Tu publies « Anesthetic » le 1er mars 2019, ton premier album solo, fort de dix chansons. Ce qui frappe instantanément, c’est le nombre réellement impressionnant de chanteurs et de chanteuses que tu as réquisitionné, au minimum un(e) voire plus par morceau ! A ceci ne s’ajoute pas moins d’une vingtaine d’instrumentistes connus voire très connus… Tous venant d’univers fort divers, du Nu Metal au Stoner en passant par le Thrash Metal, le Melodeath, le Heavy Rock US, la Soul, voire le Metal Progressif… Quelle est la genèse d’une telle entreprise ?

Mark Morton : Tout d’abord, je tiens à souligner que je ne considère pas cet album comme un album « de musique Metal », mais plus comme un album « de musique tout court ». Il y a effectivement des influences provenant du Hard Rock et du Blues. La genèse fut mon envie de réaliser un disque qui me ressemble trait pour trait, incluant des styles et plans que je ne peux inclure dans les morceaux de mon groupe, Lamb of God. Je les ai soumis à mon producteur Josh Wilbur, qui m’a suivi et épaulé sur ce projet solo.

ANR : Je te propose de me dire un mot, ou plusieurs, à propos de chacune de ces multi-collaborations… La première, le palpitant « Cross Off » a été enregistré avec le regretté Chester Bennington, chanteur de Linkin Park décédé il y a un an et demi… Il s’agirait de sa dernière apparition sur un disque studio ?

MM : En fait, je ne sais pas du tout. Beaucoup de gens m’ont posé cette question, je ne sais réellement pas y répondre. Nous avons enregistré avec Chester quelques mois avant son suicide, et je ne peux te dire s’il a enregistré d’autres voix entre ces deux moments, je n’étais pas en contact régulier avec lui.

ANR : On y retrouve également deux membres de Trivium : Paolo Gregoletto à la basse et Alex Bent à la batterie…

MM : Oui, ils forment la section rythmique de Trivium. Lamb of God a tourné avec Trivium il y a quelques années et nous avons assuré quelques festivals ensemble, j’ai toujours eu un bon contact avec eux. Ce fut facile de les joindre et de se réunir.

ANR : Le deuxième morceau est le Nu Metal / Metalcore « Sworn Apart » a été fait avec Jacoby Shaddix, le chanteur de Papa Roach, qui par ailleurs apparaît en invité sur « The Reckoning », le dernier disque de Within Temptation également publié cette année…

MM : Jacoby est un ami, nous nous sommes connus lors du Download Festival de 2007. Nous nous sommes ensuite croisés dans divers festivals, à chaque fois sur la même scène le même jour. Cette chanson a été écrite avant de décider que Jacoby en serait le chanteur, à l’écoute des premières maquettes il m’est apparu évident qu’il était fait pour en chanter la version définitive. C’est un ami, donc il fut également facile de le convaincre. 

ANR : Le boueux « Axis », troisième morceau, a été créé avec Mark Lanegan des Screaming Trees (en tant que co-compositeur et chanteur), qui a joué dans Mad Season et Queens of the Stone Age, ainsi qu’avec Mike Inez d’Alice In Chains à la basse… « Axis » est également le nom de ton premier groupe… S’agit-il d’un hommage à ton passé, en compagnie de deux vétérans des années 1990 ?

MM : Musicalement c’est le cas, en effet. « Axis » est un de mes morceaux préférés sur cet album. Il possède cet esprit alternatif très années 1990, esprit d’ailleurs renforcé par la composition du groupe qui l’a enregistré. La musique de cette décennie a eu une large influence sur moi, c’est quelque chose qui est très proche de mon cœur…

ANR : En fait, il s’agirait de quatre vétérans des années 1990, puisque Steve Gornam et Marc Ford des Black Crowes jouent également de la batterie et de la guitare sur ce titre… Les Black Crowes sont d’Atlanta… Tu es de Richmond… Ce sont les réseaux du Sud des USA qui ont fonctionné sur cette prise de contact ?

MM : C’est d’abord mon appétence pour le Rock et le Blues sudiste qui a commandé le choix de Steve et Marc sur ce titre.

ANR : Quel est ton disque préféré des Black Crowes ?

MM : Je les aime presque tous, mais je dirais qu’il s’agit probablement d’une course serrée entre « The Southern Harmony and Musical Companion » et « Amorica ». Et j’aime aussi des trucs plus récents d’eux, même « Lions » était super…

ANR : Quel âge avais-tu lorsque tu as vu les Blacks Crowes pour la première fois sur scène ?

MM : La première fois, c’était à l’occasion du « Three Snakes and One Charm » Tour en 199…

ANR : …6

MM : …6

ANR : Le musclé « The Never » est chanté par Chuck Billy (le chanteur de Testament) ainsi que par Jake Oni (du groupe de Metal Prog’ ONI)… Dave Ellefson de Megadeth y joue par ailleurs de la basse… Un hommage, cette fois, à tes influences Thrash Metal ?

MM : Oui, « The Never » est un morceau qui s’inscrit davantage dans ce que le public attend de ma part. Il s’agit effectivement d’un double hommage : à la fois à la musique Thrash Metal, et à ce que représente Megadeth pour moi. Je souhaitais montrer mon affection envers une certaine époque de la musique Metal. Chuck et Dave sont également de bons amis, je me suis dit que ce serait parfait de les réunir sur un titre purement Metal.

ANR : Il semblerait que Jake Oni a eu un rôle plus important que celui de simple invité au sein de ton projet, puisqu’il a également écrit ce morceau ainsi que « Cross Off »…

MM : Il est en effet du groupe ONI, et est derrière le côté « Label » du projet, il a également chapeauté le processus des démos ainsi que de la préproduction.

ANR : Le cinquième et sombre « Save Defiance » a été co-écrit et réalisé avec Myles Kennedy d’Alter Bridge, il est aussi le chanteur de Slash en solo… Il est vrai que sa façon de faire et de jouer est assez proche de l’esprit de ce projet… Tant l’esprit musical que la façon de réaliser, Slash étant coutumier des disques à invités…

MM : Tu veux dire que cette chanson aurait pu se retrouver sur un album solo de Slash ?!? Oui, tout à fait, et c’est pour cette raison que j’ai choisi Myles comme chanteur. Cette chanson était également écrite instrumentalement avant que je décide qui la chanterait. Et il la chante à la perfection.

ANR : Le sixième morceau, le lourd « Blur », est avec Mark Morales au chant, peux-tu nous parler de lui et de « Son of Texas », son groupe d’origine ?

MM : Oui, bien sûr, « Blur » est une autre chanson de ce disque qui est imprégnée du style années 1990, il possède une sorte de vibration Grunge. Sons of Texas est un jeune groupe prometteur, et j’ai choisi Mark Morales en concertation avec mon producteur, notamment parce que sa tonalite de voix me fait penser à certains chanteurs de l’époque Grunge.

ANR : Pourquoi ce titre « Blur » ?

MM : Cela vient des paroles de la chanson que j’ai moi-même rédigées…

ANR : Et quid de celles du virevoltant « Back From The Dead », chanté par Josh Todd de Buckcherry… Il évoque tant certains morceaux de Slash en solo que d’autres de Metalcore, comme une fusion entre les deux styles…

MM : Josh Todd a écrit les paroles. On cherchait une inspiration plus Los Angeles / Hollywood pour celle-ci. Et Josh a été parfait sur ce point. Il a creusé dans une veine Insane bien plus que si c’était moi qui avais écrit, j’ai apprécié sa thématique.

ANR : Il y a ensuite le surprenant et fabuleux « Reveal » avec Naeemah Maddox… Une chanteuse moins connue, et surtout moins attendue sur ton projet… On croirait une Jam entre Prince, les Red Hot Chili Peppers et Neneh Cherry, dans un festival type Montreux…

MM : Merci. C’est une opinion vraiment cool, c’est une opinion vraiment cool… Pour moi, ce groupe sonnerait plutôt comme ce que les Allman Brothers faisaient, très Soul, très Sud des Etats-Unis. Cette chanson plus que les précédentes a été enregistrée collectivement, je considère que c’est un groupe à part entière qui l’a enregistré. Naeemah Maddox n’est pas particulièrement connue aux Etats-Unis, elle se produit surtout dans les régions de Philadelphie et de New-York, c’est une très bonne guitariste, une très bonne chanteuse et une très bonne compositrice.

ANR : Le neuvième titre, le très « Kashmir »…

MM : …Cool…

ANR : …« Imaginary Days » a été enregistré avec toi et à nouveau Mark Morales de Son of Texas au chant… Les mots du titre semblent être une contraction de deux titres de deux classiques de The Cure, « Three Imaginary Boys » et « In Between Days »…

MM : (Rires) Cela ne m’est pas venu à l’esprit, mais c’est cool !

ANR : …De quoi parle-t-il ?

MM : L’idée conceptuelle est cette fois le regret, à savoir se pencher sur son passé et se demander ce qu’on aurait pu faire de mieux de sa vie…

ANR : Quel âge as-tu ?

MM : J’ai quarante… six ans… De se concentrer sur le présent et de mieux préparer le futur de son existence…

ANR : C’est une thématique de milieu de vie…

MM : (Rires) Je le pense aussi, oui.

ANR : James Hetfield a déclaré que la seconde moitié de l’existence permet de corriger les erreurs commises durant la première…

MM : (Amusé) On apprend de son passé. J’ai probablement dépassé la moitié de mon existence… Mon milieu de vie doit se situer il y a dix ans déjà, j’ai quarante-six ans maintenant, on verra…

ANR : Je ne suis pas ton médecin…

MM : (Rires) Ouais !

ANR : Et le bouquet final : « Truth Is Dead », lequel a été enregistré avec ton alter-ego au sein de Lamb of God, le chanteur Randy Blythe, ainsi qu’une très-trés grande abonnée des Featurings (Delain, Tarja Turunen, Kamelot, Angra, Synastry, etc…) : Madame Alissa White-Gluz !!!

MM : Cette ultime chanson a été voulue dans un esprit plus Metal, plus traditionnel… Elle se devait d’être interprétée par un bon hurleur, et un de mes meilleurs amis se trouve être un des meilleurs hurleurs de la planète, Monsieur Randy Blythe ! Il fut donc aisé de le faire venir en studio : je lui ai envoyé un texto et il a dit oui. L’instrumental était déjà écrit, notamment cette longue introduction, j’avais de même une trame quant aux paroles, Randy est arrivé et a rédigé sa partie chantée. On a eu l’idée de proposer l’autre partie à Alissa, en raison de son aisance à passer des parties hurlées aux parties fredonnées. Je ne me souviens plus vraiment par quel biais nous l’avons jointe : texto, e-mail, coup de téléphone, tu sais, c’est un petit monde, et cela ne fut guère difficile de la contacter… Je crois que c’était par courriel…

ANR : C’est elle qui chante les parties « Clean » ? Sur celles-ci, on peine à la reconnaître…

MM : C’est vrai que je ne me souviens pas l’avoir entendu chanter « Clean » auparavant…

ANR : … Un tout petit peu quand-même sur le dernier Arch Enemy…

MM : Et cette chanson, « The Truth is Dead » lui a donné l’opportunité de montrer une autre version de sa voix…

ANR : En définitive, c’est un peu comme si Alice in Chains période « Jar of Flies »…

MM : (Satisfait) Hum !

ANR : …rencontrait un groupe de Melodeath comme Arch Enemy, ainsi qu’un troisième de type Metalcore féminin comme Butcher Babies… Et, en plus, Dave Ellefson de Megadeth revient à la basse sur ce morceau…

MM : Très cool ! Une facette du Metal agréable à développer. Je pense que Dave Ellefson a fait du bon boulot à la basse sur ce dernier titre, on ressent bien une certaine forme de sa personnalité musicale.

ANR : Pourtant, ce n’est pas du Ellefson, ce n’est pas du Megadeth…

MM : Définitivement pas.

ANR : Et ce trombinoscope n’est pas fini, puisqu’il y a encore Roy Majorga (Stone Sour), Ray Luzier (KOЯN), Jean-Paul Gaster (Clutch), ou encore Chris Brooks (Lionize), qui apparaissent en tant qu’instrumentistes sur ton album… J’ai recherché : une telle pléiade d’invités sur un seul disque est rarissime. J’ai en tête « Believe in me » de Duff Mc Kagan (Lenny Kravitz, les autres Guns’n’Roses, Jeff Beck, Sebastian Bach et Snake Sabo de Skid Row…), et encore il y en a moins que sur le tien… Au final, n’as-tu pas eu l’impression d’être toi-même l’invité de tous ces invités ?

MM : Je ne sais pas, hum… Au départ, je n’ai pas réalisé que mon projet allait prendre une telle tournure. L’idée était uniquement de jouer des styles différents avec des instrumentistes et des vocalistes divers et variés, et de choisir les plus appropriés pour chaque chanson. La stratégie était de changer les invités en fonction des compositions. Donc, non, je ne me sens pas l’invité, puisque c’est moi qui ai écrit les instrus et certaines paroles. Je me suis senti chez moi. Tu peux dire à la rigueur que j’ai collaboré avec mes invités.

ANR : La création de ce disque aura pris combien de temps en tout ?

MM : La première session de préproduction en studio a été engagée à l’automne 2016. Mais certaines compos étaient écrites depuis bien longtemps.

ANR : C’est le même producteur, Josh Wilbur, ainsi que la même équipe technique, qui ont suivi tous ces enregistrements ?

MM : Presque entièrement. Josh a été impliqué de A à Z, il a été l’ingénieur principal ainsi que le responsable du mixage. Mais l’ensemble des techniciens a changé tout du long.

ANR : Tu jouais sur quelle guitare pendant cet enregistrement, de ta fameuse guitare Jackson Mark Morton Pro Domi­nion BK ?

MM : Pas sur l’intégralité des chansons.Certaines ont été enregistrées sur une Les Paul.

ANR : Et sur quel modèle de basse ? Puisque tu es bassiste sur « Sworn Appart » évoqué tout à l’heure…

MM : (Pensif) Je ne me souviens pas. Il s’agit d’une basse que Josh a apporté en studio et je ne me souviens plus du modèle. C’est la première fois qu’on me pose cette question, ce que je peux simplement te répondre, c’est que ce n’était pas ma basse car je joue d’accoutumée sur une Fender Precision.

ANR : Pour les dessins de la pochette, tu as sollicité le graphiste Daniel Danger, dont les travaux reflètent des Etats-Unis très Post-industriels, l’Amérique profonde un peu lugubre : comment t’es venu ce choix très en symbiose avec ta musique ?

MM : Tout à fait. On m’a présenté Daniel. Il figurait en fait sur une liste d’artistes que m’avait soumis mon Management. Il possédait un peu d’expérience en la matière et son travail m’a semblé réellement unique. Nous avons ensuite discuté ensemble de l’angle conceptuel, de la vision que j’avais et qu’il lui revenait de développer. Il s’est avéré parfait.

ANR : Une remarque vient néanmoins à l’esprit de l’auditeur européen : tout ceci sonne très Américain du Nord…

MM : OUI… (Silence) C’est davantage une question d’emploi du temps des uns et des autres ainsi que de distance géographique que de choix délibéré. J’ai en effet pensé à rameuter des amis européens afin de venir en studio avec moi. Par exemple, j’aurais réellement voulu que Mario Duplantier de Gojira vienne jouer de la batterie sur mon projet… Comme tu peux l’imaginer, mon album ne possédait pas la logistique afin de faire se déplacer aux USA des musiciens d’autres continents… Je n’y ai pas renoncé néanmoins, CE SERA POUR LA PROCHAINE FOIS ! Oui, tous mes invités proviennent des Etats-Unis, à l’exception d’Alissa qui est canadienne, donc Nord-Américaine comme tu l’as dit… Oui, je prends date.

ANR : Donc à cet instant T, tu as envie de refaire un disque sur ce modèle, avec une pléthore d’invités ? Tu aurais déjà des noms en tête ?

MM : J’aimerais avoir l’opportunité de recommencer, je ne peux t’affirmer à cet instant que je l’aurai… La réalisation de ce disque s’est révélé une expérience si positive pour moi…

ANR : …Peut-être que Jason Newsted (ex-Metallica, ex-Flotsam & Jetsam et ex-Voivod) acceptera la prochaine fois…

MM : Oui, il m’a dit non pour cette fois, peut-être ce sera pour la prochaine…

ANR : « Anesthetic » est proposé à la vente le 1er mars 2019. D’autres disques ou évènements ont eu lieu un 1er mars : la sortie de « Dark Side of the Moon » par Pink Floyd le 1er mars 1973 ; celle de « Get Yer Wings » d’Aerosmith le 1er mars 1974 ; celle du premier album de Rush le même jour (!) ; le dernier concert de Nirvana le 1er mars 1994 ; enfin, la commercialisation du Flipper AC/DC le 1er mars 2012… Laquelle de ces dates t’inspire le plus et pourquoi ?

MM : Celle-ci n’est pas facile… Je dirais, probablement, que ça va être la sortie de « Get Yer Wings » d’Aerosmith… Ou Nirvana… Mais probablement Aerosmith, parce que Nirvana, ce fut le dernier Show, et ce n’est pas une date que j’ai envie de célébrer.

ANR : Quel est ton album préféré d’Aerosmith ?

MM : Probablement « Rocks », ou peut-être « Toys in the Attic »…

ANR : Et « Anesthetic » sort le même jour que d’autres albums contemporains, commercialisés ce 1er mars 2019 : « I, The Mask » par In Flames ; « The Verdict » par Queensrÿche ; « So What ? » par While She Sleeps ; « Hexed » par Children of Bodom ; « Beyond the Void » par Iron Reagan… Lequel ou lesquels est-tu sûr et certain d’écouter ?

MM : Well, In Flames, parce que je crois qu’on est « Label mates » (NDA : Nuclear Blast), nous avons tourné ensemble avec Lamb of God plusieurs fois et ce sont des gens très amicaux… Iron Reagan, parce qu’ils sont de Richmond comme nous…

ANR : Et effectivement, ton groupe, Lamb of God, est de Richmond en Virginie, tu es de Williamsburg : peux-tu, pour finir cet entretien, nous dire deux-trois mots sur cette ville de la Côte Est des USA, le début du Sud, qui a par ailleurs enfanté Iron Reagan et Municipal Waste ? Es-tu fier d’être Virginien ?

MM : J’en suis fier, chacun est fier de son chez-soi…

ANR : C’est humain…

MM : Oui, je pense que la Virginie est un endroit merveilleux, détentrice d’une histoire véritablement unique. Et sa beauté géographique provient du fait qu’elle est placée entre l’Océan Atlantique à l’est et des montagnes à l’ouest. Elle jouit des quatre saisons, ce qui n’est pas le cas de tous les Etats des USA. Nous avons les quatre : printemps, été, automne, hiver. J’ai voyagé à travers le monde entier, ainsi que dans l’intégralité des Etats-Unis, et j’apprécie à chaque fois de revenir chez moi en Virginie, la course du temps, les habitants ainsi que l’atmosphère y sont plus lents, pacifiques et calmes. J’apprécie cela. C’est bénéfique pour mon tempérament.

https://www.markmortonmusic.com/

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