PRIMAL AGE -> The Gearwheels Of Time

mercredi/08/09/2010
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PRIMAL_AGEStyle : Hardcore

Note : 15/20

 

Nous y voila, le nouvel opus de Primal Age est bel et bien entre mes mains pour une écoute intensive de hardcore qui se mérite.
Pour ceux qui ne connaissent pas encore ce groupe il faut savoir que ce dernier est présent sur la scène hexagonale depuis 1997 et que « The Greatwheels of Time » est leur 3ème album.

« The GreatWheels…. » commence par le titre « A Fire Consumes My Heart », avec pour intro un sample de mécanisme se faisant remonter afin de bien remettre les pendules à l’heure, et dès les premiers riffs c’est parti pour la claque. On ne soufflera point durant les 3 premiers titres, sauf sur un court passage clair de « Genetically Murderer Organism », pour enchainer sur un instrumental qu’est « Symphonies Of Dreams ». Rien que ces morceaux résument bien l’engrenage dans lequel Primal Age nous emmène, c’est à dire un déversement de colère, un trop plein intérieur et le besoin d’ouvrir les vannes. Le groupe s’affirme largement avec leur hardcore tranchant et sans concessions grâce à des riffs dans la digne lignée du Hardcore que l’on connait mais avec un plus. Parfois nous avons le droit à de petites harmoniques et des bends, ce qui permet de respirer une demi-seconde. La batterie est plus brutale que par le passé aussi, un peu à là All Out War sur certains passages.

Une fois avoir soufflé on repart de plus belle et c’est le titre « What Makes Us Submit Ourselves ? » qui nous percute l’ouïe afin de nous diriger vers l’intro pachydermique de « Underworld ».

Cet opus est un monstre de hargne, direct, incisif et brut. Mais là ou Primal Age a su maintenir son auditeur c’est en parsemant l’album de morceaux instrumentaux, dont le mélancolique « The Dead Shell » et sa fin à coups de violoncelle, ce qui permet de suivre le fil des chansons sans se perdre, car loin des petites productions « The Greatwheels of Time » bénéficie d’un gros master et est bien boosté pour sécher. Malheureusement parfois, et même si les compos ne sont linéaire et jumelles, il l’est un peu trop et nous nous y perdons.
Avec « The Greatwheels… » Primal Age nous a servi, sans avoir à rougir, un bien bel opus loin de tout cliché actuel ou de pompage à tout va digne de certains. On notera en bonus la chanson « Dictation of Beauty » des floridiens de Morning Again, pour clôturer ce fort bel album.

http://www.myspace.com/primalage

By D.H.K.

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