MACHINE HEAD -> Unto The Locust

mardi/08/11/2011
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machineheadA l’instar de la calamité Égyptienne, ce nouvel album de Machine Head déferle sur le monde et n’épargne personne.
L’artwork annonce la couleur, cet album sera encore une fois un total renouveau du groupe.
Après la tuerie qu’a été « The Blackening » (2008), considéré par beaucoup comme la machine de guerre du groupe, on se demandait bien comment le quatuor d’Oakland allait pouvoir ne serait-ce qu’égaler ce mastodon…
Les riffs sont forts et harmonieux, Robb Flynn et Phil Demmel font front à tous ceux qui craignaient un manque de créativité sur ce nouvel opus.
Dave McClain est en grande forme et nous assassine avec ses coups de baguettes précis et justes, et les breaks incroyables dont il a toujours eu le secret.
Adam Duce égal à lui-même nous emporte avec des morceaux de basse rond et gras.
L’intro de l’album « I Am Hell (sonata in C#) »  surprend, ce chant grégorien nous plonge tout de suite dans une atmosphère lourde et prenante.
« Be Still And Know » envoie du lourd, la composition du chant est différente du Machine Head habituel, Robb a pris des cours, et il nous le prouve en déployant une puissance vocale hallucinante.
« Locust » que nous avions déjà pu entendre sur le net en live, dévoile sa version finale qui a bien évolué, c’est un réel cri de guerre poussé à l’unisson par tout le groupe.
Puis viens le tour de « This Is The End », une magnifique intro à la guitare sèche qui laisse place à une guitare électrique vive et majestueuse.  Le morceau le plus rapide de l’album martèle le crâne.
Après ça, on est bien content de souffler un peu avec « Darkness Within » qui semble un peu être l’OVNI de l’album mais qui y trouve pourtant largement sa place. Les instruments sont tourmentés, le chant grave et mélancolique, le solo est plaintif, les sentiments passent sans aucun soucis, encore une fois Machine Head sait nous parler et se fait comprendre sans problème.
« Pearls Before The Swine » est du pur Machine Head, celui qu’on prend direct dans la face, sans pouvoir y échapper.
Autre surprise de cet album « Who We Are » et son chœur d’enfants, une chanson pleine d’hormones de mâles virils.
Une bien belle manière de clôturer cet album.

A l’heure où le Trash Métal s’effondre Machine Head nous prouve une fois encore, que tant qu’ils seront présent ce style perdurera.
Loin d’être une copie de son prédécesseur, Unto The Locust, a sa propre identité. Machine Head a encore su se renouveler, et nous en met une fois de plus plein la gueule. Un grand merci à ce putain de quatuor! Et vivement le 23 novembre au Zénith de Paris où on s’attend à un live explosif !

By Luna

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