ICED EARTH -> Dystopia

lundi/12/09/2011
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iced_earth_dystopiaLe dernier effort d’Iced Earth peut faire office d’événement, les fans des floridiens étant nombreux, une nouvelle œuvre n’était pas de refus. Donc, groupe qu’il est inutile de présenter pour certain et les autres… il faudrait juste leur expliquer que ce n’est pas leur style de musique. Bref, je vais changer mes habitudes, et à juste titre, en commençant ma courte analyse par le contenant. D’aspect extérieur, la pochette de l’attirant Dystopia est particulièrement soignée. L’inquiétant dessin semble être un croisement entre une interprétation personnelle de 1884 pour le coté manipulation de masse, souffrance du peuple et société au futur cauchemardesque, et La Guerre des mondes pour la grosse bestiole de type extra-terrestre, envahissante, perverse et surtout pas commode du tout du tout. Ce monstre perfide, Set Abominae de son joli nom, créé par Jon Schaffer en personne, fait office de « mascotte » habituelle du groupe (à l’image d’Eddie personnage sacré d’Iron Maiden) puisqu’on peut la retrouver tout au long de leur saga appelée « The Something Wicked Saga » et composée des opus Something Wicked This Way Comes, Overture of the Wicked, et Crucible of Man. Au passage, la discographie du groupe peut se résumer ainsi : 20 ans, 11 albums, du succès. Le design général quant à lui est en adéquation avec les covers précédents, pas de changement brutal. Voila pour la partie visuelle, coté musique tout coule de source. Avec un son très propre, nous découvrons un album dont les variations de tempo et d’ambiance sont intéressantes. Rythme pouvant être rapide, alimenté par une double pédale de compétition, soit plus lent ou bien martiale. En ce qui concerne le chant, les variations sont elles aussi multiples et variées (plusieurs membres s’y collent). Des cris aigus (voire un peu kitch) peuvent surgir à tout moment. Mais aussi des voix claires (intro Equilibrium) ou puissante (Days of Rage qui restera comme mon coup de cœur parce que simple et efficace, tout comme Pantera). Le must du must reste la guitare, le King of the riff alias Mr Schaffer ne peut laisser de marbre, même pour le no-fan. D’une main de maître, ce dernier nous pond de très bons accords, toujours aussi accrocheurs et vigoureux dans la pure veine Power. Morceaux très Métal donc ! D’autres un peu moins : de la guitare sèche (début Anguish of Youth) ou délibérément « cool » (End of Innocence). On aura par conséquent l’impression d’un titre à un autre de faire des montagnes russes. Les textes y sont intéressants, voire de bon conseils. Bref un album qui va ravir le féru du combo américain et intéresser le badaud métalleux. S’agissant des concerts, la sortie du Cd le 17 octobre (encore un peu de patience) marque le départ d’une grande tournée européenne (trois dates en novembre pour la France) qui sera aussi, il faut préciser, le baptême du feu pour leur nouveau chanteur, le casse-cou Stu Block remplaçant ainsi Matt Barlow (qui a fait ses adieux cet été sur la scène du Wacken). Ce jeune homme qui avec l’enregistrement de Dystopia, a passé l’épreuve du son, à lui de nous démontrer celui du live. Pour terminer et aussi pour résumer cet album : if you like heavy metal, you will like it !

http://www.icedearth.com

by Djé

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